La canicule cause encore un problème inédit en Suisse
Comme les humains, les animaux sont également moins productifs durant les périodes de grandes chaleurs. Les vaches ou les chèvres consomment plus d'énergie pour leurs besoins corporels et moins pour leur production.
La sécheresse provoque un stress hydrique intense sur les animaux. Les seuils critiques sont rapidement atteints dans l'élevage, rappelle Uniterre.
Les vaches souffrent de stress thermique dès 22-24°C. Le seuil critique est fixé à 25-26°C pour les races laitières. Au-delà de 28-30°C, le stress devient sévère. La santé des vaches est affectée. La production laitière baisse, tout comme leur fertilité.
Pour Michel Darbellay directeur adjoint de l'Union suisse des paysans (USP), interrogé par Keystone-ATS, «il est difficile de quantifier les pertes. En effet, les éleveurs prennent toutes les mesures pour limiter les effets de ces températures et garantir le bien-être animal».
Ventilateurs et brumisateurs
Les bêtes sont tenues à l'intérieur des étables lorsque l'herbe manque. Et même lorsqu'elles ont libre accès au pâturage, elles préfèrent rester dedans et ne sortir que la nuit ou tôt le matin, précise le directeur adjoint de l'USP.
Dans les étables, les éleveurs essaient d'améliorer les conditions climatiques: ventilateurs et brumisateurs apportent un peu de fraicheur et d'humidité.
En effet, les bêtes devraient être en pâture et manger de l'herbe fraîche. Mais là, il faut revenir à un régime hivernal et donner du fourrage en puisant dans les stocks, explique Darbellay.
Si les réserves hivernales sont entamées en été, il faudra racheter du fourrage, ou puiser dans les réserves pour coup dur. Cette situation entraîne également plus de travail pour s'occuper et affourager le bétail parce qu'il faut apporter le foin.
Les vagues de chaleur peuvent également avoir un impact sur la fécondité, car le stress thermique a un impact sur l'équilibre hormonal. L'UPS dit suivre la situation de près et espère que cette phase se normalise au plus vite. (sda/ats)
