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Fin du masque: problème en vue dans les bus et trains suisses

Malgré un nombre record de cas, l'obligation de porter un masque dans les transports publics pourrait être levée d'ici fin mars. Certaines entreprises pourraient continuer à l'imposer: une très mauvaise idée.
21.03.2022, 11:3321.03.2022, 16:23
Samuel Thomi et Michael Graber / ch media

La fin de l'obligation du port du masque est-elle imminente? Dans dix jours, le Conseil fédéral doit décider si l'obligation de porter un masque contre le Covid-19 sera également supprimée dans les transports publics à la fin mars, comme l'a laissé entrevoir Alain Berset.

Une chose est claire: dès que la situation particulière sera levée, il n'y aura plus de base pour une réglementation uniforme en Suisse. En raison du nombre élevé de cas, les mises en garde se multiplient déjà. C'est le cas de la directrice de la Santé zurichoise Natalie Rickli, qui a ainsi déclaré qu'il lui semblait judicieux de prolonger l'obligation de porter un masque dans les transports publics jusqu'à fin avril.

Bild: keystone

Lukas Engelberger, président des directeurs cantonaux de la santé, évoque la possibilité d'une solution différenciée. Dans la Sonntags-Zeitung, il a évoqué la possibilité que l'obligation du port du masque puisse «être poursuivie de manière autonome» par les entreprises de transport.

Dans le secteur des transports publics, cette proposition est très mal accueillie. «Notre principale préoccupation est qu'une solution uniforme soit appliquée dans toute la Suisse», déclare Ueli Stückelberger, le directeur de l'Union des transports publics (UTP), à CH Media. Et il fournit une justification: «C'est la seule façon de garantir que tout le monde comprenne la réglementation le plus simplement possible».

«Personne ne comprendra»

Pour le conseiller national socialiste Jon Pult, président de la commission des transports, il n'y a également qu'une seule issue:

«Il faut absolument des règles uniformes. Le contraire n'aurait pas de sens»

Il ne veut pas juger s'il faut continuer à imposer le port du masque, car il ne peut pas évaluer précisément la situation épidémiologique. Si une obligation continue de s'appliquer chez un prestataire de transports publics et pas chez l'autre, «personne ne comprendra», selon Pult.

Les CFF et CarPostal ne veulent pas encore se prononcer. «Nous attendons la décision de la Confédération fin mars», déclare une porte-parole des chemins de fer. Et un porte-parole des cars postaux indique: «En tant que leader du secteur, nous avons toujours respecté les directives de la Confédération pendant la pandémie».

Interrogée, la communauté de transport zurichoise (ZVV) ne se montre guère enthousiaste à l'idée d'un éventuel patchwork cantonal. Selon son porte-parole, Thomas Kellenberger:

«Pour les consommateurs, ce serait difficile et peu compréhensible»

Les entreprises de transport affiliées auraient toujours respecté les directives de la Confédération ou des autorités sanitaires. Si l'obligation de porter un masque devait être supprimée, il serait donc souhaitable que des accords soient conclus au sein de la branche.

En Autriche, on durcit au lieu d'assouplir

Un coup d'œil de l'autre côté de la frontière suffit à démontrer à quel point les appréciations de la situation épidémiologique sont différentes de part et d'autre.

En Autriche, l'obligation de porter un masque est à nouveau renforcée à partir de cette semaine. Le port du masque sera à nouveau obligatoire dans les espaces intérieurs accessibles au public. Une réglementation correspondante est en cours d'élaboration. Pourtant, ce n'est que le 6 mars que cette obligation a été supprimée chez nos voisins. Le ministre de la Santé Johannes Rauch a justifié cette mesure par le nombre élevé de cas.

En Suisse, tout le monde n'est pas d'accord

En Suisse aussi, le nombre de cas augmente à nouveau, comme l'a expliqué Rudolf Hauri, médecin cantonal en chef, à la NZZ am Sonntag:

«Nous avons une activité virale très élevée, et cela se manifeste aussi dans les chiffres des hôpitaux»

Le médecin cantonal zougois soupçonne qu'un grand nombre de cas ne soit pas déclaré. Il estime actuellement que le nombre effectif de nouvelles infections quotidiennes s'élève à 150 000.

Rudolf Hauri affirme qu'il ne serait «certainement pas mal» d'attendre «que les températures soient vraiment printanières» avant de procéder à de nouveaux assouplissements.

Pour Lukas Engelberger, en revanche, le temps est venu de mettre fin à l'obligation du port du masque. Le directeur de la santé bâlois a décrété à la Sonntags-Zeitung que le moment semble «saisonnièrement propice» à partir d'avril. Selon Engelberger, «un passage de l'ordre des autorités à la responsabilité individuelle se dessine». (aargauerzeitung.ch)

Traduit et adapté par mbr

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