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Les réseaux sociaux évoquent de supposés cas d'empoisonnements au GHB via des seringues dont des étudiantes de l'EHL auraient été victimes. Ce scénario a été importé d'Angleterre.
Les réseaux sociaux évoquent de supposés cas d'empoisonnements au GHB via des seringues dont des étudiantes de l'EHL auraient été victimes. Ce scénario a été importé d'Angleterre.Image: keystone

Etudiantes droguées dans un club lausannois? La rumeur enfle

Une rumeur persistante relayée à grande échelle sur les réseaux sociaux fait état d'une affaire de drogue dont auraient été victimes des étudiantes de l'Ecole hôtelière de Lausanne dans un club. Le Mad a porté plainte pour diffamation.
02.11.2021, 12:1002.11.2021, 14:06

Pas une, pas deux. Mais 49 étudiantes de l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) qui auraient été droguées à leur insu par l'intermédiaire de piqûres de seringues lors d'une soirée privée dans un club lausannois. Depuis ce week-end, l'information se répand à une vitesse vertigineuse sur les réseaux sociaux. Selon les informations recueillies par watson, en l'état, l'affaire n'a pas dépassé le stade de la rumeur.

«Ne diffusez pas des rumeurs»

La police municipale de Lausanne indique n'avoir reçu, à ce stade, «aucune plainte pénale en lien avec cette affaire». Le porte-parole Sébastien Jost invite les éventuelles victimes à contacter les forces de l'ordre. De son côté, la police cantonale vaudoise essaye de désenfler la rumeur.

Toujours selon nos informations, une soirée privée réservée aux étudiants de l'Ecole hôtelière de Lausanne a effectivement eu lieu le jeudi 28 octobre et a réuni un millier d'étudiants.

«Le Mad est victime d'une campagne de dénigrement. Nous avons déposé une plainte pénale aujourd'hui pour propos diffamatoires»
Igor Blaska patron du Mad

Pour un établissement réservé aux femmes

«Je me suis renseigné auprès du Chuv et de la police municipale de Lausanne. Il n'y a rien. J'ai eu un échange avec les féministes ayant diffusé la fake news sur Instagram. Elles veulent que le Mad soit réservé uniquement aux femmes. C'est surréaliste», a dénoncé Igor Blaska. Ailleurs en Europe, le mouvement #Balancetonbar a vu le jour sur les réseaux sociaux pour dénoncer les agressions sexistes dont les femmes ont été victimes dans le milieu de la nuit. En Grande-Bretagne, un autre mouvement portant le nom de «Girls Night In» a dénoncé plusieurs cas de femmes droguées à leur insu, dans les bars. Et appelle à un boycott des établissements publics.

Contactée mardi, l'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) indique que la soirée en question a été organisée par une association étudiante externe et indépendante de l’EHL.

«A l’heure actuelle, aucun cas ne nous a été signalé. Nous prenons toutefois cette information très au sérieux. Nous allons envoyer un mail à l’ensemble de notre corps estudiantin afin de rappeler les canaux à disposition pour signaler tout incident»
Lucile Muller porte-parole école hôtelière de Lausanne

Quoi qu'il en soit, pour l'heure, des cas de substances illicites administrées à des femmes à leur insu dans des établissements publics continuent d'être publiés sur les réseaux sociaux. Les victimes sont invitées à contacter la police.

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