Suisse
Santé

A Genève, une soignante licenciée après une agression

A Genève, une soignante licenciée après une agression

La Résidence Notre-Dame, situé dans le quartier des Pâquis, a renvoyé une aide-soignante de 57 ans, arrêtée depuis six mois, après avoir été agressée par un résident instable.
23.02.2022, 11:3023.02.2022, 11:47
Résidence Notre-Dame à Genève
La Résidence Notre-Dame est située aux Pâquis, à Genève. Image: notre-dame.ch

Déchirure de ligaments et épaule bloquée. Ce sont les blessures subies en juin dernier par Clara (prénom d'emprunt). Cette professionnelle de 57 ans a été agressée par un résident de l'EMS et est depuis en arrêt maladie.

Le 7 décembre dernier, alors qu'elle se remet encore de son opération, l'aide-soignante a reçu une lettre de licenciement. La raison? Le délai de protection «qui a atteint 180 jours pour une ancienne collaboratrice», a précisé la secrétaire syndicale d’Avenir syndical, Sabine Furrer à 24 heures.

Double peine

Blessée et virée, pour la cinquantenaire, c'est la double peine, constate-t-elle: «J’ai été licenciée le 7 décembre, je suis toujours en arrêt accident, je ne sais plus quoi faire» a réagi Clara, mardi.

«L’employeur est cynique: il constate que son employée ne sert plus à rien et s’en sépare»
Yves Mugny, d'Avenir syndicalSource: 20min.ch

Pour Yves Mugny, ancien secrétaire syndical au SSP et à Unia, l'employeur a fauté. Malgré le délai de protection échu, la Résidence de Notre-Dame aurait pu trouver une alternative, «un reclassement» explique-t-il. Sabine Furrer pointe du doigt le contexte où les plaintes de soignants victimes de violences en EMS augmentent.

La question du manque de personnel est également soulevée. Avec l'augmentation des aînés de plus en plus âgés, les résidences peinent à trouver main d'œuvres. Le syndicat dénonce ainsi le fait que, selon lui, seules deux aides-soignantes se trouvaient dans l’EMS lors de l’agression de Clara, alors que ce dernier abrite 80 résidents.

Accusations réfutées

La direction de l'établissement située aux Pâquis, à Genève, s'est également exprimée, rapporte le 20 minutes. Navrée pour Clara, aide-soignante très appréciée, la résidence s'est justifiée quant à son licenciement:

«On a besoin de personnel pour travailler. Il fallait bien la remplacer. Quant à aménager un poste, nous le faisons régulièrement. Encore faut-il qu’on nous contacte et qu’existe un emploi compatible.»
Direction de la Résidence Notre-Dame Source: 20 minutes

Néanmoins, l'EMS rejette l'argument du sous-effectif affirmant que affirmant «sept soignants, dont quatre infirmiers et sept animateurs, étaient présents dans l’EMS» lors de l'agression de l'ancienne employée. (sia)

Ces personnes amputées ont le sens de l'humour
1 / 13
Ces personnes amputées ont le sens de l'humour
source: imgur
partager sur Facebookpartager sur X
Alexander Zverev agresse un arbitre et risque une longue suspension
Video: watson
Ce Suisse s'est évadé de prison parce qu'il n'avait pas de viande
En juillet 1876, deux détenus s’évadèrent de la prison bâloise du Schällemätteli en assassinant trois gardiens. Leur fuite était entre autres motivée par les mauvaises conditions qui régnaient dans l’établissement.
Le Bâlois Emil Bienz avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour escroquerie, tandis que l’Italien Bernardo Marciali purgeait une peine pour avoir tué, dans un accès de rage, un partenaire de jeu dans un bistrot du Petit-Bâle en lui assénant plus d’une douzaine de coups de couteau. Ils avaient planifié leur évasion de la prison bâloise du Schällemätteli huit jours durant.
L’article