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La Suisse à la traîne sur le plastique à usage unique

En comparaison européenne, la Suisse fait office de mauvaise élève en ce qui concerne le plastique à usage unique. Car si quelques initiatives existent à Genève ou Bâle-Ville, elles restent encore timides.
07.07.2021, 09:3907.07.2021, 16:00

Les produits en plastique à usage unique sont bannis dans l'UE depuis samedi dernier. Parmi les produits concernés figurent:

  • Les pailles
  • Les couverts
  • Les gobelets
  • Les cotons-tiges

Initiatives à Genève et Bâle-Ville

Mais la Suisse n'en est pas encore là. Et pour cause. Le Conseil fédéral s'est prononcé contre une interdiction nationale. Toutefois des initiatives émergent ici et là.

Ainsi, la ville de Genève a par exemple interdit au début de 2020 les produits plastiques à usage unique pour les activités se déroulant sur son domaine public et soumises à autorisation. Bâle-Ville a imposé depuis le 1er septembre 2019 la vaisselle réutilisable pour la vente de boissons et de nourriture dans l'espace public.

Migros retire certains produits

Des détaillants comme Migros ont aussi retiré volontairement de leur assortiment ou remplacé certains produits en plastique. Swiss retail et la communauté d'intérêt du commerce de détail suisse ont en effet signé en 2016 un accord de branche visant à réduire la consommation de sacs plastiques à l'échelle nationale.

Les mesures concernent notamment:

  • Les commerces de détails
  • Les stations-service
  • Les kiosques
  • Les services à l'emporter

Pneus et immondices

Selon une étude de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), quelque 14 000 tonnes de plastique atterrissent dans les sols et les eaux en Suisse. Parmi les principaux responsables figurent l'usure des pneus et les immondices.

Chaque année, environ un million de tonnes de plastique est transformé en divers produits jetables, mais aussi en biens plus durables comme des cadres de fenêtre ou des éléments de carrosserie pour voiture. 780 000 tonnes finissent à la poubelle.

Selon l'OFEV, de grandes quantités de ces déchets pourraient être retenues grâce au tri des déchets, un nettoyage des espaces publics, un système d'évacuation des eaux des routes et un traitement des eaux.

Le rôle du consommateur

La prise de conscience devrait aussi se faire au niveau du consommateur. Or là aussi, les Suisses ne sont pas exemplaires: selon OceanCare, un Suisse produit en moyenne trois fois plus de déchets plastiques par an qu'une personne dans l'UE.

En outre, une grande partie des ordures sont brûlées en Suisse. Il en résulte environ 170 kilos de déchets hautement toxiques pour 1000 kilos de déchets, qui doivent être stockés.

Comme les plastiques ne peuvent pas tous être éliminés dans des usines de compostage, ils se retrouvent dans l'environnement. Ils s'y décomposent en microplastiques et restent dans le sol plusieurs centaines d'années avant d'être complètement dégradés. (ats)

Et toi, tu pèses combien en CO2?

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Les infrastructures suisses ne sont pas encore prêtes à affronter un black-out
En cas de grave pénurie d'électricité, des coupures de courant pourraient être décidées en dernier recours. Une mesure qui aurait évidemment des conséquences sur les exploitants d'infrastructures dites «critiques», notamment les CFF, Migros ou Swisscon.

Sur le papier, voici le plan: en cas de manque d'électricité, les autorités appelleraient, tout d'abord, à économiser l'énergie. L'étape suivante consisterait à interdire certains appareils gourmands en énergie, comme les climatiseurs, les escaliers roulants ou les enseignes lumineuses. Et si cela ne suffit pas malgré tout, les grands consommateurs se verraient obligés d'économiser de l'énergie. Ultime solution: des coupures cycliques d'une durée de quatre heures.

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