Swiss s'attend au pire cet automne à cause d'une directive de l'UE
En raison du nouveau système de contrôle aux frontières de l'Union européenne, Swiss redoute des temps d'attente nettement plus longs pour les passagers cet automne. C'est ce que rapporte la NZZ.
L'UE a en effet introduit le système d'entrée et de sortie (EES) de manière progressive aux frontières de l'espace Schengen depuis octobre 2025. Depuis avril, il est pleinement opérationnel.
La Commission européenne compétente a accordé aux Etats Schengen une phase de transition pour mettre en place le nouveau système. En cas de forte affluence, les gardes-frontières sont pour l'instant autorisés à suspendre temporairement l'enregistrement biométrique. Mais cette dérogation légale prend fin en septembre.
Des temps de transfert plus longs en perspective
Or, les contrôles s'allongent déjà dans les aéroports suisses. Dans celui de Zurich, les contrôles duraient déjà plus longtemps que l'année précédente, selon un porte-parole de l'aéroport cité par la NZZ. Et à l'EuroAirport de Bâle, des temps d'attente allant jusqu'à 90 minutes ont été enregistrés pour les entrées en provenance de pays situés en dehors espace Schengen.
Cependant, les citoyens de l'UE ainsi que les voyageurs suisses ressentiraient eux aussi les effets de ce système. Certes, ils ne sont pas soumis à l'obligation d'enregistrement, mais l'allongement des délais de traitement pour les ressortissants de pays tiers pourrait provoquer des embouteillages devant les contrôles frontaliers. Toujours selon la NZZ, cela pourrait également toucher des voyageurs qui ne sont eux-mêmes pas soumis à l'EES.
En raison de l'allongement des contrôles aux frontières, des retards de vol peuvent en outre survenir, selon un porte-parole de Swiss cité par la NZZ. Dans certains cas isolés, des passagers doivent être laissés sur place. Swiss a donc porté le temps de correspondance minimal pour les passagers en transfert de 40 à 50 minutes.
Le chaos menace à l'automne
Le véritable chaos pourrait survenir à l'automne, relate un porte-parole de Swiss à la NZZ:
De plus, la compagnie aérienne voit dans les ressources en personnel affectées aux contrôles frontaliers un autre facteur critique: à la plateforme de correspondance de Swiss à Zurich, la responsabilité du contrôle des frontières incombe à la police cantonale zurichoise. On ignore donc si celle-ci devra engager davantage de personnel à partir de septembre. Contactée par la NZZ, elle ne s'est pas exprimée. (hkl, trad. ysc)
