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Les tampons et serviettes hygiéniques devraient être moins taxés en Suisse

De nombreux pays proposent déjà des produits d'hygiène intime sans ou moins taxés. Le Conseil national a décidé de porter un premier coup contre la taxe rose, sans toutefois y mettre fin.
10.05.2022, 19:0411.05.2022, 06:18

Le National a soutenu mardi un abaissement du taux de TVA de 7,7% à 2,5% dans une révision de la loi. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.

«C'est une question d'équité: les litières pour animaux, le glyphosate, le caviar devraient bénéficier d'un taux réduit, et pas les produits d'hygiène menstruelle?», s'est interrogée Sophie Michaud Gigon (Vert-e-s/VD).

«C'est une liste politique, modifiable selon les besoins de la société et les décisions que nous prenons»

La TVA n'est pas un impôt progressif, mais de consommation, a rappelé Samuel Bendahan (PS/VD). Le mécanisme de réduction du taux est donc indispensable pour les ménages à faible ou moyen revenu, d'autant plus pour des produits qui concernent la moitié de la population.

Une Droite qui fait la sourde oreille

«Il faut rester restrictif dans la liste des produits à taux réduits. Sinon, où placer la limite? Après les tampons et les langes, on trouvera toujours d'autres produits», a affirmé Thomas Burgherr (UDC/AG). Le PLR s'est lui rangé du côté de l'UDC sur cette question.

Dans l'idéal, ce taux réduit devrait conduire à des réductions sur le prix des produits pour les consommatrices et consommateurs, a fait valoir de son côté le ministre des Finances Ueli Maurer. C'est quelque chose qu'il faudra toutefois avoir à l'oeil.

Au vote, la proposition a reçu le soutien de 107 voix contre 70 et 7 abstentions. Une proposition écologiste qui demandait d'étendre ce taux réduit de TVA aux couches-culottes pour bébés et aux protections pour personnes incontinentes a par contre échoué. (ats/sia)

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