Voici où les Romands se sentent le moins en sécurité en soirée
En 2025, l'association lausannoise Stop au harcèlement a interrogé 269 personnes originaires des cantons de Vaud, Neuchâtel, Genève, du Valais et du Jura. Objectif? Mieux comprendre ce qui engendre de l'insécurité dans les milieux festifs et les violences auxquelles les gens sont confrontés. Les résultats ont été dévoilés mardi 18 août.
D'emblée, les enquêteurs déclarent:
Un résultat «inattendu»
C'est en boîte de nuit que les gens se sentent le moins en sécurité, apprend-on. L'un des participants à l'enquête confie:
Si les femmes et les minorités de genre rapportent un fort sentiment d'insécurité dans ces lieux – un résultat «attendu» –, un élément a toutefois surpris les enquêteurs: 51% des hommes interrogés disent ne pas se sentir totalement en sécurité et 18% pas du tout.
Ce qui inquiète les Romands
Mais alors, qu'est-ce qui inquiète les fêtards romands? Les hommes confient craindre les bagarres, les vols, notamment. En haut de la liste, on retrouve le harcèlement sexuel (68% des participants disent en avoir déjà été victimes au cours de leur vie), suivi par les agressions sexuelles (55%). Il existe toutefois une grande différence entre les genres:
Beaucoup assurent que ces expériences sont répétées, ce qui intensifie le sentiment d'insécurité. L'une des participantes dénonce:
Et maintenant?
Pour ne pas terminer sur une mauvaise note, l'association rappelle que les gens fréquentent les milieux festifs pour leur dimension sociale et conviviale. Il n'empêche: les Romands y expérimentent de la violence, en particulier les femmes et les minorités de genre, plus à même d'être victimes de harcèlement et de violences sexuelles.
Si la problématique des violences en soirée est considérée comme «loin d'être résolue» en Suisse romande, plusieurs pistes d'amélioration sont néanmoins proposées. A l'échelle individuelle, rester en groupe et ne pas rentrer seul reste une bonne solution. La mise en place de stands d'écoute, d'un dispositif de signalement ou de chartes de bonne conduite est également suggérée. En effet, les établissements et les organisateurs sont désignés comme ceux qui devraient être chargés de la sécurité. Finalement, les communes et les cantons sont invités à renforcer la prévention et à allouer des financements en ce sens. (ag)
