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Apprentissage: Genève est le plus mauvais élève de Suisse

Des apprentis de 3e année employé de cuisine AFP suivent un cours pratique. (image d'illustration)
Des étudiants apprentis de 3e année, employés de cuisine AFP, suivent un cours pratique. (image d'illustration)Image: KEYSTONE

Apprentissage: Genève est le plus mauvais élève de Suisse

En 2022, plus de 95% des Suisses inscrits aux examens finaux pour la maturité professionnelle ont obtenu leur diplôme. Tous les cantons affichent des taux de réussite très élevés, à l'exception de Genève. Les autorités tentent d'expliquer ce résultat «atypique».
15.05.2023, 06:1615.05.2023, 12:33
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La semaine dernière, l'Office fédéral de la statistique (OFS) diffusait des chiffres sur les examens finaux dans le domaine de la scolarité post-obligatoire. On y découvre que les Suisses sont plutôt bons élèves: l'année passée, les taux de réussite dépassaient 95% pour l'obtention de la maturité gymnasiale et professionnelle.

Plusieurs cantons font encore mieux, certains affichant même des taux de réussite de 100%, à l'image d'Obwald et Uri pour la maturité gymnasiale et Schaffhouse pour la maturité professionnelle.

De manière générale, les écarts entre les régions sont minimes. A une exception près: à Genève, le taux de réussite à la maturité professionnelle n'était que de 87,7% en 2022. Soleure, qui occupe l'avant-dernière position, affiche déjà un score de 93,6%. Le canton du bout du lac a-t-il un problème?

«L'année 2022 semble un peu atypique», réagit Pierre-Antoine Preti, secrétaire général adjoint chargé de communication auprès du département de l'instruction publique à Genève (DIP). «Depuis 2014, le taux de réussite suivait une tendance à la hausse».

Le chiffre de 2022 contraste en effet avec ceux des années précédentes. Pierre-Antoine Preti illustre:

«Si l’on prend les taux de réussite à la maturité professionnelle en 2021, Genève était ainsi beaucoup plus proche de la moyenne suisse avec un taux de 93% contre 96%»
Pierre-Antoine Preti, DIP

De 83% en 2014, le taux de réussite à la maturité professionnelle est monté à 87% en 2016. A partir de l'année suivante, il dépasse régulièrement 90%, avec un pic de 98% en 2020, une année pourtant «totalement particulière compte tenu du Covid et de la suppression des examens», rappelle Preti.

«Effets de la crise économique et sanitaire»

Comment expliquer la baisse enregistrée en 2022? Tout en soulignant que «tout cela est encore en phase d'analyse», Pierre-Antoine Preti avance une hypothèse:

«Une piste est probablement liée aux effets de la crise économique et sanitaire qui semblent avoir été plus forts sur le parcours des élèves genevois»
Pierre-Antoine Preti, DIP

«Il y a probablement eu l'absence de cours ou de pratique professionnelle», ajoute-t-il. Le secrétaire général adjoint chargé de communication s'en tient là: «Il est difficile d'être plus précis à ce sujet pour l'instant».

Aucune anomalie n'est à signaler concernant la maturité gymnasiale, Genève affichant en 2022 un taux de réussite d'à peine 0,9 point de pourcentage inférieur à la moyenne nationale.

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