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Les hôpitaux suisses secoués par la pénurie de soignants

Les hôpitaux suisses secoués par la pénurie de soignants
Infirmières d'une clinique à Flawil dans le canton de Saint-GallKeystone

Les hôpitaux suisses secoués par la pénurie de soignants

Près de 7500 postes d'infirmières sont vacants en Suisse. La majorité des hôpitaux cherchent du personnel soignant, selon un rapport Jobradar, plateforme de recherche d'emploi.
02.08.2022, 14:1002.08.2022, 14:50

La pénurie de personnel soignant fait rage dans nos hôpitaux. Selon le rapport trimestriel du marché de travail suisse Jobradar publié lundi et consulté par la RTS, plus de 3000 offres d'emploi ont été publiées le mois dernier, mais ce sont près de 7500 postes qui cherchent preneurs dans toute la Suisse.

Conséquence de cette pénurie, les hôpitaux helvétiques sont proches de la saturation.

Pénurie de personnel

Interrogé par la RTS, Stéphane Brand, directeur des opérations et des systèmes d'information de l'Hôpital fribourgeois explique que l'établissement a la possibilité physique d'avoir des lits mais ajoute :

«Mais pour avoir des lits et mettre des patients dedans, il faut le personnel médico-soignant et c'est là que le bât blesse»
Stéphane Brand, directeur des opérations et des systèmes d'information de l'Hôpital fribourgeoisRTS

Du côté de l'Hôpital du Valais, ce sont des infirmières instrumentistes qui manquent à l'appel. Résultat: l'établissement a dû reporter certaines opérations.

Personnel français

Concernant l'engagement du personnel venant de France, le directeur du centre hospitalier de Bienne ne veut pas en entendre parler.

«Ce sont des gens dont la France et l'Allemagne ont aussi besoin. Ce n'est pas à nous de "piquer" ces compétences, nous devons chercher des solutions chez nous»
Kristian Schneider,directeur du centre hospitalier de Biennerts

Pour l'heure, le Centre hospitalier de Bienne a engagé du personnel pour cet automne, selon la RTS, mais il reste encore 55 postes à pourvoir.

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source: archives sociales suisse
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Video: watson
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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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