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Image: sda

La Suisse ne changera pas sa politique d'accueil pour les Afghans

La Suisse ouvrira ses frontières seulement pour les Afghans employés par Berne ainsi que leurs familles.
18.08.2021, 13:0023.08.2021, 10:41

Seuls les Afghans ayant collaboré avec Berne et leur entourage pourront rentrer en Suisse. Ce mercredi 18 août, le Conseil fédéral a annoncé ne pas prévoir l'accueil d'un nombre conséquent de personnes en provenance de l'Afghanistan, tombés aux mains des talibans.

Une telle opération ne serait techniquement pas possible à l'heure actuelle, compte tenu de la situation chaotique du pays, selon les autorités suisses.

«Il manque encore des informations claires sur la situation sur place»
Conseil fédéral

230 personnes seront accueillies

Pour le moment, la Suisse a prévu de n'accueillir que le personnel local travaillant dans son bureau de coopération de Kaboul, temporairement fermé, et leur famille proche. Il s'agit d'environ 230 personnes au total.

Les personnes concernées recevront l'asile dès qu’elles seront arrivées et auront été enregistrées en Suisse. S’agissant d’employés de la Direction du développement et de la coopération, leur identité est connue et des contrôles de sécurité ont été effectués.

Un visa sera nécessaire pour les autres

L'accueil d'autres personnes devra suivre la procédure habituelle. Une demande de visa pourra être déposée personnellement auprès d'une représentation suisse à l'étranger. Et un visa humanitaire ne sera octroyé que si la personne fait état d'une menace directe et sérieuse contre elle.

Pour les membres de la famille proche, la possibilité existe également d’un regroupement familial selon les dispositions ordinaires. Les demandes d'asile déposées en Suisse seront elles examinées selon la procédure ordinaire. Le Secrétariat d'Etat aux migrations a toutefois suspendu le 11 août, et jusqu’à nouvel ordre, l’exécution des décisions de renvoi des entrées en force.

Trentaine de Suisses sur place

Pour le moment, trois collaborateurs suisses ont quitté Kaboul samedi et sont en Suisse depuis hier. Une trentaine de ressortissants suisses voulant quitter le pays se sont également annoncés.

«Berne oeuvre sans relâche pour les évacuer»
Conseil fédéral

Le Conseil fédéral appelle avec insistance tous les acteurs impliqués à respecter le droit international humanitaire et les droits humains. Les droits des minorités, ainsi que ceux des femmes et des filles en particulier, doivent être garantis.

Les ressortissants afghans et étrangers qui souhaitent quitter le pays doivent pouvoir le faire librement et sans obstacle, poursuit-il. Les routes, les aéroports et les postes frontières doivent rester ouverts à cette fin. L’aéroport de Kaboul, en particulier, doit permettre des départs libres et sans discrimination. (ats/fag)

Les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, Afghanistan

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Les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, Afghanistan
source: sda / khwaja tawfiq sediqi
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Les talibans s'amusent comme des enfants

Video: watson
1 Commentaire
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«Tout le monde ne veut pas manger que de l'épeautre et du quinoa»
L'initiative contre l'élevage intensif a été refusée par le peuple en bonne et due forme. Même les opposants se disent surpris par l'ampleur du résultat. Chez les partisans, on est toutefois certain que les thématiques agricoles, intrinsèquement liées à l'environnement, vont revenir sur le devant de la scène.

C'est un revers clair et net: la Suisse a refusé l'initiative contre l'élevage intensif à plus de 62%. Le canton de Bâle-Ville est le seul à faire exception, en ayant accepté l'initiative à 55%. Plusieurs villes suisses l'ont accepté.

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