Suisse
International

Credit Suisse aurait hébergé les comptes de nombreux criminels

Credit Suisse aurait hébergé les comptes de nombreux criminels

ARCHIVBILD ZUM DATENLECK BEI DER CREDIT SUISSE --- Das Logo am Credit Suisse Hauptsitz am Zuercher Paradeplatz, aufgenommen am Donnerstag, 10. Februar 2022 in Zuerich. (KEYSTONE/Michael Buholzer)
Image: sda
Pendant des années, la banque aurait accepté comme clients des autocrates, des trafiquants de drogue et d'êtres humains, ainsi que des criminels de guerre présumés, selon une enquête de plusieurs médias.
21.02.2022, 04:3621.02.2022, 06:37

Les recherches ont été menées par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en collaboration avec les chaînes de télévision NDR et WDR, ainsi qu'avec plusieurs autres partenaires médiatiques internationaux, dont le journal britannique Guardian, le français Le Monde et l'américain New York Times. Ces médias ont analysé des données de la banque fournies par une source anonyme.

Des criminels ont pu ouvrir des comptes ou les conserver, alors que «la banque aurait pu savoir depuis longtemps qu'elle avait affaire à des criminels», selon l'enquête. De nombreux chefs d'Etat et de gouvernement, ministres et chefs des services secrets, ainsi que des oligarques et des cardinaux auraient été clients de la banque:

  • Les documents donnent des informations sur les comptes de plus de 30 000 clients de Credit Suisse venant du monde entier, selon le rapport;
  • Les dossiers de 18 000 comptes d'une valeur de 100 milliards de dollars sont concernés.

La banque rejette les accusations

Credit Suisse a indiqué dans un communiqué:

«Fermement rejeter les allégations et insinuations concernant les prétendues pratiques commerciales de la banque»
«Les faits présentés sont essentiellement historiques, remontant dans certains cas aux années 1940. Ils reposent sur des informations partielles, inexactes ou sélectives sorties de leur contexte»
«Pour des raisons juridiques, Credit Suisse ne peut pas s'exprimer sur des relations potentielles avec des clients. Nous allons mener l'enquête concernant la fuite de données avec une task force interne comprenant des experts externes spécialisés»

Les médias suisses absents de l'enquête internationale

«Je pense que le secret bancaire suisse est immoral», a déclaré la source des données analysées. «Le prétexte de la protection de la sphère privée financière n'est qu'une feuille de vigne pour dissimuler le rôle honteux des banques suisses en tant que collaboratrices des fraudeurs fiscaux».

Les données de Credit Suisse ont été évaluées en collaboration avec l'Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), ainsi que 46 partenaires médiatiques du monde entier, selon le journal allemand.

Les médias suisses du groupe Tamedia ont renoncé à participer à cette recherche, car depuis 2015, les journalistes risquent une procédure pénale s'ils écrivent sur des données bancaires divulguées, a tweeté le journal alémanique Tages-Anzeiger dimanche soir. (ats/jch)

Un peu de légèreté avec cette grand-mère de 64 ans qui est en super forme!
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Je n'ai rien reçu depuis février»: la galère du chômage continue
Le nouveau système informatique mis en place pour les caisses de chômage en 2026 a connu des problèmes au démarrage. Les retards de payements se sont accumulés. Malgré une situation qui s'est améliorée, deux Romands n'avaient toujours rien touché début juillet. Pourquoi? On fait le point.
Début 2026, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a mis en place un nouveau programme informatique destiné aux caisses de chômage, l'ancien étant devenu obsolète. Il s'est toutefois planté au démarrage. Conséquence? Des milliers de chômeurs en Suisse n'ont pas reçu leurs indemnités, parfois pendant plusieurs mois. La «stabilisation complète» du système avait été annoncée pour cet été par les autorités fédérales.
L’article