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Alain Berset: «Le but est de lever les mesures avant fin mars»

04.01.2022, 20:4019.01.2022, 15:04
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21:24
Selon une étude, une infection passée protège davantage contre Delta
Contre le variant Delta, les personnes non vaccinées et ayant préalablement contracté le Covid-19 étaient mieux protégées que les personnes étant uniquement vaccinées, selon une étude des autorités sanitaires américaines publiée mercredi.

Malgré tout, «la vaccination reste la stratégie la plus sûre» contre la maladie, ont souligné les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) en publiant ces données. En effet, contracter la maladie expose à des complications graves, tandis que les vaccins se sont révélés extrêmement sûrs et efficaces.

Cette étude a par ailleurs été menée avant que les doses de rappel soient largement répandues, et avant l'apparition du variant Omicron, qui représente désormais plus de 99% des nouveaux cas aux Etats-Unis. Il est donc possible que les cartes soient rebattues actuellement.

Ces résultats apportent toutefois des éléments clés pour mieux analyser les différences entre l'immunité acquise par les vaccins ou après une infection.

Les autorités sanitaires ont étudié les cas dans les Etats de New York et de Californie, de fin mai à novembre 2021. Delta est devenu majoritaire aux Etats-Unis fin juin.

Durant toute la période analysée, les personnes les moins bien protégées étaient de loin celles n'étant ni vaccinées, ni tombées malades par le passé.

Mais avant Delta, les personnes vaccinées et n'ayant jamais contracté le Covid-19 étaient mieux protégées que les personnes non vaccinées mais déjà tombées malades.

Après l'arrivée de Delta, le rapport s'est inversé.

L'étude a analysé, pour début octobre, le risque d'attraper Delta comparé à celui encouru par les plus susceptibles de le contracter, à savoir les personnes ni vaccinées ni infectées par le passé.

Les individus vaccinés (mais jamais infectés) avaient ainsi six fois moins de risque qu'elles de l'attraper en Californie, et environ cinq fois moins à New York. Mais ce risque était encore davantage réduit pour les personnes préalablement infectées (mais pas vaccinées): par 29 en Californie, et par 15 à New York.

En analysant le risque d'hospitalisation, cette fois en Californie uniquement, les chercheurs ont trouvé un renversement similaire entre les deux périodes.

Comment l'expliquer? «Cela pourrait être dû aux différentes stimulations de la réponse immunitaire» provoquées soit par la rencontre avec le vrai virus, soit un vaccin, expliquent les CDC.

Ce renversement a également «coïncidé avec le début du déclin de l'immunité induite par les vaccins chez de nombreuses personnes», avant les doses de rappel, ajoutent les auteurs de l'étude.
20:21
L'OMS souhaite une surveillance des animaux réservoirs
Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le Covid demande aux pays de mettre en place une «surveillance en temps réel» des possibles animaux réservoirs du virus donnant la maladie, selon ses conclusions publiées mercredi.

«La surveillance en temps réel et le partage des données sur l'infection, la transmission et l'évolution du SRAS-CoV-2 chez les animaux permettront de mieux comprendre l'épidémiologie et l'écologie du virus», a dit le comité. Celui-ci estime que la pandémie reste assez grave pour mériter le plus haut niveau d'alerte de l'OMS.

Cette surveillance permettra également d'identifier en temps nécessaire les éventuelles apparitions et évolutions de variants chez ces animaux et de pouvoir ainsi évaluer les risques en matière de santé publique, écrivent-ils.

Dans ses recommandations, le comité demande donc aux Etats membres de l'OMS d'«établir des enquêtes épidémiologiques sur la transmission du SRAS-CoV-2 (donnant le Covid-19, ndlr) au niveau de l'interface homme-animal et une surveillance ciblée sur les hôtes et réservoirs animaux potentiels».

Deux ans après l'apparition du virus, son origine reste assez mystérieuse.

Les experts privilégient la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d'un animal réservoir - probablement la chauve-souris - à l'homme, par l'intermédiaire d'un autre animal qui n'a pas encore été identifié.

L'hypothèse d'une fuite du virus d'un laboratoire chinois a été alimentée entre autres par l'administration de l'ex-président américain Donald Trump. Certains estiment que les spécialistes de l'OMS n'ont pas eu assez de latitude pour travailler librement durant leur enquête à Wuhan, première ville du monde frappée par le Covid-19 fin 2019.

Le comité d'urgence de l'OMS, qui est présidé par le professeur français Didier Houssin, s'est réuni le 13 janvier, pour la dixième fois depuis le début de la pandémie.
18:47
Yverdon: l'Arche de Noé contrainte de fermer en raison du Covid-19
Confrontée à un manque critique de personnel éducatif en raison de la pandémie de Covid-19, la structure d'accueil de jour l'Arche de Noé à Yverdon-les-Bains (VD) ne peut pas assurer ses prestations pour les deux prochains jours. Les familles ont été contactées. La situation sera réévaluée vendredi en fonction des retours de quarantaine et arrêt maladie.

La 5e vague de Covid-19 et le variant Omicron frappent durement les professionnels de l'éducation de l'enfance, à Yverdon-les-Bains comme dans le reste du canton. Si le maximum est tenté pour assurer le maintien des prestations au sein du Réseau d'accueil de jour d'Yverdon-les-Bains et région (RéAjy), la situation peut rapidement devenir critique, a communiqué la Ville mercredi.

La structure d'accueil l'Arche de Noé fait face à une absence massive de personnel formé, avec la quasi-totalité de l'équipe éducative en arrêt maladie ou en quarantaine. Elle est dès lors contrainte de fermer complètement ses portes pour la fin de la semaine, soit jeudi et vendredi.

Le personnel de l'Arche de Noé ainsi que le réseau RéAjy regrettent l'embarras dans lequel cette décision ne manquera pas de mettre les parents concernés. Une nouvelle évaluation sera effectuée vendredi. Les familles seront informées en priorité de la situation attendue pour la semaine prochaine.

La propagation du coronavirus parmi le personnel des structures d'accueil étant impossible à prévoir, le RéAjy est contraint d'avancer pas à pas dans une situation compliquée. Elle devrait perdurer ces prochaines semaines
18:36
Obligation du port du masque prolongée dans les écoles bernoises
Les petits Bernois devront continuer à porter le masque à l'école. Le canton de Berne a prolongé mercredi dans un premier temps jusqu'au 14 février l'obligation du port du masque pour les élèves de la première à la quatrième année scolaire (3e à 6e année Harmos).

Cette obligation avait été annoncée fin décembre. Les élèves à partir de la 7H devaient porter le masque depuis le 29 novembre. L'extension de la mesure avait été très contestée, avec des manifestations et une pétition.

Dans le domaine de l'exécution judiciaire, l'interdiction des sorties et les congés est également maintenue jusqu'au 14 février, précise le canton dans un communiqué.

L'obligation de présenter un certificat Covid pour les personnes en visite dans les hôpitaux, les EMS, les foyers pour personnes avec handicap et les foyers éducatifs est, elle, reconduite jusqu'au 28 février. Le certificat ou le test reste aussi obligatoire pour toutes les personnes travaillant dans les hôpitaux, les EMS et les services d'aide et de soins à domicile jusqu'à fin février.
18:11
Décisions du Conseil fédéral: réactions mitigées de l'économie
Les décisions du Conseil fédéral suscitent des réactions mitigées dans les milieux économiques. Economiesuisse comprend la prolongation des mesures, mais veut qu'elles soient réexaminées en permanence. Pour l'Union patronale suisse, les décisions sont restées en deçà des attentes. La Fédération des entreprises romandes voit elle des «signaux encourageants».

Pour l'économie, il est particulièrement important que le Conseil fédéral transforme l'obligation de télétravail en recommandation lors de sa prochaine séance, écrit mercredi economiesuisse. Cela pour pouvoir traverser la pandémie «avec des coûts économiques et sociaux aussi faibles que possible».

La faîtière de l'économie estime que la prolongation des mesures est compréhensible compte tenu de l'incertitude actuelle. Des assouplissements seront toutefois nécessaires le plus rapidement possible dès qu'il sera clair que les hôpitaux ne seront pas surchargés par la vague Omicron.

L'Union patronale suisse (UPS) n'est elle que partiellement satisfaite des décisions du Conseil fédéral. Le principe suprême doit être de viser une normalisation dans tous les domaines de la vie le plus tôt possible, résume-t-elle.

L'UPS salue le fait que l'obligation de télétravail et les dispositions relatives à la quarantaine ne soient prolongées que jusqu'à fin février, au lieu de fin mars comme prévu initialement.

Lors de la consultation, elle s'était prononcée pour que l'obligation de télétravail soit transformée en recommandation dès le 25 février. Elle souhaitait aussi que les règles 2G et 2G+ ainsi que l'obligation de porter un masque à l'intérieur des bâtiments soient prolongées au maximum jusqu'à fin février.

Dans un entretien à Keystone-ATS, le président de l'UPS Valentin Vogt avait en outre suggéré la semaine dernière que l'on discute de la levée de l'obligation de quarantaine des personnes ne présentant aucun symptôme.

La prolongation limitée à fin février de l'obligation de télétravail et des quarantaines-contact est un signal encourageant pour la Fédération des entreprises romandes (FER). Elle garantit en effet aux entreprises «une adaptation dynamique des mesures qui rend possible l'anticipation et la réactivité dont elles ont tant besoin.»

Malgré cela, les conséquences du télétravail ne doivent pas être occultées. Il impacte en effet fortement la fréquentation des centres-villes, des commerces et des restaurants, et met en péril de nombreuses enseignes.

Comme economiesuisse, la FER insiste sur une réévaluation régulière de la situation. Le maintien à fin mars des règles relatives à la 2G et à la 2G+ ne sera pas sans conséquence pour les entreprises déjà les plus pénalisées par les différentes mesures, écrit-elle.

«Pour certaines entreprises c'est tout simplement leur survie qui en jeu et celle des emplois», dit Ivan Slatkine, président de la FER. «Il est urgent que l'adaptation de l'aide aux cas de rigueur annoncée pour début 2022 prenne forme.»
18:08
Le gouvernement tchèque annule le projet de vaccination obligatoire
La vaccination contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire en République tchèque, a annoncé mercredi le chef du nouvel exécutif Petr Fiala, à la sortie du conseil des ministres. Il s'agit d'un revirement par rapport à la position du gouvernement tchèque précédent.

«Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que personne ne sera obligé de se faire vacciner», a déclaré M. Fiala aux journalistes, tout en précisant que son gouvernement «ne voulait pas diviser davantage la société».

Le précédent gouvernement tchèque avait décidé en décembre de rendre la vaccination obligatoire à partir de mars pour toutes les personnes âgées de plus de 60 ans et pour certaines professions, dont le personnel médical, les policiers et les pompiers.

«Bien que la vaccination soit l'arme la plus efficace contre une forme grave de Covid-19, nous ne contraindrons personne», a souligné le ministre de la santé Vlastimil Valek sur Twitter.

La République tchèque, un pays de 10 millions d'habitants, est actuellement confrontée à une nouvelle vague de l'épidémie, avec près de 30.000 nouveaux cas dépistés mardi. Selon le ministère de la santé, 63% de la population sont vaccinés et environ 31% des Tchèques ont reçu une troisième dose de vaccin.
16:52
Covax: plus d'un million de décès pourraient être évités en 2022
Le dispositif international de distribution équitable de vaccins contre le coronavirus (Covax) a besoin de 5,2 milliards de dollars (près de 4,8 milliards de francs) dans les trois prochains mois. L'Alliance mondiale pour le vaccin (GAVI) a dit mercredi à Genève estimer pouvoir éviter jusqu'à plus de 1,25 million de décès cette année avec ce montant.

Cette enveloppe doit permettre une assistance «flexible» aux plus de 90 pays aux revenus bas et intermédiaires (AMC) qui participent à Covax, a affirmé à la presse le président de cette organisation, José Manuel Barroso. «Alors que nous avançons, nous devons garantir que nous continuons» à pouvoir aider «ceux que nous soutenons», a-t-il encore affirmé.

Au total, jusqu'à 45% de la population de ces Etats devrait pouvoir être immunisée et les effets économiques de la pandémie devraient également pouvoir être diminués de moitié dans certains pays, selon GAVI. De quoi adapter les pays en développement aux défis des doses de rappel ou d'anticiper l'arrivée de nouveaux vaccins contre Omicron ou les prochains variants.

Parmi ce financement demandé par l'alliance, 3,7 milliards de dollars doivent alimenter l'achat de 600 millions nouvelles doses. Le reste doit aider les pays AMC à être prêts à recevoir les livraisons et à lancer les campagnes de vaccination. Près de 200 millions ont déjà été promis.

En un an, Covax a distribué plus d'un milliard de doses dans près de 150 pays, dont plus de 90% dans les pays AMC aux revenus les plus bas. Selon GAVI, le second milliard de doses acheminées devrait être atteint d'ici cinq mois. Et moins de 1% des volumes reçus ont été confrontés à des problèmes d'expiration.

Mais comme l'approvisionnement s'améliore toujours plus, ces difficultés ne devraient pas être observées cette année, selon l'organisation établie à Genève. Covax devrait être au total prêt à acheminer près de 2,9 milliards de doses dans les pays AMC d'ici fin juin, dont près d'un milliard seront reçus grâce à des dons. Au total, plus de 40% de la population mondiale n'a toujours pas reçu de dose contre le coronavirus face à la pandémie.
16:16
Régime d'entrée assoupli: soulagement pour le tourisme suisse
L'assouplissement annoncé du régime d'entrée en Suisse est un soulagement pour le tourisme helvétique, a indiqué mercredi la Fédération suisse du tourisme. Ce secteur, qui fait face à des problèmes de liquidités, dépend en effet des touristes de l'étranger.

La fédération salue la décision de permettre, dès le 22 janvier, l'entrée en Suisse des touristes vaccinés et guéris sans test supplémentaire, ainsi que la suppression de l'obligation d'un deuxième test après quatre à sept jours.

L'obligation de test entraînait des coûts supplémentaires pour les touristes, ce qui rendait les vacances en Suisse plus chères, entraînant des désavantages concurrentiels par rapport à d'autres destinations.

Malgré l'assouplissement des conditions d'entrée, la situation reste tendue et les mesures actuellement en vigueur ont un impact négatif sur le développement économique du secteur touristique, nuance toutefois la fédération, qui plaide pour un maintien des aides économiques.
16:15
PLR et Centre espèrent des mesures d'assouplissement rapides
Le Centre voit «l'espoir d'une normalisation» et attend du Conseil fédéral qu'il réévalue en permanence la situation, après les décisions annoncées mercredi. «Si la situation épidémiologique le permet, les restrictions doivent être levées début mars», a tweeté de son côté le PLR.

Sur Twitter également, le Centre soutient le fait que le gouvernement n'ait prolongé les mesures de quarantaine et l'obligation de télétravail que jusqu'à fin février.

«Non à une quarantaine pour les personnes doublement vaccinées», écrit pour sa part le PLR. Les libéraux-radicaux appellent aussi à un ordre de priorité pour les tests PCR.
16:13
Le RHNe face à un absentéisme en hausse de 30% en raison du Covid
Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est contraint de réduire son activité non urgente en raison d'un absentéisme d'une partie de son personnel en lien direct avec le Covid. Cet absentéisme est de 30% plus élevé que la normale.

Entre les malades, les quarantaines et les gardes d'enfants, ce sont 64 collaborateurs qui étaient absents mercredi, a relevé le RHNe. Si l'on ajoute les effectifs supplémentaires nécessaires pour faire face à la situation de crise liée à la pandémie, le département des soins devrait trouver plus de 40 remplaçants chaque jour, a souligné l'établissement hospitalier.

Au vu de la difficulté à compenser les absences, le RHNe s'est dit contraint de réduire «drastiquement» son activité non urgente. La programmation du bloc opératoire a été «fortement» réduite s'agissant des interventions électives. Cette mesure permet de diminuer le besoin en lits dans un dispositif saturé. La prise en charge des cas urgents reste assurée.

Mercredi, 82 patients positifs étaient hospitalisés, dont 54 en soins aigus et 28 en réadaptation. Cela représente une hausse de plus de 40% par rapport à fin décembre. Les patients Covid représentent près de 25% du nombre de lits.
15:39
Levée de l'essentiel des restrictions en Angleterre
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé mercredi mettre fin la semaine prochaine à l'essentiel des restrictions anti-Covid imposées pour lutter contre le variant Omicron en Angleterre. Il prévoit en mars la fin de l'isolement pour les cas positifs.

A partir de jeudi 27 janvier, le port du masque ne sera plus légalement obligatoire, le télétravail ne sera plus recommandé officiellement et un pass sanitaire ne sera plus imposé pour l'accès aux boîtes de nuit et certains grands rassemblements, a annoncé le dirigeant conservateur au Parlement.

«Alors que le Covid-19 devient endémique, nous devons remplacer les obligations légales par des conseils et recommandations», a plaidé Boris Johnson.

Il a indiqué ne pas compter prolonger les régulations imposant l'isolement pour les cas positifs au Covid-19 à leur expiration le 24 mars. Cette date pourrait même être avancée. «Nous n'obligeons pas légalement les gens à s'isoler s'ils ont la grippe», a-t-il expliqué.

Plus de 152 000 personnes sont mortes au Royaume-Uni du Covid-19. Les dernières données disponibles montrent une chute de près de 40% du nombre de nouveaux cas hebdomadaires, tandis que le nombre de patients hospitalisés s'est stabilisé. Le nombre de patients en soins intensifs, resté faible pendant la vague Omicron, diminue également.

Cet assouplissement de mesures, jugées liberticides par une partie de la majorité conservatrice, intervient plus tôt qu'attendu - le dispositif anti-Covid devait être revu le 26 janvier - et dans un contexte de crise sans précédent pour Boris Johnson, englué dans le scandale des fêtes à Downing Street pendant les confinements.

Au Royaume-Uni, chaque nation décide de sa politique en matière de santé. Mardi, le gouvernement indépendantiste écossais a annoncé la levée, à partir de lundi prochain, de la plupart des restrictions en place, permettant la réouverture des discothèques et supprimant la limitation à trois ménages pour les réunions à l'intérieur. Le télétravail reste recommandé. Le gouvernement gallois a lui aussi annoncé la semaine dernière une sortie progressive des restrictions liées au virus. Le Pays de Galles a atteint le pic de la vague Omicron et les cas continuent de diminuer.
15:36
Des décisions "compréhensibles" pour les directeurs de la santé
La Conférence des directeurs cantonaux de la santé juge les décisions du Conseil fédéral «compréhensibles» au vu de la situation épidémiologique. Ces décisions correspondent aux retours des cantons à la procédure de consultation.

Une nouvelle augmentation du nombre de cas ne peut être exclue compte tenu de l'activité virale très élevée, souligne la conférence. Le gouvernement a toutefois tenu compte de l'avis des cantons en ne prolongeant l'obligation du télétravail que pour un mois et en prévoyant de discuter de l'éventuel assouplissement d'autres mesures dès février.

Pour les directeurs cantonaux, il est en outre «logique» que le Conseil fédéral renonce pour l'instant à passer de la quarantaine ordonnée par les autorités à une auto-quarantaine pour éviter des pertes de temps. Des questions de droit du travail doivent en effet d'abord être clarifiées.

Enfin, la décision du Conseil fédéral de supprimer le test obligatoire à l'entrée en Suisse pour les personnes vaccinées et guéries correspond aussi à la position d'une nette majorité des cantons. L'incidence élevée en Suisse en comparaison internationale ne permet plus que difficilement de justifier l'obligation de test.
14:52
Fin de la conférence de presse
C'est la fin de cette conférence de presse. Merci de nous avoir accompagné. Le suivi des informations sur le Covid en Suisse et dans le monde continuera comme d'habitude.
14:48
Berset voudrait-il «emmerder les non vaccinés»?
Macron a affirmé avoir envie d'emmerder les non-vaccinés. Cela a-t-il été le cas pour vous?

«Absolument pas», répond Berset en rigolant. «On a décidé de suivre un chemin différent depuis le début».
14:46
Pourquoi ne pas interdire les repas sans masque dans les trains?
Pourquoi ne pas interdire les repas sans masque dans les trains?

«Cela aurait été un durcissement des mesures», répond Berset. «Cette question n'a pas été discutée directement. Pour l'instant, un durcissement ne semble pas approprié.»
14:43
Qu'en est-il du Covid long?
Existe-t-il un registre national de signalement pour les cas de Covid long?

«On n'en a pas parlé ce matin, mais on est attentif à ce sujet et on finance la recherche. Un registre national n'a pas encore été discuté, et nous ne sommes pas sûrs de ce que cela pourrait apporter», répond Berset.
14:34
«Il faut s'adapter à la réalité du terrain»
Vous prolongez jusqu'à la fin mars les mesures les plus dures, à savoir la 2G et la 2G+. Seront-elles levées avant?

«C'est ce que l'on souhaite, et on est toujours prêt à supprimer les mesures rapidement. Le but reste de les lever, et si on peut le faire avant fin mars, on le fera. Mais il faut s'adapter à la réalité du terrain», répond Alain Berset.
14:29
«Ce n'est pas encore terminé»
Si le nombre de cas devrait augmenter de manière massive, il peut également descendre très vite. Pourquoi prolonger les mesures jusqu'à la fin mars?

«C'est difficile de dire ce qui arrivera d'ici mars. Mais on va se réunir de nouveau début février, répond Alain Berset à un journaliste. On ne voit que la baisse d'amorce, mais ce n'est pas toujours le cas. Ce n'est pas encore terminé»
14:24
«Le danger n'est pas écarté»
C'est l'heure des questions.

Le taux d'occupation des hôpitaux est acceptable?

«Il faut être prudent. Nous venons de connaître une forte hausse du nombre des contagions. Mais nous n'avons pas d'évolutions négatives sur le front des hospitalisations. Cela ne veut pas dire que tout danger est écarté, mais, la situation appelle d'autres mesures», répond Berset.
14:20
«Il n'y a pas de raccourcis pendant une pandémie»
Alain Berset résume: «Ce qui reste important, c'est la protection du système hospitalier. Comme nous voyons une évolution positive, nous avons pris plusieurs mesures et appliqué la stratégie pragmatique suivie depuis deux ans par le Conseil fédéral».

«Le 2 février 2022, le Conseil fédéral pourra proposer des changements. Mais il n'y a pas de raccourcis pendant une pandémie. Il faut suivre le chemin menant à l'endémie. Il faut rester prudent et patient».
14:17
Règles d'entrée en Suisse adaptées
«Nous avons décidé d'adapter la stratégie des tests pour l'entrée en Suisse», poursuit Berset. «A partir de samedi prochain, pour entrer en Suisse, la règle des 3G s'applique. Autrement dit: les personnes vaccinées ou guéries ne devront pas présenter le résultat négatif d'un test. Le deuxième test est également supprimé».

L'obligation de saisie des contacts sera également levée. Elle concerne encore les discothèques et certaines manifestations.
14:14
Tests antigéniques reconnus pour obtenir un certificat Covid de guérison
«Les capacités de dépistages atteignent leurs limites», déclare Berset. «C'est la responsabilité des cantons, mais l'OFSP a formulé des recommandations.»

«Concrètement, les tests antigéniques rapides seront reconnus pour attester une infection ou obtenir un certificat de guérison, mais cela ne sera valable qu'en Suisse. C'est une mesure transitoire, pour faire face à la situation.»
14:09
«Il n'est pas nécessaire de renforcer les mesures en vigueur»
Concernant les restrictions en vigueur, Berset affirme: «Ces mesures montrent leur efficacité. Elles sont prolongées pour le moment, en deux étapes. Jusqu'à fin janvier pour le home office et les quarantaines, et jusqu'à fin mars pour les autres.»

«La meilleure manière de faire face à la situation, est d'être extrêmement mobiles, l'évaluer constamment», ajoute-t-il. «A chaque semaine, on analyse si on peut lever les mesures plus tôt que prévu».

«Il nous semble trop tôt pour lever l'obligation du télétravail et des quarantaines. Ce serait dangereux pour l'économie, et tous les autres pays maintiennent ces mesures.»

«Pourtant, il n'est pas nécessaire de renforcer davantage les mesures en vigueur», affirme le ministre de la santé.
14:05
Berset: «On semble voir une évolution positive»
La conférence de presse commence. «La situation évolue très rapidement, on recherche toujours des solutions pratiques. La dynamique actuelle est difficilement prévisible», affirme Alain Berset.

«On semble voir une évolution positive. S'agit-il de la fin de la pandémie? On l'espère, mais on ne le sait pas», ajoute-t-il.

«Pourtant, le virus circule énormément. Mais on assiste à une baisse des patients en soins intensifs. C'est une très bonne nouvelle».

«Le grand nombre des cas rend le dépistage difficile», ajoute Berset, «et cela complique les réflexions sur la suite. Plus que jamais, il faut rappeler que le meilleur moyen de se protéger, c'est la vaccination».
14:00
Les décisions du Conseil fédéral
Le Conseil fédéral a pris sa décision concernant les mesures actuellement en vigueur. Certaines d'entre elles seront prolongées jusqu'à fin mars, d'autres jusqu'à fin février. Ainsi, l'obligation de télétravail et la quarantaine restent en vigueur jusqu'à fin février.

Toutes les autres mesures actuelles resteront en vigueur jusqu'à fin mars. Il s'agit:

  • Des règles 2G et 2G+ pour certains espaces intérieurs

  • De l'obligation du port du masque à l'intérieur

  • de la règle 3G pour les événements extérieurs de plus de 300 personnes

  • Des restrictions de rassemblements privés



Par ailleurs, le Conseil fédéral raccourcit la durée de validité de tous les certificats de vaccination de 365 à 270 jours, à compter du 31 janvier 2022.

Restez sur cette page pour suivre la conférence de presse en direct.
13:40
Nouveau record de cas en Suisse
La Suisse a atteint un nouveau record de cas. Ce mercredi, l'Office fédéral de la santé publique a signalé 38 015 nouvelles infections au coronavirus au cours des dernières 24 heures. 154 ont été hospitalisées et on déplore 25 nouveaux décès.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 32 881 cas, soit 5134 de moins. Le même jour, il dénombrait 36 décès et 249 hospitalisations supplémentaires.

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670 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 28,30% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,70%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 104 424 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 36,4%, contre 30% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,11.

Le variant Omicron représente 87,9% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.
12:58
Alain Berset s'exprimera à 14h00
Le Conseil fédéral tient ce mercredi 19 janvier une séance non prévue, qui sera suivie d'une conférence de presse à 14h00. Le ministre de la santé Alain Berset présentera les décisions concernant la pandémie de Covid-19.

En attendant: Séance extraordinaire du Conseil fédéral: ce qui sera discuté aujourd'hui
11:29
Cinq organisations veulent durcir la lutte contre la pandémie
A l'occasion de la réunion du Conseil fédéral ce 19 janvier, cinq organisations de la société civile ont appelé mercredi à un durcissement de la lutte contre la pandémie. Il s'agit de réduire sensiblement l'incidence du virus, écrivent-elles.

Les cinq organisations justifient leur position notamment par les dommages causés à l'économie et à la société par les conséquences à long terme des affections dues au Covid-19. A court terme également, l'incidence actuellement élevée de plus de 4000 cas pour 100 000 habitants engendre des coûts, notamment en terme d'absentéisme au travail.

Les cinq organisations préconisent donc notamment une interdiction de l'enseignement en présentiel dans les universités et les hautes écoles spécialisées, ainsi qu'un renforcement de l'obligation du masque lors de grandes manifestations et rassemblements en plein air, par exemple aux arrêts de bus. Elles demandent en outre des règles à l'échelle nationale pour les écoles.

Ces organisations s'opposent à ce que la quarantaine et l'isolement ne soient plus obligatoires à l'avenir. Cela mettrait selon elle les personnes concernées sous pression pour qu'elles retournent trop tôt au travail.

Le communiqué est signé par le comité de la société civile autour de l'expert en communication Peter Metzinger, qui a fait la promotion de la loi Covid-19 l'automne dernier, ainsi que par les organisations «ProtectTheKids», «Bildung Aber Sicher CH», «Sichere Schule» et «Kinder schützen - jetzt».
11:25
France: huit membres d'un groupe antivax jugés pour harcèlement
Deux hommes et six femmes, soupçonnés d'appartenir à un groupe structuré de harceleurs en ligne de mouvance antivax, ont été interpellés mardi en Moselle, dans le Rhône, la Seine-et-Marne, les Hauts-de-Seine et le Finistère et seront jugés, a appris mercredi l'AFP auprès du parquet de Paris.

Ils seront jugés à une date ultérieure pour harcèlement moral par un service de communication en ligne, a indiqué le parquet de Paris. Le coup de filet, coordonné par l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), a visé des membres du groupe d'origine italienne «ViVi» ou «V_V», soupçonnés d'avoir harcelé de façon concertée et en ligne en 2021 trois personnes dont deux élus.
11:13
L'administration Biden va distribuer 400 millions de masques FFP2
L'administration Biden va distribuer gratuitement 400 millions de masques FFP2, a annoncé mercredi un responsable de la Maison Blanche.

Les masques seront disponibles dans plusieurs dizaines de milliers de points de distribution, en particulier des pharmacies et des centres de santé, à la fin de la semaine prochaine, selon la même source, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le programme de distribution sera pleinement effectif début février, a-t-elle précisé.

Face à la déferlante du variant Omicron, la Maison Blanche mise également sur le dépistage, avec la mise en fonctionnement, depuis mardi, d'un site internet sur lequel chaque foyer américain peut commander des tests gratuits, à réaliser à domicile. Un milliard de tests rapides doivent ainsi être distribués.
11:00
Près de 300 militaires isolés dans des casernes
Actuellement, environ 300 militaires testés positifs au Covid-19 se trouvent en isolement dans différentes casernes spéciales. L'armée a de la place pour 1100 personnes isolées.

Les personnes testées positives et ne présentant pas de symptômes sont amenées sur l'un des sites pour y passer leurs journées d'isolement sous surveillance médicale, a déclaré mercredi le chef de l'armée Andreas Stettbacher.

Sur le site de Boltigen, dans le canton de Berne, les personnes concernées sont approvisionnées en nourriture par un service de restauration. Cette nourriture est ensuite mise à disposition par le personnel sanitaire.

En principe, la période d'isolement dans l'armée dure sept jours, a déclaré Stettbacher. Il y a des exceptions pour les soldats avant la fin de leur service. Ceux-ci peuvent rentrer chez eux après cinq jours déjà.
9:31
Nombre record d'infections en 24h en Allemagne
L'Allemagne a recensé mercredi plus de 100 000 nouveaux cas de contaminations par le Covid-19 en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie début 2020, selon des données publiées par les autorités sanitaires.

La première économie européenne a enregistré 112 323 cas supplémentaires ainsi que 239 décès au cours de la journée écoulée, a précisé l'institut de veille sanitaire Robert Koch. Il s'agit du premier dépassement du seuil de 100 000 cas par jour depuis le recensement quotidien.

Le taux d'incidence sur une semaine a par ailleurs atteint 584,4 infections pour 100'000 personnes, selon l'institut.

Ce nombre record de cas intervient alors que le variant Omicron est devenu majoritaire en Allemagne, où il est responsable de plus de 70% des nouvelles infections.
A person waks past the Reichstag building, home of the German federal parliament Bundestag, in Berlin, Germany, Monday, Jan. 17, 2022. On Monday the German state of Berlin reported an infection rate of 947,4. (AP Photo/Michael Sohn)
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9:30
Hong Kong: fureur à propos de l'élimination massive de hamsters
Le gouvernement de Hong Kong faisait face à un tollé mercredi après sa décision d'abattre des centaines de petits animaux de compagnie après que des hamsters ont été testés positifs au Covid-19 dans une animalerie de la ville.

Près de 2000 hamsters et autres petits mammifères - chinchillas, lapins, cochons d'Inde - vont être abattus par «mesure de précaution», a déclaré mardi le gouvernement. L'importation de ces animaux a été également interdite.

Cet abattage a été ordonné après l'apparition de cas de Covid-19 dans une animalerie.

Les amoureux des animaux à Hong Kong n'ont pas tardé à répliquer avec indignation: une pétition Change.org a recueilli plus de 23 000 signatures en moins d'une journée et la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a dénoncé la décision du gouvernement.

«La SPCA est choquée et préoccupée par la récente annonce concernant le traitement de plus de 2000 animaux», a-t-elle déclaré dans un communiqué envoyé à l'AFP mercredi.

«Nous exhortons les propriétaires d'animaux à ne pas paniquer et à ne pas abandonner leurs animaux».

Un groupe Facebook rassemblant des amoureux de hamsters a déclaré avoir reçu plus de 20 demandes de renseignements sur la question de savoir si les propriétaires devaient renoncer à leur animal.
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6:13
Levée partielle du confinement à Xi'an
Les transports en commun ont partiellement repris à Xi'an, ont indiqué les autorités. Cet assouplissement intervient près d'un mois après le début d'un strict confinement dans la métropole chinoise touchée par un rebond épidémique de Covid-19.

Depuis le début de l'épidémie, le pouvoir chinois applique une stratégie du Zéro Covid qui consiste à tout faire pour limiter la survenue de nouveaux cas. Xi'an (nord), célèbre pour son armée enterrée du premier empereur de Chine, avait été fin décembre le nouvel épicentre de l'épidémie dans le pays, après la découverte de plusieurs centaines de cas de Covid.
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Les 13 millions d'habitants avaient interdiction de quitter leur domicile et la ville a été placée en quarantaine. Depuis mardi, les transports publics ont repris dans les zones dites "à faible risque", ont indiqué les autorités.

Selon la télévision publique CCTV, des trains circulent de nouveau au départ de Xi'an. La chaîne a diffusé des images d'une poignée de voyageurs entrant dans une gare de la ville. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, aucun nouveau cas local de Covid-19 n'a été recensé mercredi dans l'ancienne capitale impériale.

Le confinement de Xi'an était le plus strict et le plus étendu depuis celui de Wuhan (centre), qui a été la première ville au monde à placer en quarantaine sa population début 2020. La Chine, où le coronavirus a été détecté pour la première fois fin 2019, a réussi à maîtriser le Covid-19 sur son sol.
5:01
Les Grammy Awards déplacés à Las Vegas le 3 avril prochain
La cérémonie de remise des Grammy Awards, équivalent des Oscars pour l'industrie musicale américaine, aura lieu le 3 avril prochain à Las Vegas. Elle n'aura pas lieu à Los Angeles où elle était initialement prévue, ont annoncé mardi les organisateurs. En raison de l'explosion des cas du variant Omicron, l'Académie du disque qui organise les Grammy Awards avait annoncé début janvier qu'elle ne pouvait maintenir le spectacle prévu le 31 janvier à Los Angeles, jugeant que cela présentait «trop de risques» sur le plan sanitaire pour les centaines d'artistes et de techniciens mobilisés. La 64e édition aura finalement lieu non pas en Californie mais à Las Vegas le 3 avril dans la salle du MGM Grand Garden Arena, indiquent les organisateurs.
4:57
Brésil: Record absolu de contaminations en 24h
Le Brésil a enregistré un nouveau record de contaminations par le Covid-19 en 24 heures. Pas moins de 137'103 cas ont été recensés, selon le dernier bilan fourni mardi par le ministère de la Santé. Ce pays de 213 millions d'habitants, le deuxième le plus endeuillé de la planète par la pandémie derrière les Etats-Unis, déplore au total quelque 23,2 millions de cas et 621'517 morts. Le nombre des cas a explosé en janvier, en raison des fêtes de fin d'année et de l'arrivée du variant Omicron, qui se répand comme une traînée de poudre au Brésil. Le précédent record dans cet immense pays datait du 23 juin dernier, quand 115'228 nouvelles contaminations avaient été enregistrées en 24 heures.
22:51
Afrique du Sud: des pumas et des lions contaminés par le Covid-19
Deux pumas et trois lions vivant en captivité dans un zoo en Afrique du Sud ont été contaminés par le Covid-19. Le virus a vraisemblablement été transmis par des membres du personnel asymptomatiques, selon une étude publiée mardi.

La transmission du virus par l'Homme aux animaux «présente un risque pour les grands félins en captivité», met en garde l'étude menée par l'Université de Pretoria. Notamment car les tests PCR ont montré que les félins étaient positifs jusqu'à sept semaines après avoir été contaminés, suggérant que les animaux puissent être touchés par «une forme plus grave de la maladie», souligne le rapport.

L'étude a été lancée après que trois lions d'Afrique ont été testés positifs au Covid-19 l'année dernière. Ils présentaient des symptômes similaires à ceux des humains: difficultés respiratoires, écoulements nasaux, toux. Une lionne a développé une pneumonie.

Cinq employés du zoo en contact avec les animaux ont été testés positifs, laissant penser que l'origine de l'infection venait de l'Homme. Le séquençage des tests a établi qu'il s'agissait du variant Delta, alors dominant en Afrique du Sud.

Un an auparavant, deux pumas présentant des signes d'anorexie et souffrant de diarrhée et d'écoulement nasal avaient aussi été testés positifs au Covid. Ils ont été guéris au bout de trois semaines. Dans leur cas, ni la source de contamination ni le variant n'avaient pu être déterminés.
20:33
La taskforce prudente concernant les hospitalisations
La taskforce scientifique de la Confédération recommande la prudence dans l'interprétation des données en lien avec les hospitalisations pour cause de coronavirus. Il n'est pas clair pour l'heure si le nombre d'hospitalisations augmente ou diminue.

Le nombre de nouvelles hospitalisations déclarées chaque jour ne permet en effet pas de mesurer la charge du système de santé, écrit la taskforce dans son rapport publié mardi. Elle pointe notamment les retards de déclarations. Actuellement, il faut plus de deux semaines pour que 90% des admissions à l'hôpital soient déclarées.

L'occupation des hôpitaux par les personnes atteintes du Covid-19 est un indicateur plus robuste, souligne la taskforce. Les données de Zurich et de Genève montrent que l'occupation y est actuellement en hausse.

Les experts de la Confédération mettent par ailleurs en garde de ne pas surinterpréter le fait qu'Omicron nécessite moins souvent un traitement à l'hôpital que le variant Delta, par exemple. Cet effet peut être rapidement compensé par sa plus forte contagiosité.

Concernant les nouvelles infections, la taskforce relève que la hausse s'est aplatie.
Les nouvelles contaminations avaient rapidement augmenté pendant la semaine avant Noël et la semaine du Nouvel-An.

Les experts restent toutefois prudents sur l'interprétation du nombre de cas. Selon eux, le niveau est très élevé, avec une incidence de plus de 4000 pour 100'000 habitants. Le nombre de cas recensés n'a toutefois pas augmenté significativement sur les deux dernières semaines.

Cette augmentation plus faible pourrait indiquer que le pic de la vague Omicron est bientôt atteint, note le rapport. Mais il est aussi possible qu'elle soit due au fait que le système de test a atteint ses limites
19:54
L'Ecosse assouplit la plupart des restrictions
La plupart des restrictions restantes liées au Covid-19 en Ecosse seront assouplies à partir de lundi, a annoncé mardi le gouvernement écossais. Le nombre de nouveaux cas connaît une «chute importante».

«La hausse des cas entraînée par Omicron a culminé la première semaine de janvier et nous sommes maintenant sur la pente descendante de cette vague de cas», a déclaré la Première ministre, Nicola Sturgeon, au Parlement écossais. Elle a annoncé la fin des restrictions restantes, tout en appelant la population à la prudence.

A partir de lundi, les discothèques pourront rouvrir et les jauges dans les salles de spectacle seront levées. Jusqu'à présent, seuls trois ménages pouvaient se réunir à l'intérieur, une limite qui sera également levée.

Mme Sturgeon a cependant souligné que «malgré l'amélioration de la situation, le niveau de contaminations au Covid dans la population est toujours élevé. Donc, pour minimiser le risque d'attraper le virus, il serait judicieux que nous restions tous prudents dans nos interactions sociales à ce stade.»

Le télétravail continuera d'être recommandé lorsque c'est possible et les masques resteront obligatoires dans les lieux publics intérieurs et dans les transports en commun.

Au Royaume-Uni, chaque nation décide de sa politique en matière de santé. Le gouvernement gallois a lui aussi annoncé la semaine dernière une sortie progressive des restrictions liées au virus après que le Pays de Galles a atteint le pic de la vague Omicron et que les cas continuent de diminuer.

Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, s'est dit mardi «prudemment optimiste» sur le fait que les restrictions liées au Covid - parmi lesquelles le télétravail et le passeport sanitaire en certains lieux - pourront être «fortement réduites» en Angleterre la semaine prochaine. M. Javid a déclaré aux députés qu'il était probable que le pic du nombre d'hospitalisations ait déjà été atteint.

Plus de 152'000 personnes sont mortes au Royaume-Uni dans les 28 jours ayant suivi leur dépistage positif au Covid-19. Les dernières données disponibles lundi montraient que le nombre de nouveaux cas hebdomadaires avait baissé de 41,7% par rapport à la semaine précédente.
18:46
Tourisme international: retour au niveau pré-Covid pas avant 2024
Les arrivées de touristes internationaux dans le monde ne devraient retrouver leur niveau d'avant pandémie qu'en 2024, selon un baromètre publié mardi par l'Organisation mondial du tourisme (OMT), qui prévoit un début d'année 2022 encore «perturbé» par le variant Omicron.

Selon l'agence onusienne basée à Madrid, le nombre d'arrivées de touristes internationaux a progressé de 4% dans le monde l'an dernier par rapport à 2020, tout en restant inférieur de 72% à celles de 2019, année ayant précédé le début de la pandémie de Covid-19.

«Le rythme du redressement» est resté «lent et inégal d'une région du monde à l'autre en raison des différences» relatives aux «restrictions sur la mobilité, (aux) taux de vaccination et (aux) niveaux de confiance des voyageurs», explique l'OMT.

En Europe et dans les Amériques, les arrivées de visiteurs étrangers ont ainsi rebondi respectivement de 19% et 17% sur un an. Au Moyen-Orient, elles ont au contraire reculé de 24% par rapport à 2020, tandis qu'en Asie-Pacifique, elles ont chuté de 65% et restent inférieures de 94% au niveau de 2019.

Pour 2022, les experts de l'OMT jugent les perspectives «plus favorables», même si la situation devrait rester «perturbée» en début d'année, en raison de la vague récente de cas de Covid-19, dopée par le variant Omicron.

Les arrivées de touristes internationaux devraient grimper de «30% à 78%» par rapport à 2021, tout en restant très inférieures à 2019. Selon une majorité d'experts, le retour au niveau pré-pandémie n'interviendra ainsi «qu'en 2024» voire après.

Le redémarrage du tourisme international est attendu avec impatience par les professionnels du secteur mais aussi par de nombreux pays, dont l'économie a été mise à mal par la pandémie.

Selon l'OMT, la «contribution économique du tourisme» a ainsi plafonné à 1900 milliards de dollars (1742 milliards de francs) l'an dernier dans le monde. Un chiffre très éloigné des 3500 milliards de dollars rapportés par le secteur en 2019.
17:59
"Aucun pays n'est tiré d'affaire" avec Omicron selon l'OMS
«Aucun pays n'est tiré d'affaire» avec Omicron même si un pic semble avoir été atteint dans certains d'entre eux, selon le patron de l'OMS. Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mardi à Genève à tout faire pour réduire les infections et la charge des centres de santé.

La situation va «rester critique» dans les prochaines semaines pour le personnel et le système de santé dans de nombreux pays, a-t-il dit à la presse. «Même les cas moins graves inondent les centres de santé».

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est très inquiète pour les pays où le taux de vaccination est bas. La semaine dernière, 18 millions de cas ont été identifiés mais le nombre de nouvelles victimes est resté stable.

Et lors de la réunion en ligne du Forum économique mondial (WEF), le chef du programme d'urgence de l'OMS Michael Ryan a également mis en garde sur le moment où le virus deviendra endémique. Il a rappelé que le virus pourra rester dangereux.

De son côté, l'Alliance mondiale du vaccin (GAVI) a estimé que le dispositif international d'accès équitable à l'immunisation (COVAX) pourra probablement acheminer son second milliard de doses d'ici cinq mois. Elle avait annoncé il y a quelques jours avoir distribué son premier milliard de doses environ un an après les premières.

Environ 25 pays font face encore à des difficultés d'absorption. Mais les pays en développement sont parfois mieux préparés que les pays riches. Il faut seulement leur donner les outils pour lancer la campagne de vaccination, selon GAVI.

Aussi bien l'Alliance que l'OMS redoutent une nouvelle vague d'inéquité si un nouveau vaccin pour lutter contre tous les variants est trouvé. Il faut une collaboration entre public et privé pour anticiper ces prochains produits, selon M. Ryan. Au total, 85% des Africains n'ont pas encore reçu de première dose.

Côté tests, une étude sud-africaine laisse penser que les prélèvements salivaires sont plus efficaces que ceux antigéniques ou PCR pour identifier Omicron. Sans la commenter, une épidémiologiste de l'organisation avertit contre un «changement massif» d'approche. Selon elle, tous ces tests sont largement précis pour identifier le variant.
17:57
La vague omicron affecte davantage la région lémanique et le Tessin
La vague omicron stagne à un haut niveau, a estimé Virginie Masserey, cheffe de section à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) mardi devant les médias à Berne. La région lémanique et le Tessin sont les plus touchés par le nouveau variant.

Omicron prédomine à plus de 90%: la vague semble stagner à un haut niveau, a déclaré la responsable de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination, lors du point de presse des experts de la Confédération. Elle ne fait pas de prédiction quant à un «pic». Il est probable que le nombre de cas augmente, mais plus lentement, selon elle.

Le nombre réel d'infections est certainement bien supérieur à celui recensé par les tests et les déclarations, selon la spécialiste. De nombreuses infections sans ou avec peu de symptômes ne sont actuellement pas testées. Les nouveaux cas touchent surtout les jeunes et la population active.

L'incidence varie entre les régions. Les cantons les plus affectés sont ceux de la région lémanique ainsi que le Tessin, avec les incidences les plus élevées sur 14 jours: Genève affiche 6500 cas sur 100'000 habitants. C'est aussi la région lémanique qui voit la plus forte augmentation des hospitalisations.

«On ne s'explique pas vraiment ces différences géographiques et on ne sait pas non plus quelle en sera l'évolution», a dit Virginie Masserey. Ces différences entre l'ouest et l'est de la Suisse se reflètent aussi au niveau de l'Europe, relève-t-elle. Avec le variant delta, c'était l'inverse.

L'occupation dans les soins intensifs, stabilisée à un haut niveau, reste gérable. Jusqu'ici, il n'y a pas eu de véritable vague de malades dans les hôpitaux, a affirmé au cours du point de presse Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.

Mais il y a des différences considérables entre les régions. Rudolf Hauri a indiqué qu'il n'y avait pas eu de transferts de patients à grande échelle d'un canton à l'autre.

S'agissant des capacités de dépistage dans les cantons, la charge de travail des autorités sanitaires cantonales reste élevée, et ce malgré la réduction des durées de quarantaines et d'isolement à 5 jours. Pour cette raison, il reste recommandé aux personnes testées positives d'aviser elles-mêmes par SMS leurs contacts les plus proches.

Du côté des vaccinations, 60% de la population est complètement vaccinée tandis que 4% des enfants de 5 à 11 ans ont eu une primovaccination. On compte environ 60'000 vaccinations quotidiennes, surtout des troisièmes doses. Plus de 3 millions de personnes ont reçu un rappel, soit 62% des personnes éligibles.

La tranche d'âge 12-15 ans n'a pas encore la possibilité de recevoir la dose de rappel. La Commission fédérale de vaccination prépare pour la fin de cette semaine des recommandations pour ce groupe d'âge, a précisé Virginie Masserey.

Le rappel contribue à réduire la propagation et renforce la durée de protection contre une évolution grave, quel que soit le variant. «Les vaccins spécifiques au variant omicron ne sont pas prêts d'être disponibles», affirme Virginie Masserey.

L'immunité élevée au sein de la population, même si elle ne protège pas d'une infection et d'une maladie bénigne, protège largement contre les hospitalisations, a insisté Mme Masserey. En outre, le variant omicron provoque des évolutions moins graves.

Dans ce contexte, se pose la question de l'utilité des certificats de vaccination et de guérison et de la règle des 2G. «On peut se demander à quoi bon limiter l'accès aux personnes vaccinées ou guéries, puisque ces dernières s'infectent et transmettent également le virus. Nous pensons que les restrictions sont toujours justifiées», déclare Mme Masserey.

Les personnes vaccinées et guéries ont moins de risque de s'infecter que les non-immunes, selon l'experte. Elles sont surtout beaucoup mieux protégées d'une évolution grave, en particulier dans les quatre mois qui suivent la vaccination de rappel ou si l'infection est récente.

Les personnes infectées par le passé avec d'anciens variants sont cependant mal protégées contre omicron, rappelle l'experte de l'OFSP. Il leur est donc recommandé de se faire vacciner, une seule dose étant suffisante.

Le nombre de personnes en isolement et en quarantaine a crû par rapport à la semaine dernière, malgré la réduction de la durée de ces mesures. Selon Rudolf Hauri, cela s'explique par le fait que les membres de la famille des personnes infectées doivent continuer à être placés en quarantaine, contrairement aux autres personnes de contact.

Les quarantaines sont aussi en hausse parce que les contaminations restent élevées, a complété Virginie Masserey. Au vu de la période d'incubation plus courte d'omicron, la durée de l'isolement et de la quarantaine a été réduite de dix à cinq jours en raison du manque croissant de main-d'œuvre dans de nombreux secteurs professionnels. Sur ce front, une détente ne s'est donc pas encore produite.

La question du traitement médical des patients atteints de Covid long a aussi été abordée. Virginie Masserey a rappelé que certains hôpitaux universitaires disposaient de consultations spéciales et que les médecins traitants sont par ailleurs spécialement formés pour s'occuper de ces cas de Covid long.

De son côté, Rudolf Hauri a indiqué qu'aucun canton ne prévoyait pour l'instant de créer un centre spécialisé pour les patients de Covid long. Les médecins de famille restent les premiers interlocuteurs de ce type de patients, selon lui.
16:44
Pfizer a déposé une demande pour un nouveau médicament en Suisse
L'entreprise pharmaceutique Pfizer a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché pour le médicament Paxlovid, destiné au traitement contre le Covid-19. L'autorité d'autorisation et de surveillance Swissmedic en a fait l'annonce mardi.

Ce médicament se compose de deux principes actifs synthétiques contenus dans deux comprimés séparés. Le nirmatrelvir, un principe actif d'un type nouveau, est un inhibiteur d'une enzyme du virus SARS-CoV-2 qui joue un rôle majeur dans sa multiplication, explique Swissmedic dans un communiqué.

Et pour que le nirmatrelvir ne soit pas métabolisé trop rapidement dans le foie et qu'il conserve son efficacité antivirale, il est associé au ritonavir, un principe actif connu et utilisé avec succès depuis plus de 20 ans dans le traitement contre le sida.

L'examen des données en continu permet de déposer une demande d'autorisation avant de disposer d'un dossier complet, rappelle Swissmedic. Des premières données issues d'études précliniques et cliniques et relatives à la qualité ont déjà été remises. D'autres suivront au fur et à mesure qu'elles seront disponibles.

Jusqu'ici, Swissmedic a autorisé deux médicaments contre le Covid-19. Fin décembre, l'autorité avait donné son feu vert à un premier médicament, le Ronapreve de Roche, une association d'anticorps pouvant être utilisée à des fins de traitement ou de prophylaxie du Covid-19.

Le Ronapreve a été autorisé pour les patients âgés d'au moins 12 ans dans le traitement du Covid-19 ne nécessitant ni oxygénothérapie ni hospitalisation et lorsqu'il existe un risque élevé d'évolution vers une forme grave de la maladie. Swissmedic a aussi donné une autorisation de durée limitée au médicament Regkirona, destiné à la fabrication d'une solution pour perfusion pour les patients adultes.
16:41
La demande d'un registre national des cas de Covid long se renforce
Trop peu a été fait jusqu'à présent pour les patients atteints de Covid long, estime l'association Altea. Le réseau Long-Covid demande notamment la création d'un registre national des cas.

Selon des études, une personne sur dix présente encore des symptômes un an après avoir été infectée par le Covid-19. Jusqu'ici, on ne rend pas justice à ces patients et on n'en fait pas assez pour eux, a déclaré mardi Michael Schlunegger, président d'Altea, à la radio alémanique SRF.

«Il s'agit de rassembler des idées et de trouver des solutions le plus rapidement possible, même si elles ne sont pas parfaites. Il faut être créatif dans ce domaine», a expliqué M. Schlunegger. Selon lui, la Confédération doit informer plus activement sur la maladie et renforcer la recherche. Et tous les cas devraient être enregistrés au niveau national.

Etant donné que pour l'instant, c'est la maîtrise de la vague Omicron qui domine tout, le président d'Altea doute que la thématique soit effectivement empoignée. Il espère un soutien plus important de la part des politiques.

Le week-end dernier, des experts avaient déjà souligné que la hausse du nombre de cas de Covid 19 augmentait également le risque de dommages à long terme.

Le neuroscientifique Dominique de Quervain avait notamment critiqué le fait qu'il n'existe pas de registre central qui rassemble tous les cas de Covid long. Seuls les plus graves sont enregistrés dans le registre de l'assurance invalidité (AI), c'est-à-dire ceux de personnes ne pouvant plus travailler.

L'infectiologue bâlois Manuel Battegay souhaitait lui aussi un enregistrement systématique des cas de Covid long, ainsi qu'une étude «sur ce qui pourrait être un problème majeur de santé publique».
15:02
Fin de la conférence de presse
C'est la fin de cette conférence de presse. L'actualité liée au coronavirus en Suisse et dans le monde va reprendre comme d'habitude sur cette page!
15:01
Quel est la proportion de Delta aux soins intensifs?
Plus de 90% de nouvelles infections sont dues à Omicron, moins de 10% à Delta. Peut-on dire que c'est l'inverse dans les soins intensifs?

«Il se peut, mais c'est tôt pour se prononcer», répond Virginie Masserey, qui ne veut pas s'avancer sur les chiffres.
14:49
«On peut être raisonnablement optimistes»
«Où en sommes-nous en matière de pandémie?», demande un journaliste.

Virginie Masserey déclare: «On est plutôt positifs, concernant une évolution qui sera probablement favorable, par rapport à ce qu'on peut observer dans d'autres pays. Dans l'ensemble, les soins intensifs ne sont pas surchargés, il n'y a pas autant de monde que prévu. On peut être raisonnablement optimistes».
14:47
Les doubles vaccinés ayant été infectés semblent mieux protégés que les personnes ayant reçu trois doses
«Les personnes boostées sont-elles plus ou moins protégées que celles ayant guérie après avoir été vaccinées contre Delta?», demande un journaliste.

«Une infection peut faire office de booster», rappelle Virginie Masserey. «Les données ne sont pas concordantes, mais il se peut que les personnes doublement vaccinées et infectées soient plus immunisées que les personnes boostées».
14:44
Qu'en est-il des effets secondaires des doses de rappel?
Un journaliste demande des précisions quant aux effets secondaires des doses de rappel. Selon Virginie Masserey, «ils ressemblent à ceux qu'on a vus chez les personnes vaccinées une ou deux fois. Il n'y a pas de changement à ce niveau».
14:42
Comment expliquer les chiffres des quarantaines?
«Mardi dernier, on avait 30 000 personnes en quarantaine ou isolement. Aujourd'hui, ils sont 200 000. Comment l'expliquer?», demande un journaliste.

«Je ne me suis pas encore posé la question», répond Masserey. «Je pense qu'il y a des phénomènes liés à l'augmentation exponentielle des cas, et la durée réduite de la quarantaine a été introduite trop tôt pour avoir déjà un effet sur cela».
14:36
Masserey: «Il est possible que nous ayons atteint le pic»
Un journaliste demande combien de personnes ont été infectées par Omicron en Suisse jusqu'à présent, et si le pic sera bientôt atteint?

Masserey explique ne pas pouvoir répondre à la première question. Concernant la seconde, responsable de la section Contrôle de l'infection et programme de vaccination pense que ««la stabilisation du nombre des cas pourrait signifier que nous ayons atteint le pic». «Mais je ne peux pas encore faire de prédictions, car il y a des différences cantonales. Les cas pourraient continuer d'augmenter, mais plus lentement», nuance-t-elle.
14:31
Trop tôt pour revenir à la règle 3G
«Il semble que certains cantons ont dit qu'on pouvait retourner à la 3G, Serait-ce une bonne mesure?», demande un journaliste.

«Il n'y a pas de réponse définitive, on est dans une situation nouvelle, avec ce haut taux d'immunité dans la population», répond Masserey, «mais c'est difficile de prédire ce qui va se passer,. Il y a beaucoup de variabilité. A l'heure actuelle, il nous semble sage de maintenir ces précautions».
14:26
La Task Force s'est-elle trompée?
C'est l'heure des questions. Un journaliste demande: «la Task Force faisait des pronostics apocalyptiques, avec une explosion des hospitalisations. Ce n'est pas le cas, pour l'instant. Peut-on dire qu'elle s'est trompée?»

Pour Masserey, «on peut supposer que des hypothèses dans le modèle ne se sont pas vérifiées», répond-t-elle, «mais il faut être très prudent, on ne connaît pas la suite, et beaucoup de cas ne sont pas détectés. De manière générale, ça reste des modèles».
14:22
Pas de véritable vague de malades dans les hôpitaux
«Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de véritable vague de malades dans les hôpitaux», déclare Rudolf Hauri. «Pourtant, les différences entre les régions sont considérables. Il n'y a pas non plus eu de déplacements de patients à grande échelle».

Selon Hauri, il n'y a plus que très peu de primo-vaccinations. En revanche, les vaccinations des enfants se déroulent sans problème.
14:19
«Les autorités cantonales sont surchargées malgré la réduction de la période d'isolement»
Rudolf Hauri, médecin cantonal de Zoug et président de l'Association des médecins cantonaux, prend la parole. Il s'exprime sur la pénurie de capacités de dépistage.

Les personnes testées positives sont priées par SMS de contacter elles-mêmes leurs contacts les plus proches. «Malgré la réduction de la durée de la quarantaine et de l'isolement, la charge de travail des services cantonaux serait élevée», déclare Hauri.

Et d'ajouter: «Les autorités cantonales sont surchargées malgré la réduction de la période d'isolement».

«La réduction de l'isolement apporte toutefois un soulagement aux personnes infectées asymptomatiques», poursuit-il. Les contaminations dans la sphère privée, le cercle d'amis, les institutions de formation seraient toujours les plus élevées. Les grandes manifestations ne se feraient pas remarquer outre mesure parmi les lieux où les personnes infectées ont été contaminées.
14:16
«Nous devrons bientôt être au clair sur la vague actuelle»
Quelles sont les perspectives, au vu du taux d'immunité supposé dû aux vaccinations et à Omicron? «Nous devrons bientôt être au clair sur la vague actuelle, mais il est important de continuer à respecter les mesures. La situation est évaluée en permanente», explique Virginie Masserey.
14:13
Le certificat Covid reste important
Face à cette situation, le certificat Covid est-il toujours utiles?, se demande Masserey. «Nous pensons que oui, répond-elle. Les vaccinés et les guéris sont toujours protégés des versions graves de la maladie».

Est-ce que le covid long existe vraiment? On fait le point.

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Conseil fédéral: tout savoir sur la prolongation des mesures Covid
Compte tenu de la situation tendue dans les hôpitaux, le Conseil fédéral prolonge les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus. L’obligation de travailler à domicile est prolongée jusqu’à fin février, tout comme la quarantaine-contact. Les autres mesures sont aussi prolongées pour l’instant jusqu’au 31 mars.

Le 17 décembre 2021, le Conseil fédéral a adopté des restrictions importantes, notamment la règle des 2G et des 2G+ à l’intérieur de certains établissements, des restrictions pour les rencontres privées et l’obligation de travailler à domicile. Ces mesures devaient prendre fin le 24 janvier 2022, tout comme l’obligation de présenter le certificat dans certains lieux décidée par le Conseil fédéral en septembre 2021.

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