DE | FR
Jean-Philippe Lonfat, chef du service de l'enseignement valaisan
Jean-Philippe Lonfat, chef du service de l'enseignement valaisanImage: Keystone
Interview

Le Valais fait marche arrière et change de dispositif pour sa rentrée scolaire

Trois jours avant sa rentrée scolaire, le Valais sort un nouveau dispositif anti-Covid. Son projet initial ne respectait pas la protection des données. Entretien avec Jean-Philippe Lonfat, chef du service de l'enseignement.
13.08.2021, 18:2915.08.2021, 09:36
Suivez-moi

La décision vient de tomber. Elle concerne le secondaire II. La liste des étudiants vaccinés et non-vaccinés est définitivement abandonnée. Cette liste devait être établie par l'enseignant principal, ce qui contrevenait à la protection des données. Le Préposé cantonal Sébastien Fanti n'en revenait pas qu'une telle mesure soit même imaginée. Un doute partagé par la professeure de droit Anne-Sylvie Dupont, que nous avions sondée👇🏼.

Trouver une autre solution qui respecte la loi

Contraint, le département de l'Instruction publique a dû rapidement revoir sa copie et s'assurer que le dispositif qu'il prévoit de mettre en place, pour permettre aux étudiants vaccinés de ne pas porter le masque, respecte la loi.

Voici les explications du chef du service de l'enseignement valaisan, Jean-Phlippe Lonfat.

Vous avez fini par trouver une solution pour les étudiants du secondaire II. Expliquez-nous.
JEAN-PHILIPPE LONFAT:
Chaque étudiant remettra une enveloppe avec un document, qu'il devra remplir pour indiquer s'il répond aux conditions du certificat Covid, et y joindre une copie d'une pièce justificative. Chaque étudiant donnera cette enveloppe fermée avec son nom et la date à son professeur, qui la mettra dans une grande enveloppe scellée. Cette dernière sera ensuite remise au médecin cantonal, qui, lui seul, sera habilité à l'ouvrir en cas de nécessité. Avec cette solution, nous respectons la protection des données, le préposé cantonal l'a d'ailleurs approuvée.

Comment allez-vous vérifier que les élèves disent la vérité? Y aura-t-il des contrôles?
Le système repose sur la confiance et la responsabilité individuelle. Des vérifications seront faites uniquement en cas de gros problèmes pour éviter tout cluster.

Vous avez dû abandonner votre idée initiale de demander aux profs de tenir une liste des élèves vaccinés et non-vaccinés. Vous aviez oublié de consulter vos juristes?
Le Service de l’enseignement et de la santé, par son unité du médecin cantonal, n’avait pas estimé que le plan de protection ne respectait pas la légalité. Tous les feux étaient au vert pour ce plan de protection sécurisé, efficient et pragmatique. Mais suite à l'intervention du préposé, nous avons analysé les critiques et remarques, afin de solidifier nos décisions.

Au final, vous avez dû revoir votre plan
Depuis 16 mois, nous adaptons nos positions presque chaque jour! Notre plan de protection, qui a reçu le soutien de tous nos partenaires (syndicats d’enseignants, association de directeurs et de parents, unité du médecin cantonal…), reste perfectible.

Comme annoncé par mon chef de Département, lors de la conférence de presse de la rentrée, il est susceptible d’évoluer. Mais de façon générale, notre plan vise à poser un équilibre entre mesures sanitaires et vie scolaire presque normale, notamment en supprimant l’obligation du port du masque et en limitant les quarantaines. Nous poursuivons toujours cet objectif.

Cette fois, êtes-vous sûr de votre coup?
Pour la scolarité obligatoire, les plans de protection ne sont pas contestés. Nous avons maintenant trouvé une solution qui réponde pour le secondaire II aux exigences du Préposé, à la protection des données.

Nous répondons ainsi à la volonté du chef de département de transmettre les données aux professionnels de la santé. Sans cette solution validée, nous aurions été contraints de demander à tous les étudiants et enseignants le port du masque. Les conséquences pédagogiques et psychologiques ont été prises en compte. Nous continuons d'étudier la nécessité d'élaborer une ordonnance.

1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Un Suisse tente de tuer le patron de la banque de France avec un marteau
Les faits se sont déroulés, en juin dernier, à Bâle. François Villeroy de Galhau, une personnalité française de premier rang, aurait été victime d'une tentative d’homicide volontaire.

Il y a trois mois, François Villeroy de Galhau, patron de la Banque de France – l'équivalent de la Banque Nationale suisse – a failli se faire tuer à coups de marteau près de la gare de Bâle. Cette étrange histoire, qui concerne une personnalité publique française des plus influentes, est passée sous le radar cet été, mais a été rapportée par nos confrères de 24 Heures.

L’article