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Neuchâtel et Besançon lancent un master sur le frontaliers

Suisses et français créent une formation pour gérer les frontaliers

Projet de master franco-suisse a été lancé par les universités de Neuchâtel et Besançon, en France voisine.
27.01.2023, 13:4527.01.2023, 13:45

L’Université de Franche-Comté (UFC), à Besançon, et l’Université de Neuchâtel (Unine) envisagent d'introduire à la rentrée 2024 un master pour former des spécialistes en relations frontalières. Cette formation a pour objectif de répondre aux nouveaux enjeux territoriaux qui sont apparus ces dernières années entre les collectivités territoriales franco-suisses de l’Arc jurassien.

Avec ce master, l’UFC et l’Unine veulent former des étudiants «qui seront capables d’intervenir professionnellement sur ces enjeux et d’identifier des leviers permettant de résoudre les déséquilibres en adaptant, voire en renforçant les modalités de coopération transfrontalière», peut-on lire dans «A la une», le magazine de l'Unine.

«L’économie frontalière, au sens large, a beaucoup apporté», a déclaré Pascal Ducournau, directeur de l’Unité de formation et de recherche sciences du langage, de l’homme et de la société, à Besançon, cité dans le magazine. En même temps, «ce développement a généré un ensemble d’enjeux, de déséquilibres parfois, aussi bien territoriaux, environnementaux, sociétaux qu’économiques auxquels il est nécessaire aujourd’hui de faire face».

Selon Louis de Saussure, doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Unine, cette formation est l’occasion de renforcer la valeur ajoutée des universités sur leurs terrains, en formant des spécialistes capables de dresser des ponts pour des enjeux sociétaux primordiaux.

Formation professionnalisante

Le master sera certifié à la fois par l’UFC et l’Unine. Les étudiants iront étudier ensemble dans une université puis dans l’autre, pour qu'ils puissent se rencontrer. La formation se veut professionnalisante avec des stages ou des recherches collaboratives sur les besoins des collectivités locales franco-suisses en lien avec la frontière.

Le master ambitionne, à terme, de dépasser le cadre régional. La formation aimerait s’ouvrir à d’autres zones frontalières, que ce soit le long de la frontière suisse ou le long des frontières plus vastes du territoire français, comme le continent européen ou l'outre-mer. (sda/ats)

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