Suisse
Politique

Armes: sept sondés sur dix favorables à une loi plus stricte

Armes: sept sondés sur dix favorables à une loi plus stricte

Le certificat psychologique obligatoire pour l’achat et la détention d’armes à feu recueille 80% d’avis favorables, selon un sondage Leewas réalisé fin septembre auprès de 10 858 personnes en Suisse pour 20 Minuten et Tamedia.
04.10.2026, 08:2004.10.2026, 10:46
Une Ukrainienne suit une formation au maniement des armes : en raison des coûts élevés, le pays recherche des alternatives pour se défendre contre les drones.
Selon un sondage Leewas, sept personnes interrogées sur dix sont favorables à un durcissement de la loi sur les armes en Suisse.Image: Imago

Une large majorité de la population suisse s'est prononcée en faveur d'un durcissement de la loi sur les armes. L'introduction d'un certificat psychologique pour l'achat d'armes, en particulier, recueille un large soutien, selon un sondage publié dimanche.

Le débat sur la législation suisse sur les armes a été relancé par plusieurs homicides et une fusillade à Aarau. Un sondage réalisé par l'institut de recherche Leewas pour le compte de 20 Minuten et Tamedia révèle désormais une position claire au sein de la population.

Au total, 70% des personnes interrogées sont favorables à un accès plus restreint aux armes à feu ainsi qu’à un durcissement des conditions de détention. Ainsi 50% ont répondu «oui» à la question posée, et 20% supplémentaires «plutôt oui». En revanche, 27% des sondés se sont prononcés contre, dont 18% par un «non»catégorique.

Des différences marquées sont apparues entre les sexes. Alors que 78% des femmes sont favorables à un durcissement, le taux d’approbation chez les hommes s’élève à 61%. L’âge joue également un rôle dans les réponses: le taux d’approbation passe de 62% chez les 18-34 ans à 79% chez les plus de 65 ans. Les habitants des villes et des agglomérations (72% dans les deux cas) sont plus favorables à un durcissement que ceux des zones rurales (67%), révèle le sondage.

Clivage net entre les partis

La question d’un durcissement de la loi sur les armes divise les partisans des différents partis. C’est au sein du camp de la gauche et des Verts que l’on observe le plus grand soutien (PS: 92%, Verts: 85%). Le «oui» est aussi nettement majoritaire parmi les partisans du Centre (71%), du PLR (63%) et du PVL (80%).

Ce sont les sympathisants de l’UDC qui se montrent les plus sceptiques. Parmi eux, 51% sont favorables à un durcissement, tandis que 47% s’y opposent. Avec 35% de «non», c’est au sein de ce groupe que le rejet est le plus marqué.

Certificat psychologique largement accepté

Le résultat est encore plus net concernant la question d’un certificat psychologique obligatoire pour l’achat et la détention d’armes à feu. Au total, 80% des personnes interrogées soutiennent cette mesure (58% de «oui», 22% de «plutôt oui»). Seuls 17% des sondés s’y opposent.

Cette exigence est majoritairement partagée par tous les groupes démographiques et politiques. Même parmi les partisans de l’UDC, qui sont les plus critiques à l’égard d’un durcissement général de la législation, le certificat psychologique recueille une nette majorité avec 71%.

Le sondage a été réalisé du 24 au 27 septembre 2026. 10'858 personnes issues de toutes les régions du pays y ont participé. La marge d’erreur statistique pour les résultats globaux est de plus ou moins 2,5 points de pourcentage. (dal/ats)

Kiev: l'entraînement secret des civils au combat
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Le jour où la Suisse a construit une gare exprès pour Churchill
En septembre 1946, une gare provisoire fut créée à Köniz près de Berne, tout spécialement pour la visite à Berne de celui qui fut le premier ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le lundi 16 septembre 1946, peu après 17 heures 30, la Flèche rouge, avec Winston Churchill à son bord, s’arrête en pleine voie au niveau du Gurtenbühl, entre les gares de Berne-Weissenbühl et de Wabern. Le train avait parcouru le trajet de Pregny, près de Genève, à la gare de marchandises de Berne-Weyermannshaus, sans aucune halte et en un temps record, avant d’être aiguillé sur la ligne de la Gürbetalbahn.
L’article