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A Genève, les universités (ici Uni Mail) accueilleront des services de vaccination mobiles. keystone/shutterstock

La proximité est-elle la solution pour pousser les jeunes à la vaccination?

C’est une des énigmes que la Confédération et les cantons devront résoudre rapidement: pousser à la vaccination les jeunes pour augmenter la couverture vaccinale.



Les chiffres parlent d’eux-mêmes: plus on est jeune, moins on est vacciné. Ce n'est donc pas étonnant que certains cantons visent particulièrement cette génération pour faire avancer, tant bien que mal, la couverture vaccinale. Et jusqu’à aller directement là où ils se trouvent: dans les écoles et les lieux de formation.

En Suisse alémanique, l’Argovie a déjà fait ce choix pour le niveau secondaire II. Soleure aussi. Et en Suisse romande? Ca discute, ça réfléchit, mais ce n’est pas encore vraiment à l’ordre du jour. Dans le reste du pays également, le débat est sensible et dépasse le seul cadre des lieux de formation. Voici quelques raisons:

Dans les unis à Genève

Si outre-Sarine installe la vaccinations itinérante dans les écoles du secondaire II, la Suisse romande semble pour l’heure un peu réticente. Dans les cantons de l’arc lémanique, on avance pas à pas, au gré des réflexions. En gardant un oeil attentif sur l’essai argovien.

«Nous ne fermons aucune porte et observons ce qu’il se passe ailleurs. Pour l’heure, nous allons privilégier la communication sur les intérêts de se faire vacciner sans pour autant déplacer de centres de vaccination mobiles devant les bâtiments du secondaire II»

Laurent Paoliello, chargé de communication au Département de la santé du canton de Genève.

Quand même, les universités du bout du lac verront débarquer la vaccination itinérante, tout comme les Hautes écoles supérieures (HES). Un ballon d’essai accompagné d’une campagne de communication axée sur les 18-40 ans, abordant les conséquences possibles d’une non-vaccination (covid long, complications, etc.) et les fake news. Sont surtout abordées des thématiques qui touchent la jeunesse (baisse de la fertilité, impuissance sexuelle, etc.).

Le timing est pensé: il faut attraper les jeunes à leur retour de vacances et hors période d’examen. Deux éléments qui, pour Laurent Paoliello, expliquent en partie le (plus) bas taux de couverture vaccinale chez les moins de 40 ans. Il est aussi prévu de travailler avec le milieu de la nuit – dont les établissements demandent souvent le certificat sanitaire – pour expliquer aux jeunes les bénéfices de la vaccination pour l’accès aux loisirs. «Nous voulons montrer l’intérêt de la vaccination pour eux», relève Laurent Paoliello.

Vaud y pense

Du côté vaudois, on affirme que faciliter l’accès à la vaccination pour les jeunes est en projet et diverses pistes sont étudiées.

«L’idée est d’enlever autant de freins pratiques que possible, en misant par exemple sur la proximité»

Sonia Arnal, chargée de communication au département de la Santé et de l’action sociale (DSAS).

Rien ne semble toutefois encore arrêté et Sonia Arnal indique ne pas pouvoir donner des informations plus détaillées pour le moment.

En Argovie, on annonce qu’en deux jours, une centaine de jeunes ont répondu à l’appel de la piqûre. Tandis qu’à Genève, avec la fermeture des «vaccinodromes», ces grands centres de vaccination installés ici et là pour piquer en masse, il a déjà fallu réintroduire des files d’attente virtuelles (une semaine d’attente actuellement) pour faire face à la demande des jeunes de retour après la pause estivale.

L’OFSP surfe sur les réseaux

A Berne, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) laisse volontairement la main aux cantons pour la vaccination des jeunes. «Il savent le mieux comment atteindre les différents groupes cibles de leur population», indique Masha Renfer-Foursova, porte-parole.

La Confédération ne reste pas pour autant les bras croisés. Elle met aussi en avant son travail sur les réseaux sociaux (Instagram, TikTok) et l’engagement de personnalités influentes ainsi que ses tentatives de briser les mythes sur la vaccination.

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C'est l'étape qui nous fait dire que tout ça, ça commence à ressembler pas mal à la vie d'avant. Mais est-ce qu'on est prêt à retourner en boîte? Pas sûr.

Ça y est. Merci Alain Berset. Celui qui joue avec nos nerfs depuis des mois à coups de «on ouvre, ah non finalement on ferme, mais on rouvre un peu mais genre que les terrasses mais pas trop» nous libère enfin de nos chaînes. Celles qui retiennent nos chevilles et nos pieds, prêts à enflammer le dancefloor. Mais on n'est pas prêt pour tant de bonheur. On ne dirait pas «enflammer le dancefloor», sinon. On disait comment avant? Je sais plus.

Tant pis pour la sémantique et les phrases ringardes. …

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