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Cassis: les Etats-Unis seuls capables de forcer un compromis

Swiss Federal Councillor and Foreign Minister Ignazio Cassis, OSCE Chairman-in-Office, speaks during the conference "From Geneva to Helsinki and beyond" in Bern, Switzerland, Thursday, Septe ...
Selon Ignazio Cassis, les Etats-Unis ont la force militaire et politique pour contraindre des parties en conflit de trouver des compromis. Keystone

Ignazio Cassis: «Sans les Etats-Unis, il ne se passe pas grand-chose»

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Ignazio Cassis a affirmé que les Etats-Unis disposaient de la force politique et militaire nécessaire pour contraindre les pays en conflit à composer.
24.09.2026, 06:3824.09.2026, 06:38

La Suisse entend continuer à utiliser ses canaux diplomatiques avec l'Iran et les parties au conflit en Ukraine afin de débloquer les processus qui sont au point mort. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Berne peut faciliter les discussions et donner l'impulsion nécessaire aux premières démarches, mais elle ne dispose pas du pouvoir politique et militaire des Etats-Unis pour contraindre les parties au conflit à trouver un compromis, a déclaré Ignazio Cassis.

«Sans les Etats-Unis, il ne se passe pas grand-chose sur cette planète», a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères devant des représentants des médias à New York. Le discours du président américain Donald Trump montre clairement le rôle que les Etats-Unis veulent et peuvent jouer, a déclaré Cassis. Il a ajouté:

«Malgré toutes leurs faiblesses, malgré un style qui ne nous plaît peut-être pas et malgré un choix de mots qui n’est pas toujours approprié»

Cela vaut aussi bien pour la région du Golfe que pour la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Pour qu’un processus de paix aboutisse, il faut non seulement de la diplomatie, mais aussi la force politique et militaire nécessaire pour amener les parties au conflit à prendre les mesures qui s’imposent.

Canal de communication avec l’Iran

Depuis 1980, la Suisse représente les intérêts des Etats-Unis en Iran. Ce rôle a contribué à maintenir un canal de communication entre Washington et Téhéran, même dans les moments difficiles.

A New York, Cassis a également rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Grâce à son accès à l’Iran, la Suisse peut faciliter les discussions de manière discrète. Il ne s'agit pas de conclure des accords spectaculaires, mais de permettre tout simplement l’établissement d’un dialogue.

Selon le Tessinois, les échanges avec le Conseil de coopération du Golfe, dont font partie l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman, doivent être renforcés compte tenu de l’imbrication régionale croissante du conflit au Proche-Orient.

En février, un mécanisme de consultation a été convenu lors du Forum économique mondial de Davos. Les Etats participants doivent échanger régulièrement leurs points de vue sur des questions politiques et explorer d’éventuelles actions communes.

Efforts pour l'Ukraine

Concernant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, M.Cassis considère que le rôle de la Suisse réside également avant tout dans les efforts diplomatiques. En tant que présidente en exercice de l’OSCE, la Suisse pourrait mettre à profit les instruments et l’expérience de l’organisation pour soutenir une solution négociée. La médiation proprement dite entre Moscou et Kiev doit pour l’instant émaner des États-Unis.

Selon Ignazio Cassis, le principal obstacle à la paix est le manque de volonté des deux Etats de faire un pas décisif. Les deux parties ont toujours l’impression de pouvoir gagner la guerre par la voie militaire.

M. Cassis a représenté la Suisse lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, aux côtés du président de la Confédération Guy Parmelin. Les deux conseillers fédéraux rentrent en Suisse mercredi soir. (sda/ats)

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