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Malgré les risques, les élus suisses n'interdisent pas le plomb

Malgré les risques, les élus suisses n'interdisent pas cette munition

Chasse aux canards.
Image: Shutterstock
Le Conseil national refuse d'interdire les munitions de chasse au plomb. Ces dernières présentent un risque pour les enfants, les femmes enceintes et la faune. Voici pourquoi ils ont pris cette décision.
08.03.2023, 14:4508.03.2023, 17:50

Les munitions de chasse au plomb ne seront pas interdites. Le National a rejeté mercredi, par 99 voix contre 94 et 2 abstentions, une motion de Martina Munz (PS/SH) visant à réduire les apports de métaux toxiques dans l'environnement.

Le plomb s'accumule dans l'organisme. Même à faibles doses, il est toxique pour l'animal et l'être humain, a avancé la motionnaire. Les munitions de chasse contenant du plomb sont une source importante d'intoxication. Des aigles royaux et des gypaètes barbus ont succombé à un empoisonnement au plomb après avoir mangé des restes d'animaux sauvages abattus avec de telles munitions.

Le gibier destiné à la consommation peut aussi être contaminé, a ajouté la Schaffhousoise. C'est pourquoi l'Office fédéral de l'agriculture recommande aux femmes enceintes ou souhaitant avoir un enfant, ainsi qu'aux jeunes enfants, de ne pas en consommer.

Pour empêcher les contaminations, la grenaille de plomb, de zinc et de cuivre devrait être interdite lors de la chasse aux oiseaux d'eau. Les munitions au plomb devraient aussi être interdites pour la chasse aux lièvres communs et variables, a estimé Martina Munz.

Les cantons peuvent régler eux-mêmes la question, a contré Mauro Tuena (UDC/ZH). Il ne faut pas empiéter sur leurs compétences. Il a convaincu une majorité du camp bourgeois, malgré le soutien du Conseil fédéral à la motion. (jah/ats)

Un chasseur à cheval piétine un militant anti-chasse en Angleterre
Video: watson
«Je vous soutiens»: Ce journaliste suisse a passé la pommade à Poutine
A Moscou, le patron de la «Weltwoche» a pu poser une question au dirigeant russe. Köppel a remercié la Russie pour sa contribution à la neutralité suisse – et a reçu en retour un appel de Poutine à la Suisse.
La scène a de quoi étonner. A l'occasion d’un événement en présence de Vladimir Poutine, le journaliste suisse Roger Köppel doit poser une courte question depuis le public. Mais le patron de la Weltwoche flatte tellement le président russe, que ce dernier l’invite personnellement à faire un petit exposé. Résultat, le Suisse assure à son interlocuteur qu’il le soutient dans ses efforts pour rétablir l’ancienne politique de l’Allemagne à l’égard de la Russie.
L’article