Suisse
Santé

Les médicaments génériques sont deux fois plus chers en Suisse

Image
IMAGE: WATSON

SantéSuisse a une proposition pour faire baisser les primes maladies

Les médicaments génériques coûtent presque deux fois moins cher à l'étranger que chez nous. L'association suisse des caisses maladie estime que le potentiel d'économies est d'un milliard de francs.
19.05.2023, 11:3919.05.2023, 13:07
Gina Bachmann / ch media
Plus de «Suisse»

Les médicaments coûtent toujours plus cher en Suisse qu'à l'étranger. Mais un peu moins que par le passé. Les écarts de de prix des médicaments se sont légèrement réduits, comme le montre une analyse commune de l'association pharmaceutique Interpharma et de l'association des caisses maladie Santésuisse. Pour les médicaments originaux protégés par un brevet, la différence était de 5% en 2022, contre 9% en 2021.

En revanche, en ce qui concerne les génériques, la différence reste douloureusement élevée. L'analyse montre que les génériques coûtent 46% de moins à l'étranger. Pour les biosimilaires, qui sont des copies issues de la biotechnologie, la différence est passée de 34 à 28%

Santésuisse: un milliard d'économies possibles

Cela fait plus de dix ans que les deux associations analysent ensemble les différences de prix. Elles ne sont toutefois pas d'accord sur la mesure dans laquelle ces écarts constituent un problème à combattre.

«Les patients paient un prix encore plus élevé en pharmacies parce que les marges sont importantes»
Matthias Müller, Santésuisse

A cela s'ajoute le fait que les prix d'usine ne tiennent pas compte des rabais accordés par les fabricants. «Nos calculs montrent que la différence de prix est ainsi encore plus importante», explique Matthias Müller.

Au total, selon Santésuisse, le coût des médicaments a dépassé pour la première fois 9 milliards de francs en 2022, ce qui correspond à un quart des primes annuelles de l'assurance de base obligatoire.

En conséquence, l'association identifie un grand potentiel d'économies:

«Si les tarifs étaient comparés chaque année et si les prix étaient ramenés au niveau moyen des pays de comparaison, nous pourrions économiser un milliard de francs au total. Cela correspond à 3% de l'ensemble des primes.»

Interpharma ne veut pas d'un contrôle annuel

Actuellement, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) examine les prix des médicaments tous les trois ans. De son côté, Interpharma s'oppose à l'idée d'un examen annuel:

«Cela entraînerait une charge administrative considérable aussi bien pour l'OFSP que pour les entreprises»
René Buholzer, CEO d'Interpharma

De plus, du point de vue d'Interpharma, cela pourrait entraîner des baisses de prix possibles, mais aussi des augmentations.

René Buholzer affirme que Interpharma contribue déjà à la maitrise des coûts grâce au contrôle triennal. Interpharma chiffre les économies ainsi réalisées à plus de 1,2 milliard de francs par an. Par ailleurs, selon René Buholzer, le marché pharmaceutique ne croît pas en raison d'éventuelles hausses de prix, mais en raison des besoins accrus des patients.

Un avion perd son train d'atterrissage
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
3 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
3
Endettement: le calcul du minimum vital va inclure les impôts
La prise en compte des impôts dans le minimum vital a été adopté lundi par le National.

Le calcul du minimum vital dans la loi sur les poursuites devra intégrer les impôts courants des personnes endettées afin d'éviter la création de nouvelles dettes. Après le Conseil des Etats, le National a adopté lundi tacitement une motion de commission en ce sens.

L’article