Suisse
Santé

La Suisse repasse à l’heure normale ce dimanche

Cette nuit, il faudra reculer nos montres d'une heure (image d'illustration).
Cette nuit, nos montres devront être reculées d’une heure.Keystone

La Suisse repasse à l’heure normale ce dimanche

Dans la nuit de samedi à dimanche, les horloges reculeront d’une heure. Si certains souhaitent conserver l’heure d’été toute l’année, des chercheurs mettent en garde contre les effets d’un tel changement sur la santé.
24.10.2026, 10:1624.10.2026, 10:16

A partir de dimanche matin, à 03h00, l'heure normale sera de nouveau en vigueur en Suisse et dans la plupart des pays européens. Les montres seront reculées d'une heure.

Les noctambules disposeront donc d'une heure supplémentaire pour sortir dans la nuit de samedi à dimanche.

En Europe, l'heure d'été a été introduite pour la première fois en 1973 dans le contexte de la crise pétrolière. Ce décalage horaire visait à offrir une heure de lumière du jour supplémentaire aux entreprises et aux ménages, dans le but d'économiser de l'énergie. Pour ne pas devenir un «îlot horaire», la Suisse a emboîté le pas en 1981.

Selon l'Institut fédéral de métrologie (Metas), le langage populaire se trompe lorsqu'il parle d'«heure d'hiver». Il n'y a que l'heure d'été et l'heure normale.

Avec l'heure normale, il fait à nouveau nuit plus tôt le soir. Le changement d'heure existe en Suisse depuis 1981. «L'heure d'hiver» prendra fin le dernier dimanche de mars de l'année prochaine. Le 28 mars 2027, les horloges seront avancées d'une heure pour passer à l'heure d'été.

Critiques contre l'heure d'été permanente

Selon des sondages, de nombreuses personnes préféreraient ne plus repasser à l’heure normale à l’automne. Elles privilégieraient une heure d’été permanente. Des chercheurs ont récemment exposé les conséquences d’un tel changement dans la revue spécialisée «Canadian Medical Association Journal».

L'équipe dirigée par Raymond Lam, de l'Université de Colombie-Britannique à Vancouver, a préalablement analysé de nombreuses études scientifiques. Cette analyse faisait suite à l'examen, par plusieurs régions du pays, de l'opportunité de supprimer le passage à l'heure d'été.

L’équipe de Lam a indiqué que les principales associations spécialisées dans le sommeil et la chronobiologie (l'étude des rythmes biologiques et de l'organisation temporelles des êtres vivants) recommandent l’adoption d’une heure d’été permanente en cas de suppression du changement d’heure. Selon, elles, la lumière du matin aiderait à synchroniser l’horloge biologique avec la journée de 24 heures, tandis que la lumière du soir la décalerait vers l’arrière.

Les auteurs de l’étude font toutefois valoir qu’une heure d’été permanente présenterait l’inconvénient, en hiver, que les trajets vers l’école ou le travail, ainsi que le début des activités principales de la journée, se dérouleraient généralement plus longtemps dans l’obscurité.

L’heure d’été permanente serait donc particulièrement néfaste pour la santé des personnes souffrant de dépression hivernale, manifestation d’un trouble affectif saisonnier.

Des exemples à travers le monde

Pour leur analyse, les auteurs se sont également appuyés sur les expériences d’autres pays. Les Etats-Unis avaient ainsi déjà instauré une heure d’été permanente lors de la crise énergétique de 1974, mais l’avaient abolie moins d’un an plus tard.

La Russie avait également renoncé à l’heure d’été permanente en 2014, après l’avoir introduite en 2011, imitée par le Chili qui avait également annulé une mesure similaire prise en 2015. (tib/ats)

La pénurie de neige sur les pistes de ski suisses
1 / 14
La pénurie de neige sur les pistes de ski suisses
Engelberg, Obwald.
partager sur Facebookpartager sur X
Un hiver glacial en plein mois d'août
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Cette décision suisse a poussé des réfugiés vers la guerre
Dans l’entre-deux-guerres, de nombreuses personnes persécutées par les régimes autoritaires trouvèrent refuge en Suisse. Mais en 1936, le pays changea sa politique en matière de réfugiés et provoqua «involontairement» un afflux de combattants dans les brigades républicaines.
Le 2 juillet 1936, peu avant le putsch des généraux nationalistes en Espagne, la Société des Nations, dont le siège se trouvait à Genève, décida que les personnes ayant franchi illégalement la frontière suisse ne recevraient plus d’autorisation de séjour. Lors de cette séance, le chef de la police des étrangers, Heinrich Rothmund, insista sur le fait que face à la «surpopulation étrangère, au chômage et aux charges colossales liées aux pauvres», la Suisse ne pouvait être considérée que comme un pays de transit.
L’article