pluie modérée
DE | FR
Suisse
Sciences

Covid: «L'échange entre politique et science doit être plus intensif»

Covid: «L'échange entre politique et science doit être plus intensif»

Walter Thurnherr chancelier confédération science politique conseil fédéral
Image: Shutterstock
Dans un entretien avec le TagesAnzeiger sur la gestion de la pandémie, le chancelier fédéral Walter Thurnherr estime que le monde politique n'a pas assez collaboré avec les scientifiques.
19.07.2021, 08:10
Plus de «Suisse»

Le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr pointe un manque de coopération en Suisse entre le monde politique et le monde scientifique au cours de la pandémie de Covid-19. Les rapports ne sont pas assez clairs et parfois tendus, remarque-t-il.

Echange plus intensif

Les contacts entre les deux mondes sont aussi rares, indique le chancelier dans un entretien diffusé lundi par le TagesAnzeiger.

«L'échange entre la politique et la science doit être à l'avenir plus intensif et institutionnalisé»
Walter Thurnherr, chancelier de la Confédération

Pendant la pandémie, des scientifiques ont donné des conférences de presse, dont les politiciens ne connaissaient même pas l'existence, poursuit-il.

«C'était clairement trop tard»

Walter Thurnerr estime en outre que le Conseil fédéral n'a pas mis sur pied suffisamment tôt la task force scientifique Covid-19. Le groupe de travail a été institué le 30 mars 2020. «C'était clairement trop tard».

La politique suisse fonctionne par essence avec des majorités et non sur des preuves scientifiques, ajoute le chancelier. Souvent, le monde politique n'a utilisé la science que pour dire des vérités désagréables ou pour confirmer ses propres politiques, selon lui.

(ats)

0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'internement des assassins mineurs autorisé par le Parlement
Le ministre de la justice Beat Jans a précisé qu'aucun internement ne pourra être prononcé tant que les jeunes ne sont pas devenus majeurs.

Les personnes qui ont commis un assassinat lorsqu'elles étaient mineures doivent pouvoir être internées. Suivant le Conseil des Etats, le National a validé mercredi, par 130 voix contre 61, ce durcissement voulu par le Conseil fédéral. La gauche s'y est opposée, en vain.

L’article