L'Alimentarium de Vevey décortique le prix de nos aliments
La nouvelle section de l'exposition permanente propose un parcours alliant sciences, collections, photographie, création contemporaine et expérience sensorielle. Elle s'intéresse aux différentes étapes de la production des aliments: les intrants (engrais, herbicides et semences par exemple), la production agricole, le négoce, le stockage et la transformation, le commerce de détail et la préparation des repas.
L'exposition montre la complexité de la chaîne de valeur de la production de nourriture, des terres ensemencées jusqu'au repas final. «On apprend à comprendre les étapes qui ajoutent de la valeur à nos aliments, depuis le moment où on commence à les produire dans les champs», explique Boris Wastiau, directeur du musée.
Expérience olfactive
En fin de parcours par exemple, le visiteur est invité à participer à une expérience olfactive. Il hume une paire d'aliments familiers – banane et fraise ou bâtons de carotte et chips barbecue – puis il découvre toute ce que l'odeur ne révèle pas.
Le parfum d'une banane ne dit rien des plantations, des centres de mûrissage, des navires ou du travail qui l'ont conduite jusqu'en Suisse. Le nez reconnaît le produit final. L'exposition reconstitue la chaîne qui l'a fabriqué.
Rémunérations différentes
«Pourquoi des bananes de supermarché ont un prix en général dix fois moins élevé que des fraises nationales?», interroge Boris Wastiau. «Sur la chaîne de valeur, on va rémunérer de manière très différente tous les acteurs, de la bananeraie jusqu'à la consommation».
Personne n'échappe au système alimentaire, mais l'exposition encourage le public à mettre en perspective ce qu'il dépose dans son assiette.
Depuis 2025, le musée renouvelle progressivement son exposition permanente intitulée Systema Alimentarium. Ce volet plus économique se situe au premier étage, dans le secteur «société». (ats/vz)
