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Changement d'heure: cette nuit, on y perd ou on y gagne?

Changement d'heure: cette nuit, on y perd ou on y gagne?

Cette nuit, les horloges vont avancer d'une heure. A deux heures, il sera finalement trois heures.
Cette nuit, les horloges vont avancer d'une heure. A deux heures, il sera finalement trois heures. sources: shutterstock
Rebelote, le changement d'heure aura lieu cette nuit. A deux heures, il faudra avancer nos montres à trois. Alors, question fatidique: on gagne ou on perd des minutes de sommeil?
26.03.2022, 12:0026.03.2022, 12:58

Aucun suspens. On perd de précieux moments dans les bras de Morphée. L'heure d'été débute cette nuit de samedi à dimanche: à deux heures du matin, il faudra avancer les montres à trois heures.

La Suisse suit le fuseau horaire de la plupart des pays européens. Mais ce changement d'heure va encore faire jaser et certains pays ont décidé de tout chambouler.

Sujet politique, et polémique

Ces dernières années, la suppression éventuelle du changement d'heure saisonnier est devenue un sujet de discussion politique, surtout dans les pays voisins, rappelle l'Institut fédéral de métrologie (Metas). Jusqu'à présent, aucune décision n'a toutefois été prise, ni au niveau de l'Union européenne, ni dans les Etats.

Le Sénat américain vient également de voter, à l'unanimité, l'abandon de l'heure d'hiver - un concept jugé «dépassé» - pour rendre celle d'été permanente. Le sort de ce projet de loi est toutefois incertain: pour entrer en vigueur, il doit être adopté à la Chambre des représentants et promulgué par le président Joe Biden, qui a le pouvoir d'y apposer son veto.

Les raisons économiques de la Suisse

Selon Metas, la Suisse suit l'évolution dans les pays voisins et examinera soigneusement si une éventuelle adaptation de la réglementation horaire est pertinente et dans l'intérêt de la Suisse. Jusqu'à nouvel ordre, la réglementation actuelle reste en vigueur.

Lors de l'introduction de l'heure d'Europe centrale à la fin du XIXe siècle, ainsi que lors de l'introduction du changement d'heure en Suisse en 1980, le Conseil fédéral et le Parlement se sont accordés sur une concordance de l'heure officielle avec celle des pays voisins. La décision était surtout motivée par des raisons économiques.

Une heure différente ferait de la Suisse un îlot temporel, avec des conséquences que cette différence entraînerait dans le domaine du commerce, des transports, du tourisme et de la communication.

Et sinon, on retrouvera une heure de sommeil le dernier dimanche d'octobre. (ats/myrt)

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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