La RTS pousse deux de ses visages historiques vers la sortie
Après plusieurs décennies passées à l’antenne et dans les rédactions de la RTS, Martina Chyba et Jean-Philippe Ceppi s’apprêtent à faire leurs cartons. L’information apparaît dans un communiqué interne adressé aux collaborateurs de l’entreprise et consulté par watson.
Deux départs qui interviennent alors que la RTS poursuit sa cure d’économies et ses réductions d’effectifs. Mais les circonstances diffèrent sensiblement pour les deux journalistes.
Une préretraite pour l’animatrice et journaliste
Entrée à la TSR en 1989, Martina Chyba, âgée de 61 ans, aura traversé près de quatre décennies de télévision romande. A Bon Entendeur, Mise au Point, Scènes de ménage, puis différentes fonctions de cadre et une incursion récente à la radio… difficile de résumer son CV en quelques lignes.
La RTS lui a proposé une préretraite, qu’elle a choisi d’accepter. Dans le message interne, la journaliste assure que la proposition est arrivée «pile au moment» où elle souhaitait ralentir et changer de vie.
«Il est temps pour moi de prendre soin de ma santé et, après 37 ans, de passer le témoin aux générations suivantes», explique-t-elle, disant ressentir «beaucoup de gratitude».
Le poste de Ceppi supprimé
Le départ de Jean-Philippe Ceppi est d’une autre nature. Le journaliste d’investigation, 63 ans, avait rejoint la RTS en décembre 2001, après être notamment passé par Le Nouveau Quotidien, Libération, la BBC et Le Temps. Il a surtout incarné et dirigé pendant près de vingt ans Temps Présent sur le service public, jusqu’à son retrait de la présentation en 2023.
A cette époque, la RTS annonçait qu’il souhaitait renouer avec le terrain. Ceppi avait continué à travailler comme journaliste pour l’émission, tout en occupant une fonction de référent en matière de déontologie.
Dans le communiqué interne, Jean-Philippe Ceppi dit «prendre acte de la suppression de [son] poste et de la fin de [son] contrat dans le cadre des mesures d’économies de la chaîne».
«Je boucle ces 25 ans à la RTS avec émotion», poursuit-il dans le texte. Il y assure partir «l’esprit serein et sans rancœur» et se dit «confiant dans la suite» de son parcours professionnel. Contacté par watson, Jean-Philippe Ceppi se dit toutefois «ébranlé par la nouvelle», qu’il ne souhaite pour l'heure pas commenter davantage.
