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Nathalie Vernaz-Hegi, pharmacienne cantonale, s'exprime lors d'une conference de presse au premier jour d'ouverture du Centre de vaccination de Palexpo, ce lundi 19 avril 2021 a Geneve. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Image: KEYSTONE

L'immunité des Genevois progresse grâce à la vaccination

Une étude menée par les HUG et l'Unige indique que 67% de la population genevoise a développé des anticorps, dont la moitié fait suite à une vaccination.



Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Université de Genève (Unige) ont réalisé une étude sur 3121 personnes. Celle-ci fut menée au moment du déclin de la pandémie, soit entre le 1er juin et le 2 juillet dernier. L'enquête indique que l'immunité de la population genevoise progresse, grâce à la vaccination.

«Une bonne couverture vaccinale dans la population est une protection contre la transmission rapide de variants»

Laurent Kaiser, médecin-chef du Service des maladies infectieuses des HUG et professeur ordinaire au Département de médecine de la Faculté de médecine de l’Unige.

Les résultats de l'étude

67% de la population genevoise a développé des anticorps contre le virus:

La séroprévalence la plus haute se trouve chez les personnes de 65 ans et plus avec plus de 90% des personnes chez qui des anticorps ont été détectés. La plus basse, chez les moins de 12 ans parmi lesquels seul un enfant sur trois a été en contact avec le virus.

La séroprévalence, c'est quoi?

La séroprévalence évalue le nombre de personnes, dans une population donnée, ayant été exposées à un virus ou à une vaccination, et qui développent des anticorps.

Les enfants très touchés par le virus

Comme ils ne sont pas encore vaccinés, les chercheurs en déduisent que les enfants forment la classe d’âge la plus touchée par la circulation du virus, au cours des six derniers mois.

«Il est très vraisemblable que le virus va continuer à circuler chez les plus jeunes et qu’une politique de vaccination active prendrait tout son sens pour interrompre la transmission du virus»

L'augmentation de la séroprévalence est particulièrement forte pour les groupes d'âge les plus jeunes:

3121 participants à l'étude

Cette enquête a été réalisée auprès de trois catégories de personnes:

Cette population était constituée de 46,5 % de femmes et de 53,5% d’hommes, et incluait 647 mineurs de 0 à 18 ans.

Les enquêtes de séroprévalence sont déterminantes pour estimer la dynamique d'une épidémie et préparer la réponse de santé publique qui convient. (jch)

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