Suisse
Valais

Un appel à manifester fait un gros flop au CO de St-Maurice

Un message de mise en garde de la police cantonale valaisanne est visible sur un smartphone suite a des appels au blocage dans les CO valaisans, en echo au mouvement lyceen en cours en France, le mard ...
La police valaisanne avait mis en garde suit aux appels à manifester dans le canton.Image: KEYSTONE

Un appel à manifester fait un gros flop dans ces écoles romandes

Alors que la France s'embrase autour du soulèvement des lycéens, les élèves des cycles d'orientation du Chablais ont été invités à se mobiliser ce mardi à St-Maurice (VS). Mais personne n'est venu.
06.10.2026, 10:3506.10.2026, 10:35

L'actuelle contestation lycéenne française pousse certaines personnes, vraisemblablement des élèves, à vouloir étendre le mouvement en Valais. Les élèves des cycles d'orientation du Chablais ont été appelés à manifester, mardi à St-Maurice. Personne ne s'est toutefois mobilisé. Le Canton évoque un «canular».

La police cantonale a pris cet appel très au sérieux. Une patrouille était présente à St-Maurice, tout comme un représentant de la police municipale de Monthey, en charge du secteur. Au final, un début de journée des plus classiques au cycle d'orientation agaunois, a pu constater Keystone-ATS.

L'appel était adressé aux élèves des CO de Collombey-Muraz, Monthey, Troistorrents, St-Maurice et Vouvry. Ceux-ci étaient conviés à se regrouper à St-Maurice afin de manifester contre les conditions scolaires et les transports, mais aussi afin de bénéficier d'un cadre clair pour l'IA à l'école. Ces arguments n'ont toutefois pas fait mouche.

Vidéo: watson

Avant mardi matin, «nous avons reçu plusieurs appels de parents que nous avons rassurés», explique le directeur du cycle d'orientation de St-Maurice, Alain Grandjean. «Nos enseignants ont également répondu aux questions d'élèves.» Et de rappeler que les élèves st-mauriards bénéficient de structures modernes, loin des réalités de certains lycées français.

De potentielles sanctions pénales

Samedi dernier, la police cantonale valaisanne avait lancé des messages préventions à l'intention des parents et des élèves. Dans le canton, des appels à manifester ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux dès le milieu de la semaine dernière. Les élèves des CO ont également été incités à bloquer les établissements scolaires de Conthey, Fully, Leytron et Sion (St-Guérin). Sans résultat tangible.

Pour le chef du service de l'enseignement, Jean-Philippe Lonfat, il s'agit de «canulars de quelques élèves. Au niveau scolaire, ceux-ci s'exposent à des sanctions allant de l'avertissement à l'exclusion. De plus, dès lors qu’un message appelle à une émeute ou à des actes de violence, son auteur s’expose à des sanctions pénales.»

«Les violences, menaces ou dommages à la propriété peuvent constituer des infractions pénales», confirme la police cantonale.

«Le fait de relayer des messages incitant à commettre un délit impliquant des actes de violence peut également faire l’objet de poursuites»

«Plusieurs enquêtes ont déjà été lancées par la police cantonale, sous l'autorité du Tribunal des mineurs, concernant des messages diffusés sur les réseaux sociaux», a-t-elle confirmé mardi matin à Keystone-ATS.

Exprimer une opinion, soutenir une cause ou appeler à une mobilisation n’entraîne cependant pas automatiquement de conséquences pénales. «Ce sont les actes effectivement commis et les circonstances concrètes qui doivent être considérés», conclut la police cantonale. (jzs/ats)

Ce petit garçon va à l'école en chevauchant un cochon
Video: watson
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