Le Valais veut limiter les boissons énergisantes
«Les boissons dites énergisantes ou "energy drink", à savoir celles sans alcool enrichies de caféine (taux supérieur à 150 mg/l), de taurine, de vitamines ou d'autres ingrédients, supposés améliorer la concentration et la performance sont vendues à des prix dérisoires dans les commerces, à des enfants de plus en plus jeunes», ont estimé les motionnaires issus des rangs du Centre du Valais romand, du PS, du PLR et de l'UDC du Valais romand.
La teneur en caféine et en sucre de ces boissons met en péril la santé des enfants consommateurs et de leur parcours scolaire. «En effet, comment se concentrer lorsque l'on a ingurgité un cocktail de caféine et de sucre juste avant de se rendre en classe, à l'école primaire ou secondaire?», se sont interrogés ces députés.
Vision différente dans le haut du canton
La grande majorité des élus hauts valaisans n'a pas soutenu le texte, à l'image de Graziella Collenberg (NEO). Pour l'élue, «la responsabilité personnelle doit primer sur les ingérences de l'état sur le commerce de détail». «Une démarche pas judicieuse», a ajouté Aurel Schmid (Le Centre). «Une interdiction ne résoudra pas le problème, mais ne fera que le retarder», a résumé de son côté Beno Kippel (UDC).
Pour la majorité du Parlement, qui a soutenu la motion (72 contre 46 et 8 abstentions), ces boissons ont des effets pervers sur le sommeil et sur le système cardiovasculaire et nerveux des enfants qui y sont soumis très tôt. De plus, plus d'un enfant sur dix est en surpoids ou en obésité dans les écoles valaisannes, selon une étude de l'Observatoire de la santé.
Acceptée, la motion a été transmise au Conseil d'Etat pour réponse. (vz/ats)
