Voici combien les affaires Dittli ont coûté aux Vaudois jusqu'à maintenant
Le Conseil d'Etat vaudois n'est pas en mesure de dire combien ont exactement coûté les affaires Dittli et du bouclier fiscal au Canton. Il a, par contre, dévoilé les montants des différents rapports – Studer, Paychère et Meylan – et frais d'avocat pris en charge par l'Etat, soit un montant total de 248 000 francs.
Ces chiffres ont été divulgués jeudi dans les décisions hebdomadaires du Conseil d'Etat, dans une réponse à la simple question du député PLR Loïc Saugy.
Pour Dittli, c'est combien?
Le montant des frais d'avocats de la conseillère d'Etat Valérie Dittli s'élève à près de 80 000 francs, lequel comprend la participation de l'Etat aux honoraires de l'avocat de la partie adverse pour un montant d'environ 8000 francs dans le cadre du dossier de la Commission foncière rurale (CFR 1), dont l'ancien président était en conflit avec la ministre centriste.
- Le rapport Meylan, chargé justement de faire la lumière sur l'accord confidentiel dans ce dossier CFR 1, a coûté 28 000 francs à l'Etat.
- Les frais liés au rapport Paychère, qui a révélé la mauvaise application du bouclier fiscal, se montent à 57 644 francs.
- Pour le rapport Studer, qui a notamment listé les dysfonctionnements dans le Département des Finances alors en main de Valérie Dittli, la facture s'est montée à 52 655 francs.
Qu'est-ce qui manque?
Hormis ces chiffres, le Conseil d'Etat ne peut pas donner un décompte exhaustif des coûts engagés, «incluant notamment les heures de travail des services, les rapports produits, les séances institutionnelles ainsi que les traitements administratifs assurés par les entités et directions concernées (finances, ressources humaines, commissions de surveillance, etc)», explique-t-il.
Ce travail de reconstitution est jugé «particulièrement lourd», sachant par exemple que les services de l'administration devraient estimer rétrospectivement «les heures de travail réparties entre de nombreuses entités». Le Conseil d'Etat considère ainsi «qu'un exercice de chiffrage détaillé serait disproportionné au regard des ressources qu'il exigerait». (jah/ats)
