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La police de la ville de Zurich a étendu sa présence dans les lieux publics.

La police de la ville de Zurich a étendu sa présence dans les lieux publics. nils lucas

Voici comment les autorités se préparent pour les fêtes de Pâques

En Valais, jeudi soir, 300 jeunes ont été dispersés par les forces de l'ordre. Le week-end dernier, à Saint-Gall, une fête qui en rassemblait 200 a dégénéré. Polices et Services de la jeunesse se mobilisent.

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En Valais, la première fête de Pâques a eu lieu jeudi soir déjà: environ 300 étudiants se sont rassemblés pour une noce sauvage dans les rues de Sion. La police a dispersé le rassemblement, qui contrevenait aux mesures sanitaires en vigueur, et arrêté sept personnes. Le résumé de l'affaire:

La fête en Valais ne sera probablement qu'un avant-goût de ce qui se passera dans de nombreux autres endroits au cours des prochains jours. Des événements qui peuvent être vus comme un ras-le-bol de la jeunesse face aux contraintes liées à la crise du coronavirus.

Pour rappel, le week-end dernier, des émeutes ont éclaté à Saint-Gall, le corps de police municipal se prépare à un week-end de Pâques difficile. Dans de nombreuses villes, police et services de la jeunesse se mobilisent pour éviter les débordements. Notamment à Saint-Gall, où les jours prochains s'annoncent chauds et pas seulement en termes de météo.

Que s'est-il passé à Saint-Gall?

Plus de 200 jeunes se sont réunis dans la vieille ville de Saint-Gall, vendredi dernier. La fête a dégénéré. La police a eu recours à des sprays irritants et à des balles en caoutchouc. Pendant les prochaines vacances de Pâques, ils garderont un œil très attentif sur «ce qui se prépare», a déclaré un porte-parole de la police de la ville de Saint-Gall au Tages-Anzeiger. Déjà, des appels à sortir circulent sur les médias sociaux.

«Il est très difficile d'estimer ce qui va se passer», déclare Donat Richiger. Il est le chef du service de la jeunesse de la ville de Saint-Gall. Son équipe sera au front pendant le week-end de Pâques. Dans chaque cas problématique, les animateurs cherchent à discuter avec les jeunes en binôme. L'expert rappelle qu'il n'a pas un rôle de policier:

«Notre travail n'a pas d'effet à court terme. Bien sûr, nous essayons d'éviter les confrontations, mais nous avons le mandat de faire un travail à long terme et préventif.»

Donat Richiger, chef du service de la jeunesse de la ville de Saint-Gall

Favoriser les relations à Zurich

Non seulement en Suisse orientale, mais aussi à Zurich, les employés des services de jeunesse patrouillent dans la ville pendant le week-end de Pâques. «Vendredi et le samedi soir, nous serons certainement par deux dans les rues», explique Giacomo Dallo, directeur de l'Open Youth Work Zurich (OJA). Le personnel de Mobile Youth Work Zurich recherche les lieux de rencontre des jeunes adultes et essaie d'entrer en contact avec eux. Il comprend la frustration des jeunes, mais souligne que seuls quelques-uns posent vraiment problème. Une grande partie respecterait les règles.

«Au vu du nombre de personnes qui se rencontrent dans un espace très confiné, il se passe très peu de choses à mes yeux.»

Giacomo Dallo, directeur de l'Open Youth Work Zurich

Et s'il y a une émeute? «Nous demandons à nos employés de ne pas se mettre en danger.» Mais ils ne se retirent pas complètement non plus. «Souvent, il y a beaucoup de jeunes à 100 mètres de là qui ne sont pas impliqués et qui ont besoin de parler».

«Nous sommes en réseau avec la police et échangeons régulièrement des informations. Mais notre rôle sur le terrain est différent. Nous ne faisons pas d'interventions et nous n'enquêtons pas, nous cherchons la conversation avec les jeunes et nous faisons un travail relationnel.»

Giacomo Dallo, directeur de l'Open Youth Work Zurich

Pour prévenir les émeutes, la police municipale de Zurich a renforcé sa présence dans de nombreux lieux publics ces dernières semaines. L'expérience a montré que Pâques peut se transformer en un week-end de fête, écrit le «Tages-Anzeiger».

Ouvrir des centres de jeunesse à Bâle

À Bâle, outre le travail des acteurs du service de la jeunesse dans les rues, les gens comptent également sur les centres de jeunesse.

«Presque toutes les offres destinées aux jeunes ont été fermées pendant plusieurs mois. C'est une longue période.»

Elsbeth Meier, directrice générale de l'Œuvre de la jeunesse de Bâle

Certains centres de la ville rhénane seront partiellement ouverts les jours de Pâques, malgré un nombre limité de places en raison des mesures sanitaires. «Il arrive que nous devions refuser des jeunes, parce que nous sommes déjà pleins», relate Elsbeth Meier. Cependant, le fait que le gouvernement fédéral ait assoupli les mesures pour les jeunes en mars est très important, rappelle la directrice générale de l'Œuvre de la jeunesse de Bâle. «La période de vache maigre, pour les jeunes, a été vraiment longue. Ils n'ont pas assez de lieux pour se rencontrer.»

En effet, il faut savoir que ces centres pour les jeunes sont très sollicités, explique Elsbeth Meier. Pour beaucoup, ils sont comme une seconde maison. «Après la réouverture, il est déjà arrivé que nous ayons une file d'attente à l'extérieur». Dans certains centres, cependant, des signes de migration ont également été observés:

«C'est là que nous ne savons pas exactement où les jeunes sont partis et où ils se retrouvent. Mais nous pensons que les choses vont se calmer au bout d'un moment.»

Elsbeth Meier, directrice générale de l'Œuvre de la jeunesse de Bâle

Ce texte a été adapté de l'allemand. Retrouvez ici l'article original ici.

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source: sda / alessandro crinari
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