DE | FR
Le PDG d'Apple, Tim Cook (gauche), et Donald Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche en 2019.
Le PDG d'Apple, Tim Cook (gauche), et Donald Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche en 2019.

Trump a forcé Apple à révéler secrètement les données des démocrates

Des membres de haut rang de la commission du renseignement de la Chambre des représentants et leurs familles ont été pris pour cible par le président américain de l'époque, en raison d'une fuite.
11.06.2021, 09:3911.06.2021, 16:15

Le ministère américain de la Justice a contraint Apple à remettre les données personnelles de politiciens de haut rang, de leur personnel et de leur famille. Les membres de la commission du renseignement de la Chambre des représentants ont été touchés. Des événements qui se sont produits pendant la présidence de Donald Trump.

Les révélations proviennent du New York Times. L'une des sources des journalistes a insisté sur le fait qu'Apple n'avait fourni que des métadonnées, et non des photos ou le contenu des e-mails. Ces métadonnées peuvent être, par exemple, les détails des appels téléphoniques passés, tels que l'heure et la durée de l'appel.

Le fait est que les métadonnées révèlent beaucoup de choses, rapporte le journal The Verge:

«Vous pouvez en apprendre beaucoup en sachant où, quand et avec qui une personne donnée parle, surtout si vous combinez cela avec d'autres informations.»

Apple a été légalement contraint de remettre les métadonnées d'au moins deux membres démocrates de la commission du renseignement, dont son président actuel, Adam Schiff, et Eric Swalwell, un autre membre du congrès, qui affirmait avoir été informé du fait que ses données étaient concernées. De même, les métadonnées d'une douzaine de personnes associées au comité sont concernées, dont des membres de la famille et au moins un enfant.

Comment cela a été possible?

The Verge rappelle que le Département de la justice, sous Trump, a secrètement saisi les enregistrements téléphoniques de journalistes travaillant pour le New York Times, CNN et le Washington Post. Ceci, dans l'espoir de révéler leurs sources et d'arrêter les fuites. Des révélations qui ont déclenché des critiques, selon lesquelles le gouvernement s'immisçait dans les libertés de la presse.

À l'époque, et en raison de cette enquête en cours, Apple n'était pas autorisé à informer le public de la divulgation des données. Ceci, en raison d'une ordonnance dite «gag order» (ordonnance «de baillon»). Le New York Times commente:

«Les ordonnances de bâillon et les saisies de documents montrent l'agressivité avec laquelle l'Administration Trump a poursuivi les enquêtes, alors que Donald Trump a déclaré la guerre aux médias.»

A cette époque (et encore maintenant d'ailleurs), il accusait régulièrement les médias et leurs sources de divulguer des informations préjudiciables à son sujet, y compris Schiff et James B. Comey, l'ancien directeur du FBI, sur lequel les procureurs américains de l'époque se sont concentrés.

The Verge explique que la seule raison pour laquelle le public en prend connaissance aujourd'hui est que le système judiciaire américain, sous l'Administration Joe Biden, a décidé de divulguer les citations à comparaître et le fameux ordre de bâillonnement à la presse.

Apple n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire, selon les médias américains. (dsc, avec jah)

Adapté en partie de l'allemand par jah, le texte original ici

Trump vous énerve? détendez-vous avec le premier café à chats de Suisse qui a ouvert à Zurich 😍

1 / 9
Le premier café à chats de Suisse a ouvert à Zurich 😍
source: sda / ennio leanza
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

Plus d'articles «Actu»

A Bâle, le procès pour viol n'a pas fini de faire parler

Link zum Artikel

Le nouvel outil anti pédocriminalité d'Apple est accusé d'espionnage

Link zum Artikel

Profitez de la nouvelle saison de La Casa de Papel… car c'est la dernière

Link zum Artikel

La mort d'un prêtre provoque une crise politique en France

Link zum Artikel
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Avortement aux Etats-Unis: et à la fin, c'est Dieu qui gagne
Lorsqu'un pouvoir démocratique fait passer ses décisions pour la volonté de Dieu, il se décale vers la théocratie, et la liberté de mœurs s'en ressent.

La légende du foot Maradona, pour faire avaler sa tricherie dans le quart de finale opposant l’Argentine à l’Angleterre à la coupe du monde de 1986, avait parlé de «la main de Dieu». Trente-six ans plus tard, pour expliquer la révocation par la Cour suprême du droit à l’avortement au niveau fédéral aux Etats-Unis, l’ex-président républicain Donald Trump, qui aura nommé trois juges conservateurs à la plus haute juridiction du pays, la faisant basculer pour longtemps dans le puritanisme religieux, dit en gros la même chose: «C’est la volonté de Dieu.»

L’article