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Empoisonnement au GHB: la police neuchâteloise lève le doute

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Image: Shutterstock

La police neuchâteloise lève le doute sur les soupçons d'empoisonnement au GHB

La police neuchâteloise a mis en place un processus pour répondre aux cas de suspicion d'intoxication des dernières semaines. Et voici le résultat des analyses toxicologiques menées jusqu'à présent.
07.01.2022, 12:1607.01.2022, 17:44

Depuis deux mois, les témoignages de victimes supposées d'empoisonnements au GHB se multiplient sur les réseaux sociaux. Pour répondre à ce contexte anxiogène aux inquiétudes de la population, la police neuchâteloise a décidé de réagir, comme elle l'explique dans un communiqué publié vendredi.

Elle donc mis en place un processus ad hoc

Ce processus consiste à:

  • D’une part, prendre en charge les victimes de manière optimale.
  • D’autre part, accélérer l'analyse afin de détecter les produits utilisés.

Quatre analyses ont déjà été effectuées en laboratoire

Quatre cas ont fait l’objet d’une telle prise en charge durant les mois de novembre et décembre 2021.

Résultat des analyses toxicologiques? Il n'y avait aucune trace de GHB susceptible de provoquer les symptômes connus lors d'intoxications avec cette substance.

Dans tous les cas, on a néanmoins constaté des taux d’alcoolémie relativement élevés pour les quatre cas. Pour l’ensemble des dénonciations signalées depuis novembre 2021, aucune victime n’a déclaré avoir été sexuellement agressée, ce qui corrobore les résultats obtenus en laboratoire.

Vidéo: watson

Néanmoins, voici les bonnes pratiques

La police neuchâteloise rappelle quelques bonnes pratiques à appliquer en soirée si vous soupçonnez quelqu'un d'avoir été victime d'empoisonnement:

  • Ne pas laisser une personne en état d'ébriété seule et sans surveillance.
  • Appeler le 144 si une personne perd connaissance.
  • Si vous suspectez l'ingestion d'un produit indéterminé, aviser immédiatement les organisateurs de la soirée et la police.
  • Dans l'idéal, pouvoir récupérer le verre de la victime, l'isoler et remettre son contenu à la police.

Malgré l'absence de cas avérés pour le moment, la police neuchâteloise a maintenu son processus de prise en charge des victimes et se déclare «rester attentive à l’évolution de la situation». (mbr)

Consommation volontaire
La police neuchâteloise tient en effet à rappeler le GHB est parfois aussi consommé volontairement, par des personnes recherchant les effets de ce produit - et ce, en particulier dans le monde de la nuit. Dans le canton de Neuchâtel, la dernière affaire avérée d’ingestion de GHB à l’insu de la victime date de 2016. Elle concernait une intoxication au GHB entre familiers.
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