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Illustration fh Suisse/Flavia Korner
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Work in progress

Que faire si votre chef est un con? 5 conseils pour s'en sortir

Dans un monde idéal, on s’entend bien sur le plan professionnel et personnel avec ses supérieurs. En théorie, du moins. Qu’en est-il si votre supérieur est un con? Voici 5 conseils.
15.06.2021, 13:0715.06.2021, 19:44
Guy Studer
Guy Studer
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Nous passons la majorité de notre temps sur notre lieu de travail. Par conséquent, c’est un peu comme si nous vivions dans une espèce de relation avec notre chef et comme dans toutes les relations, il arrive que ça coince. Or, si les responsables peuvent choisir entre une multitude de cours et de séminaires consacrés à la direction managériale, quels sont les outils dont disposent les subalternes pour apprendre à gérer leurs relations avec leur responsable ?

Selon la sociologue dre. Elisa Streuli, c’est une thématique qui devrait être plus souvent abordée. Cette enseignante à l’Institut de psychologie appliquée de la ZHAW cite une étude réalisée avec des milléniaux qui révèle qu’ils accordent une importance capitale à la relation avec le supérieur.

«Ils souhaitent une attitude bienveillante et favorable de la part du supérieur.» D’ailleurs, n’est-ce pas notre souhait à tous ? Et s’il est vrai que la vaste majorité des responsables se donne beaucoup de mal, la relation avec les collaborateurs demeure un véritable champ de mines.

Elisa Streuli
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Vous trouverez ci-dessous une sélection de situations classiques ou de scénarios, accompagnée de conseils de l’experte pour que les collaborateurs les gèrent le mieux possible (sans prétention à l’exhaustivité) :

Mon responsable est un râleur qui n’a de cesse de critiquer mon travail

Le plus important est l’attitude émotionnelle que l’on adopte. Ne pas se laisser décontenancer, garder son calme, tel est le mot d’ordre. Elisa Streuli le sait d’expérience. «J’attendais que mon chef critique tout devant les collaborateurs rassemblés», raconte-t-elle. Mais elle s’était préparée avec une phrase toute simple : «Nous allons regarder ça.» Ce n’est ni une excuse, ni une réaction de rejet. Cette phrase a fait mouche. «Par la suite, c’est devenu mon mot magique pour réagir face à de telles situations», affirme-t-elle.

Il est par ailleurs important en cas de critique de passer au métaniveau, de montrer au chef : « Il est important à mes yeux de faire du bon travail, que puis-je faire à cette fin ?» A cet égard, il faut éviter le niveau personnel («Tu ne m’aimes pas»), au même titre que la soumission: garder son calme ne revient pas à tout accepter.

En partenariat avec FH Suisse
L'association FH Suisse fournit le contenu de ce blog. Guy Studer y parle du monde du travail, de carrière, d'éducation et de formation. Il ne s'agit pas d'un contenu payant.

Comment critiquer mon chef, sans finir sur la liste noire ?

«La critique ne devrait pas constituer un reproche, mais le souhait d’améliorer les choses», selon Elisa Streuli. Donc, qu’est-ce que j’observe concrètement ? Il vaut mieux dire : «J’avais l’impression que ma proposition d’hier ne t’a pas plu» plutôt que «Qu’est-ce que tu peux être en colère!»

Cela laisse également une marge de manœuvre pour indiquer que l’on s’est trompé et peut permettre de tirer au clair des malentendus. «Rares sont les supérieurs qui sont foncièrement ''méchants'', ils sont seulement eux aussi sous pression.»

La relation avec le chef est trop bonne

C’est aussi une situation vécue par Elisa Streuli à l’occasion d’une médiation: une collaboratrice et sa cheffe étaient amies. «La collaboratrice s’est progressivement repliée sur elle-même tandis que la cheffe voulait déjeuner et passer du temps avec elle. Avec le temps, elle s’est sentie blessée et la relation de travail en a souffert.»

Il est alors important de mettre au point comment répondre aux différentes attentes. Par exemple fixer un rendez-vous hebdomadaire pour prendre un café ensemble. «Il n’est pas incompatible d’avoir une relation de travail et une relation d’amitié», affirme Elisa Streuli, «En même temps, il faut toujours avoir conscience que les rôles sont différents dans le monde du travail.»

Style managérial toxique

Malheureusement, ce genre de responsable existe bel et bien, d’ailleurs Elisa Streuli le confirme. «Ce genre de chef sait exactement où se trouve la faille au niveau psychique.» En cas de dépassement de certaines limites ou de violation de la dignité humaine, il faut établir des frontières très claires : «Jusqu’ici et pas plus loin.»

Si cela ne suffit pas ou que la situation touche à la psyché, il faut alors chercher une aide externe sous forme de conseil. Il serait erroné de s’entêter coûte que coûte au sens de «Il n’y a pas de problèmes, que des défis et des solutions», selon Elisa Streuli. Si la situation perdure, il ne reste plus qu’à tirer la sonnette d’alarme, se protéger soi-même et se mettre en quête d’un nouveau poste. Conclusion: «Face à une telle impasse, pas d’issue.»

Comment faire pour me protéger contre une situation citée au point 4?

Certaines personnes peuvent dans le meilleur des cas ériger des barrières à l’encontre d’un style managérial toxique et ignorer les taquineries comme étant inoffensives. « Les proverbes aident alors souvent, comme par exemple, après la pluie, le beau temps – donc une attitude qui indique que rien ne dure, que tout passe.

D’ailleurs il existe un proverbe chinois qui est particulièrement parlant: «Si tu restes assez longtemps à côté de la rivière, le cadavre de ton ennemi finira par passer». Et bien sûr, une saine dose d’humour aide toujours. Sans oublier les loisirs qui jouent un rôle très important pour se distraire et diffuser une énergie positive, «car le travail n’est pas tout.»

Elisa Streuli applique aussi cette recommandation très globalement à tous les cas cités. «Il ne faut pas se prendre soi-même, le chef ou la cheffe ainsi que le travail trop au sérieux. Car la vie ne se résume pas à ça.» Toutefois, le fait est que nous travaillons mieux quand nous aimons travailler. Car comme nous l’avons déjà évoqué, nous passons une grande partie de notre vie au travail.

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