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Illustration fh suisse/ Flavia Korner

Work in progress

Réseaux: il faut savoir donner pour recevoir

On obtient plus facilement un poste lorsque l’on connaît quelqu’un dans l’entreprise en question, ou lorsqu’on connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un. Mais pourquoi donc? Les relations sont en premier lieu une source de confiance. Des réseauteurs expérimentés révèlent comment se construire un réseau en trois étapes.

Larissa speziale



Parfois, on trouve un nouvel emploi par pure chance; on est tout simplement au bon endroit au bon moment. Or, souvent, ce n’est pas tout: un réseau étendu s’avère nécessaire. Tu penses que tu n’en as pas besoin? «Les personnes en début de carrière ont tendance à sous-évaluer l’importance d’un réseau», regrette Jörg Lienert, qui indique avoir pour vocation de réunir les gens. Il a fondé son entreprise il y a 38 ans et continue à ce jour de placer des spécialistes et des cadres. De plus, il a mis sur pied plusieurs associations d’anciens élèves. Il a toujours considéré que les échanges entre hautes écoles et économie étaient précieux. Tôt ou tard, la plupart des gens comprennent la valeur des réseaux. Le problème: il ne suffit pas de presser sur une touche pour s’en créer un.

En partenariat avec FH Suisse

L'association FH Suisse fournit le contenu de ce blog. Il est question du monde du travail, de carrière, d'éducation et de formation. Il ne s'agit pas d'un contenu payant

Créer et entretenir ses contacts prend du temps, mais représente aussi un investissement pour l’avenir. Le moniteur du marché de l’emploi suisse 2018 de l’Université de Zurich indique que les entreprises ne mettent au concours qu’environ 80% des postes vacants. Tous les autres sont pourvus à l’interne ou via le réseau de relations des collaborateurs.

Notons cependant que le réseau joue aussi un rôle pour les postes publiés. Il peut en effet servir à obtenir des informations, ou à en transmettre. Il est judicieux de ne pas simplement s’en remettre au destin, mais de se montrer proactif.

Outre Jörg Lienert, Arbela Statovci et Michael Federer en sont convaincus. Les deux entrepreneurs s’engagent au sein d’associations d’anciens élèves de hautes écoles spécialisées (alumni), dans lesquelles les réseaux ne sont pas un vain mot. Nous avons résumé les conseils des réseauteurs en trois points.

Première étape: nouer des contacts

Jörg Lienert voit un potentiel de réseautage partout, que ce soit en famille, dans une association ou lors d’une formation ou formation continue. Les contacts professionnels ouvrent des portes supplémentaires: «Rends-toi aux événements qui t’intéressent, mais vas-y seul. Cela te poussera à aborder les autres participants. Et grâce à ton intérêt pour le thème présenté, les sujets de conversation sont tout trouvés», recommande Arbela Statovci.

Arbela Statovci

Arbela Statovci, serial entrepreneuse dr

«Fais preuve d’ouverture d’esprit, pense à adopter un langage corporel positif et écoute avec attention. Selon le cas de figure, propose ton aide.» Dès que tu parviens à transmettre une bonne impression, les gens se souviennent de toi. Arbela Statovci sait de quoi elle parle: elle a fondé deux entreprises. Et ses contacts se sont avérés décisifs pour sa réussite.

On ne peut cependant profiter en arrivant les mains vides: «Transmets des contacts et mets tes connaissances à disposition: avoir un réseau signifie donner et non prendre», indique Michael Federer. Certes, au début, rien n’est simple. Par chance, des tremplins utiles existent en matière de réseautage: «Les associations professionnelles ou d’anciens élèves aident à se lancer. Elles organisent des événements spécifiquement conçus pour créer et entretenir son réseau», explique Michael Federer, qui dirige une association d’anciens élèves HES. Pour lui comme pour Arbela Statovci, il est important d’établir des contacts de manière ciblée:

Mais fais attention à rester authentique malgré ta préparation et les objectifs que tu t’es fixés: «Mon meilleur conseil pour se créer un réseau est de le considérer comme un aspect naturel du vivre ensemble et de ne pas se montrer borné. Le réseautage est tout ce qu’il y a de plus naturel et devrait être plaisant, qu’il soit de nature privée ou professionnelle», complète Jörg Lienert.

Michael Federer

Michael Federer dirige une association d’anciens élèves HES. DR

Cette vidéo (en suisse-allemand) contient d’autres conseils de Michael Federer.

Deuxième étape: entretenir ses contacts

Il s’agit maintenant de relier les maillons de ton réseau et de ne pas penser que le travail est fait. Interagis sur les réseaux sociaux et écris un message personnel pour remercier les personnes avec lesquelles tu as parlé, sans oublier d’indiquer les informations pertinentes.

Qui sait, les discussions ont peut-être été si passionnantes que ton interlocuteur a lui aussi envie d’aller prendre un café pour en savoir plus? Et si ce n’est pas le cas, pense ensuite à son anniversaire, indique-lui l’existence d’un événement intéressant ou donne-lui une information utile. Profite de ces opportunités! Jörg Lienert: «Les réseaux ne sont pas des hamacs sur lesquels on se repose. Ils sont basés sur l’entretien des contacts et sur un intérêt authentique pour les autres.»

Troisième étape: réunir les gens

Dès que ton réseau fonctionne, tu peux passer à l’action; réunis les personnes qui, selon toi, s’entendraient bien. Tu assumes ainsi une certaine responsabilité. Si les contacts sont précieux, les chances de «match» sont élevées. Cela te permettra d’avancer sur l’échiquier. «Je consulte les évaluations lorsque j’achète des produits en ligne. Le principe est le même pour les personnes que l’on me recommande. Ces conseils suscitent la confiance et contribuent à savoir à qui l’on a à faire», explique Michael Federer.

Réseauter demande de faire preuve d’engagement et de patience, de prendre le temps nécessaire et parfois d’oser. Souvent, une fois la première étape franchie, les choses progressent d’elles-mêmes. Quitter sa zone de confort donne confiance et en vaut la peine. Le réseau s’agrandit et la boucle est bouclée. Miser sur les relations est toujours positif, car elles ne nuisent qu’à ceux qui n’en ont pas.

Pour de plus amples informations: podcast avec Arbela Statovci «How to Network» (en suisse-allemand)

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