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La Mazda 6e est presque parfaite: notre avis

Mazda 6e
Sculpturale esthétiquement et bien dotée technologiquement, la Mazda 6e est pour le moins séduisante.Image: Mazda
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Cette Mazda est presque parfaite, mais a un défaut énervant

Avec la 6e, Mazda signe une vraie berline électrique au rayon d’action crédible, au style affirmé et au confort soigné. Une proposition éminemment cohérente et accessible dans l’univers du véhicule électrique, mais encore parasitée par des choix ergonomiques discutables.
10.02.2026, 09:3710.02.2026, 09:37
Jerome Marchon
Jerome Marchon

Longtemps attendue, la successeure de la Mazda 6 devient 6e. Un simple «e» de plus pour signifier un tournant électrique longtemps attendu. Après l’expérience mitigée de feu la MX-30, limitée par son autonomie, le constructeur japonais change clairement de braquet.

Mazda 6e
La 6e ouvre un nouveau chapitre de l'électromobilité pour Mazda.Image: Mazda

Issue du modèle EZ-6 développé en partenariat avec le chinois Changan pour le marché local de l’Empire du Milieu, la Mazda 6e n’en renie ni l’ADN Kodo ni l’héritage d’Hiroshima.

La silhouette est élancée, la poupe effilée, les poignées affleurantes et le spoiler actif témoignent d’un réel travail aérodynamique. Cette grande berline cinq portes de 4,92 m vise l’efficience jusque dans les détails, avec une vitesse de pointe de 175 km/h pensée pour préserver l’autonomie.

Mazda 6e
Regard perçant.Image: Mazda

La signature lumineuse animée, qui fait aussi office d’indicateur de charge, ajoute une touche technologique bienvenue.

Mazda 6e: un intérieur cossu, très numérique

A bord, la Mazda 6e soigne son ambiance. Cuir Nappa et suédine en finition Takumi Plus installent un climat premium assumé, renforcé par un toit panoramique à double volet. L’univers est toutefois dominé par les écrans: une grande dalle centrale de 14,6 pouces, complétée par un combiné de 10,2 pouces et un affichage tête haute.

Mazda 6e
Une qualité des matériaux et d'assemblage étonnantes à ce niveau de tarif.Image: Mazda

Si l’ensemble est moderne et bien intégré, Mazda a fait le choix – ou plutôt hérite de Changan – du tout tactile, à rebours du retour en grâce des commandes physiques.

Mazda 6e
Un cockpit épuré, dominé par deux écrans.Image: Mazda

Une orientation qui finit par peser à l’usage, malgré la qualité d’assemblage et l’atmosphère intérieure très réussie.

Espace et confort, presque parfait pour la Mazda 6e

L’habitacle se veut aussi protecteur, avec ionisation et filtration de l’air contre les particules fines. Les rangements sont nombreux et généreux, tout comme les volumes de chargement: frunk de 72 litres à l’avant, coffre arrière à hayon, modulable de 466 à 1074 litres banquette rabattue.

Mazda 6e
Bien vu d'avoir proposé un hayon pour la malle arrière!Image: Mazda

L’habitabilité est excellente, avec un vrai espace aux jambes à l’arrière, même si la banquette un peu basse et plate limite le maintien sur long trajet. Un petit détail, tant la sensation d’espace domine.

Mazda 6e
Quel accueil à l'arrière. L'espace aux jambes est gigantesque pour la catégorie.Image: Mazda

L’ergonomie, talon d’Achille assumé de la Mazda 6e

C’est précisément sur l’ergonomie que la Mazda 6e manque un peu le pas alors que la firme japonaise nous avait toujours habitué à une logique d’utilisation des commandes toujours bien étudiée. Climatisation, rétroviseurs, ambiance lumineuse, réglages de conduite: tout transite par l’écran central. Même les essuie-glaces ou les antibrouillards exigent de naviguer dans les menus, nécessitant parfois de désactiver des fonctions automatiques au préalable.

Mazda 6e
Absolument toutes les commandes secondaires de la 6e sont concentrées dans l'écran central. Image: Mazda

Les commandes vocales ou gestuelles existent, mais leur efficacité reste aléatoire tout comme certaines traductions fantaisistes des menus.

Mazda 6e
Si l'effort technologique ravira les geeks, cette centrale nerveuse est fastidieuse à l'utilisation.Image: Mazda

A l’inverse, le système audio Sony impressionne, jusqu’à proposer des haut-parleurs intégrés dans l’appuie-tête du conducteur, pour une immersion sonore totale ou des appels téléphoniques sans trop importuner les autres passagers.

Deux batteries, deux philosophies… paradoxales

Nous avons pris le volant de la Mazda 6e dite «258», dotée d’une batterie de 68,8 kWh bruts, pour 479 km d’autonomie WLTP, qui alimente un moteur arrière de 258 ch. Sur chargeur rapide, elle digère jusqu’à 165 kW de puissance en pointe, nécessitant environ 24 minutes pour passer de 10 à 80% d’état de charge. Très engageant.

Mazda 6e
Deux puissances et technologies de batteries, et deux motorisations sont proposées sur la 6e... Image: Mazda

Mazda propose également une version «245 Long Range» de la 6e. Elle associe un moteur de 245 ch à une batterie de 80 kWh bruts, pour 552 km WLTP. En contrepartie, la recharge rapide plafonne à 90 kW (47 min pour passer de 10 à 80%).

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Un choix pas si évident qu'il n'y paraît au moment de couvrir de longues distances.Image: Mazda

Or, il s'avère que sur longs trajets, la version à la plus petite autonomie se montrera souvent plus efficace. Un paradoxe dicté par le choix des technologies de batteries (LFP pour la petite et NMC pour la grande pour un gain de poids, notamment), mais qui interroge tout de même dans la pratique… Car un rapide calcul révèle que le bénéfice de l’autonomie de la version «Long Range» sera perdu sur les trajets de plus de 350 km…

La Mazda 6e, une vraie berline à conduire

Sur la route, la Mazda 6e convainc. Bien suspendue, équilibrée et agréable à guider, la propulsion offre une conduite douce. Les 0 à 100 km/h en 7,8 s suffisent largement et le châssis tolère même quelques légères dérives, vite contenues par un ESP bien calibré. Malgré ce bilan positif, on aurait aimé retrouver ce petit caractère incisif propre aux Mazda thermiques, dans le mordant du train avant notamment. Eh oui, le poids... encore le poids...

Mazda 6e
La 6e offre des prestations dynamiques de haut vol.Image: Mazda

La consommation réelle, autour des 17 kWh/100 km lors de notre essai, reste très raisonnable pour une berline de deux tonnes. En revanche, l’absence de palettes pour gérer la régénération et l’obligation de passer – encore une fois – par l’écran pour l’ajuster frustrent au quotidien.

Un grand pas… encore entravé

La 6e marque donc un vrai progrès pour Mazda dans l’univers électrique: confortable, spacieuse, élégante et efficiente, elle coche enfin de nombreuses cases. Mais ses «chinoiseries» ergonomiques viennent inutilement troubler l’expérience. En corrigeant ces excès du tout tactile ou en facilitant le paramétrage de raccourcis à l’écran au travers de mises à jour, Mazda tiendrait une berline électrique incontournable.

Mazda 6e
Mazda tient là une pépite qui nécessite encore quelques menus ajustements.Image: Mazda

Surtout que niveau tarifs, c’est un «banger»: 43 600 francs suisses pour la «258» et 45 350 francs suisses pour la «245 Long Range» en finition de base Takumi et respectivement 45 450 et 47 200 francs suisses pour la finition Takumi Plus. Les seules options étant les peintures métallisées et mica ainsi que les packs de services sur quatre et six ans. En l’état, la 6e est bien évidemment une proposition séduisante et attachante, à condition d’apprivoiser son interface et de garder les yeux – et l’attention – sur la route.

Mazda 6e
La famille 6e s'agrandit avec l'arrivée du CX-6e, pendant SUV de la berline 6e.Image: Mazda

Notons enfin qu'au dernier Salon de l'Auto de Bruxelles, Mazda a présenté le pendant SUV (propulsion uniquement) de la 6e, le CX-6e. Sa batterie de 78 kWh alimente un moteur de 258 ch pour une autonomie comprise entre 468 et 484 km selon l'équipement. Prix: à partir de 49 000 francs suisses.

A propos de l'auteur

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Jérôme Marchon est...
... un fan passionné de voitures depuis son plus jeune âge. Sa carrière professionnelle a pourtant commencé dans la finance. En parallèle de celle-ci, il contribue à créer un blog sur l'automobile, avant de fonder sa propre page, avant de prendre le poste de rédacteur en chef de la «Revue automobile». Depuis 2018, il travaille en tant qu'indépendant et écrit pour différents médias automobiles et généraux (print et web), en Suisse comme à l'étranger. Jérôme Marchon travaille également comme traducteur et conseiller en contenu rédactionnel pour des événements automobiles et des constructeurs automobiles.
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Les premières excuses du Conseil fédéral
En 1995, la Suisse commémora aussi la fin de la guerre cinq décennies plus tôt par la reconnaissance officielle des erreurs du Conseil fédéral de l’époque en matière de politique de réfugiés. Personne ne se doutait alors que le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale allait devenir un sujet brûlant de la politique extérieure suisse au cours des années suivantes.
A l’origine, le geste ne devait pas prendre cette forme. A l’automne 1994 encore, le Conseil fédéral avait écarté une question parlementaire sur la manière dont le gouvernement comptait marquer le 50ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il mentionnait alors que la génération du service actif avait déjà été remerciée pour ce qu’elle avait accompli lors des manifestations «Diamant» de 1989.
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