Divertissement
Cinéma

«Iron Claw»: un drame poignant sur une vraie histoire tragique

Quatre frères inséparables et une malédiction. Voici la véritable histoire de la famille Von Erich.
Quatre frères inséparables et une malédiction. Voici la véritable histoire de la famille Von Erich.Image: A24

Zac Efron est impérial dans «Iron Claw»

Basée sur une véritable histoire, Iron Claw est une immersion au sein de la famille Von Erich, une fratrie de catcheurs ayant connu le succès tout en essuyant de nombreuses tragédies.
17.02.2024, 16:0519.02.2024, 11:57
Sainath Bovay
Suivez-moi
Plus de «Divertissement»

C'est l'histoire d'une famille qui a été consumée par ce pour quoi elle vivait. La dynastie Von Erich a marqué l'histoire du catch dans les années 1980 et 1990. Initié par Fritz Von Erich, un ancien lutteur talentueux, l'aura de cette bien curieuse famille a surtout brillé par ses quatre enfants que ce père autoritaire aura mis sur un ring, faisant de leur vie un spectacle tragique. La famille Von Erich étant victime d'une étrange malédiction, puisque la fatalité semble les poursuivre d’une façon absolue et récurrente.

Dans le même registre, mais chez nous:

L'histoire tourne autour du père (Holt McCallany), dont la carrière aura été stoppée avant d'atteindre des sommets, qui fera porter à ses quatre fils le lourd fardeau de les atteindre. Ainsi, cette fratrie composée de Kevin (Zac Effron), Kerry (Jeremy Allen White), David (Harris Dickinson) et le benjamin Mike (Stanley Simons) vont connaître le rêve et la déchéance dans cette recherche permanente de performance et de spectacle qui compose le catch.

Deuxième long-métrage réalisé par le cinéaste et scénariste canadien Sean Durkin, Iron Claw est un drame intimiste et familial qui prend place dans un Texas où le traditionalisme religieux règne, tenu d'une main de fer par l'autorité patriarcale. Une période baignée de masculinité toxique où les sentiments n'ont pas leur place et où seule la loi du plus fort prévaut.

La bande-annonce👇

Vidéo: watson

Le sacre de Zac Efron

Iron Claw n'est pas sans rappeler The Wrestler (2008) de Darren Aranofsky dans son traitement de la violence que subissent les corps de ces athlètes qui ont beau feindre la violence des coups.

Dans son traitement de la lutte spectacle, la caméra de Sean Durkin joue la même carte. En mettant l'emphase sur l'impact des coups, des chutes et des blessures, le film arrive à faire oublier qu'il ne s'agit que de cascades habilement exécutées.

Cette intensité dans les scènes de combat contraste judicieusement avec une réalisation sobre et linéaire, apportant un rythme bienvenu durant les deux heures qui composent ce drame relativement classique.

Les acteurs ont effectué leurs cascades eux-mêmes.
Les acteurs ont effectué leurs cascades eux-mêmes. A24

Pour incarner ces corps massifs et puissants, on retrouve un Zac Efron méconnaissable dans le rôle de ce bloc de granit qui a tout d'un champion, sauf la soif de sang. À ses côtés, on retrouve Jeremy Allen White dont la carrière prend encore un peu plus son envol après son excellente prestation dans la série The Bear.

Bien que plus effacé, le reste du casting n'est pas en reste, puisque les deux autres frères incarnés respectivement par Harris Dickinson (Sans filtre) et Stanley Simons apportent également leur pierre à l'édifice.

Dans le rôle du patriarche Fritz Von Erich, Holt McCallany (Mindhunter) est également magistral dans sa composition de père aimant, mais implacable. Pour apporter un peu de raison et de douceur dans cette œuvre qui déborde de testostérone, les rôles de Maura Tierney (The Affair) interprétant la mère du clan et de Lily James (Pam and Tommy), jouant la femme de l'un deux, est plus que bienvenue.

Mais s'il y a une prestation qui sort du lot, c'est bien celle de Zac Efron. Sa transformation physique en lutteur professionnel est spectaculaire. Autrefois acteur à midinettes abonné aux comédies, Zac est aujourd'hui, à 36 ans, un acteur qui voit peu à peu sa trajectoire emprunter celle du cinéma d'auteur et du drame.

Celui qui a vu son visage transformé après un accident trouve ici un rôle qui révèle un talent brut. En incarnant l’aîné de la famille qui porte sur ses épaules les exigences démesurées de son père, il délivre une émouvante fragilité qui contraste avec son impressionnante masse musculaire.

Un drame captivant

L'histoire des Von Erich est aussi dramatique que passionnante. Difficile de ne pas éprouver de la compassion pour cette famille victime d'un malheur qui s'abat sur elle de manière irréelle. Car il est bon de rappeler que le film n'est pas une fiction, mais bien le portrait, certes romancé, d'une famille maudite.

Si le long-métrage répond avant tout aux poncifs des films de sport, il n'en est pas moins d'une profondeur déroutante sur la représentation d’une époque, où la masculinité toxique et le poids générationnel peuvent avoir des conséquences déchirantes. Iron Claw continue de marquer un début d'année cinématographiquement riche, proposant une expérience poignante et mettant en lumière une histoire hors du commun.

«Iron Claw» de Sean Durkin est sorti sur les écrans romands le 14 février 2024. Durée 132 minutes.

Les acteurs de nos séries préférées, ils ont changé?
1 / 10
Les acteurs de nos séries préférées, ils ont changé?
partager sur Facebookpartager sur X
Les films les plus attendus pour début 2024
Video: watson
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Baptiste, le mec «pas net», va porter la flamme aux JO
Il avait fait le buzz il y a 7 ans en se filmant en train de brûler du kevlar dans sa chambre alors que sa mère et son frère faisaient irruption. Il va désormais porter la flamme olympique.

Vous pensiez que seuls les grands athlètes pouvaient porter la flamme olympique? Eh bien non, même les foncedés ont le droit à cet honneur. C'est le cas de Baptiste Moirot, plus connu sous le nom de «T'es pas net Baptiste.» Ce Français s'est fait connaître en 2017 en faisant un live Facebook devenu viral malgré lui.

L’article