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On a testé la refonte de Zelda: Ocarina of Time: notre avis

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

Ce Zelda culte fait un retour magistral (et on a adoré)

Le remake de «Zelda: Ocarina of Time» débarque enfin sur la Switch 2. Graphismes sublimés, gameplay remis au goût du jour et nostalgie garantie: nous avons arpenté de nouveau les terres d'Hyrule pour savoir si la magie opère toujours près de trente ans plus tard.
04.11.2026, 17:0304.11.2026, 17:04
Armin Hadzikadunic / jvmag.ch

Quand The Legend of Zelda: Ocarina of Time est sorti sur nos bien-aimées Nintendo 64 en 1998, le jeu n’a pas simplement ouvert la voie à la 3D pour la série. Il a littéralement posé les bases de ce que deviendrait l’aventure en monde ouvert, avec une caméra libre, le verrouillage des ennemis, un cycle jour-nuit en «temps réel», des donjons interconnectés et une narration qui s’étendait sur la durée sans jamais se contenter de simples allers-retours.

Jouons à Zelda en attendant GTA

L’empreinte laissée sur toute une génération de joueurs et de développeurs reste palpable près de trente ans plus tard. En 2011, Zelda: Ocarina of Time était revenu avec une version remasterisée. Cette édition s’était essentiellement contentée d’un polissage visuel et de quelques ajustements de confort, sans jamais vraiment transformer l’expérience.

Cette année, pour les 40 ans de la licence Zelda, Nintendo sort le grand jeu avec une refonte complète du jeu original, une Nintendo Switch 2 édition Zelda 40th, une manette… Bref, c’est la fête!

Vidéo: watson

L’histoire de The Legend of Zelda: Ocarina Of Time est connue depuis 1998, mais pour les retardataires, voici un rapide résumé.

Un p’tit gars, Link, un peu fainéant, qui pionce tranquille dans son arbre planté dans le village Kokiri, se fait réveiller par la fée Navi qui vient le chercher sur la demande du vénérable Arbre Mojo… On s’exécute, on part s’équiper avant d’aller voir le protecteur des Kokiris puis on se retrouve rapidement embarqué dans une aventure incroyable entre magie et combats épiques féerico-médiévalo-fantastiques (quelque chose dans le genre).

Le même jeu, mais vingt ans dans le futur

Dans cette refonte totale, le gameplay a été recalibré aux standards actuels. Notre bien-aimé Link peut désormais sauter sur commande, sprinter sans passer par des roulades infinies (même si c’est toujours possible), et la caméra se contrôle librement avec le stick droit. La visée au gyroscope, héritée des épisodes plus récents, s’intègre naturellement à l’arc, au lance-pierres et au grappin, et l’ensemble gagne en rapidité d’exécution sans trop dénaturer l’œuvre originale.

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

On apprécie également la gestion des équipements qui est moins contraignante qu’en 1998 et ne casse plus le rythme de progression dans les donjons.

Les graphismes, entièrement reconstruits en 3D avec une caméra totalement libérée de toutes contraintes, offrent des environnements aux éclairages riches dotés d’une densité de détails qui rendent Hyrule digne de la puissance de la console.

La direction artistique, en revanche, peut diviser. Par exemple, certains personnages ont un rendu un peu trop satiné, un peu comme des poupées anciennes. On s’y habitue quand même assez rapidement, et le choix reste cohérent avec l’ambiance féérique et légèrement stylisée du jeu d’origine.

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

La musique, quant à elle, a été totalement réorchestrée. Les thèmes de Koji Kondo gagnent en ampleur et en finesse instrumentale sans perdre leur caractère immédiatement reconnaissable. Encore un point vraiment réussi pour ce remake.

Dans l'air du temps

Pour ne plus jamais se perdre dans le fil de l’aventure, un menu de quêtes récapitule clairement les événements passés et les objectifs en cours. Autre nouveauté bienvenue, l’amphithéâtre des monstres qui rassemble des statues de tous les ennemis vaincus, avec leurs caractéristiques et leur localisation. Les boss peuvent y être réaffrontés à volonté, chronomètre à l’appui, pour celles et ceux qui veulent peaufiner leurs temps ou simplement revivre les combats marquants.

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

J’ai terminé le jeu en environ 25 heures, sans chercher à boucler toutes les quêtes annexes. Ma mémoire ne m’a pas trop fait défaut pour trouver la sortie de certains temples et, globalement, le jeu reste très fidèle à l’original.

Il est néanmoins beaucoup plus souple et facile à jouer, presque trop, tant le gameplay est moins raide qu’autrefois. Tout est plus fluide, et franchement c’est très appréciable. Habituellement je joue presque exclusivement en mode portable avec ma console, mais là j’ai voulu revivre l’aventure en grand sur ma TV, et hormis les cheveux qui scintillent un peu (c’est devenu la marque de fabrique de la Switch 2), l’ensemble est vraiment séduisant, quel plaisir!

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

Une lettre d’amour

The Legend of Zelda: Ocarina of Time
Image: Nintendo

Ce nouveau voyage enchanté est à la hauteur de mes attentes de vieux joueur et ma fille n’a pas été insensible aux charmes de ce Zelda modernisé. Cette version Switch 2 d’Ocarina of Time réussit le pari d’un véritable remake technique. Elle rend l’aventure accessible et confortable pour les joueurs qui découvrent cette aventure pour la première fois, tout en offrant aux vétérans de 1998 une nouvelle raison de s’émerveiller.

Comme quoi, ce n’était pas toujours mieux avant!

Note : 9,5/10
+ Retour magistral d’une légende
+ Gameplay modernisé
+ Bande-son réorchestrée
+ Tout est fluide, sans aucune transition
– La direction artistique peut diviser
– Pas de surprises au niveau du contenu
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