Cette star belge nous a «invités dans sa chambre» à Montreux
C'est à 22 h 45 précises, succédant aux concerts d'Erin Lecount et de Paris Paloma - dont l'univers rappelle celui de Florence and The Machine - , qu'Iliona a fait son apparition sur la scène du Lab.
La jeune Belge de 25 ans a choisi une entrée en matière pour le moins originale, s'avançant entre une immense Converse rouge et un iPod géant qui s'est révélé interactif tout au long de la performance.
Coiffée d'une casquette militaire à pois rouges et blancs, vêtue d'un petit short vert et de bas rouges (un clin d'œil subtil aux couleurs du drapeau suisse), elle a lancé les hostilités sur le rythme électrique et énergisant du titre sad ;(.
Entourée sur scène d'une batteuse et d'une guitariste, Iliona a investi une salle qui s'était malheureusement vidée après les précédents concerts. Un rendez-vous manqué pour les absents, tant la Bruxelloise déborde de talent. Ce n'est d'ailleurs pas une question de public boudant l'artiste, puisque cette dernière avait fait salle comble aux Docks de Lausanne il y a tout juste quelques mois.
«Je suis très très contente d'être là, je m'appelle Iliona, je viens tout droit de Bruxelles», a-t-elle lancé avec beaucoup d'humilité à une assistance d'abord sur la réserve. Dans une atmosphère ultra-intimiste et sensuelle, les spectateurs ont eu le sentiment privilégié de s'inviter directement dans sa chambre, au plus près du processus de création de ses morceaux.
Si le concert a démarré sur un tempo plutôt calme, la jeune femme a rapidement su intensifier le rythme et élever la voix. Car Iliona a des choses à dire. C'est à travers ses chansons à texte, parfois sombres, qu'elle déploie toute sa force et qu'elle parvient à toucher les cœurs de plein fouet.
La soirée a ainsi oscillé entre euphorie festive et retenue pudique - lundi soir oblige. Cette pudeur dans l'expression des sentiments, trait culturel que partagent volontiers Suisses et Belges, n'a pas empêché la magie d'opérer.
Au terme d'un magnifique spectacle de 50 minutes, la salle, bien que clairsemée, s'est transformée en un cocon d'une rare complicité. Une connexion authentique s'est créée sous nos yeux entre cette artiste pop hautement magnétique, et un public reparti des étoiles plein les yeux.
