«J'aurais voulu des seins et des fesses»: Cette nepobaby brise un tabou
On pourrait croire qu’être un «nepobaby» - terme anglo-saxon issu de l’abréviation de «nepotism baby», désignant ces enfants de célébrités qui bénéficient de la notoriété, des réseaux et des opportunités professionnelles de leurs parents - garantit un parcours sans embûches et une existence dorée. Mais en réalité, c'est moins facile qu'il n'y paraît.
On a déjà parlé de Kaia:
Derrière les privilèges évidents et les portes qui s’ouvrent sur un simple nom de famille, se cache une pression étouffante, un contrôle permanent du corps et une remise en question systématique de sa propre légitimité. C’est ce que vient de démontrer avec une franchise bouleversante Kaia Gerber, fille de la légendaire supermodel Cindy Crawford, dans une interview accordée au magazine Vogue, ce 11 août 2026.
Seins, fesses et silhouette sous le microscope
Le calvaire commence dès le plus jeune âge par une observation obsessionnelle de son anatomie. Opposée au modèle absolu incarné par sa mère, Kaia Gerber a grandi sous le regard intransigeant d'un public qui scrutait la moindre parcelle de son corps.
«Ayant toujours été mince, on m'a toujours comparée à ma mère», explique-t-elle dans les colonnes de Vogue. L’actrice et mannequin de 24 ans avoue sans détours souffrir d’un complexe persistant face aux formes généreuses de la star des années 90:
Ce sentiment d'infériorité physique, exacerbé par la presse et les réseaux sociaux, montre à quel point l'héritage génétique supposé peut devenir une injonction destructrice. Comme le résume le média People, cette comparaison constante entre la fille et la mère a profondément affecté la santé mentale de la jeune femme tout au long de sa croissance.
Troubles alimentaires
Cette pression esthétique continue a débouché sur un rapport altéré à la nourriture et au corps. Dans ce même entretien accordé à Vogue, Kaia Gerber révèle avoir connu de lourds troubles du comportement alimentaire. Loin d'apporter du soutien, la toxicité des remarques extérieures n'a fait qu'envenimer sa maladie.
«On m’a toujours fait des remarques sur mon physique, ce qui est difficile parce que je ne suis pas toujours prête à commenter le mien, vous savez?» confie-t-elle à Vogue.
Au lieu d'offrir une bienveillance protectrice, les jugements sur sa maigreur ont transformé son rétablissement en une épreuve publique éprouvante, où chaque repas et chaque variation pondérale devenaient l'objet de spéculations sanitaires.
Hypersexualisation et étiquettes misogynes
Mais le malaise ne s'arrête ni au corps ni à l’assiette. Grandir sous les projecteurs en tant que «fille de», confie-t-elle encore à Vogue, l'a exposée à une forme de déhumanisation généralisée.
Kaia Gerber raconte notamment l'épisode marquant survenu en 2025 alors qu'elle jouait dans la pièce de théâtre Evanston Salt Costs Climbing. Tandis qu'elle s'investissait pleinement dans son rôle d'actrice - incarnation d'un personnage traversé chaque soir par des pensées suicidaires -, des fans l’attendaient à la sortie pour lui tendre des clichés d'elle nue lorsqu'elle était encore adolescente, afin qu'elle les dédicace.
A cela s'ajoute une scrutation féroce de sa vie affective dès la sortie de l'enfance. Après des relations médiatisées avec Pete Davidson, Jacob Elordi ou Austin Butler, elle déplore la manière dont la presse people l'a catégorisée:
Et de saluer au passage la relation plus sereine qu'elle entretient désormais depuis deux ans avec Lewis Pullman.
Enfin, ce poids médiatique n'est pas propre à Kaia Gerber. Lors de cette même interview croisée menée par Vogue pour le numéro de septembre 2026, Homer Gere - fils de Richard Gere et Carey Lowell - témoigne lui aussi du fardeau des réactions de la presse après une scène d'intimité dans la série Euphoria, où son physique a immédiatement été étiqueté et disséqué. Preuve s'il en faut que si les privilèges des «nepo babies» sont indiscutables, la rançon de la célébrité héritée n'est pas si légère à porter.
(jod)
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