Harry Potter: ancien ou nouveau casting? On remet ça
A ce stade, on peut qualifier ça de tradition. Dans un premier article, on vous avait demandé de choisir entre les anciens et nouveaux Harry, Hermione, Rogue ou encore McGonagall. On avait récidivé avec Hagrid, Neville, les Dursley et quelques autres (je vous colle les liens en fin d'article).
Vous auriez pu nous dire d’arrêter, vous ne l’avez pas fait. Manifestement, vous aimez souffrir. Dix points pour Serpentard.
Noël approche, la première saison de la série Harry Potter aussi, et le casting est suffisamment vaste pour qu’on continue notre expérience scientifique. La règle n’a pas changé, on ne cherche pas l’acteur qu’on préfère, mais celui qui ressemble le plus au personnage dans les livres.
Donc rangez votre «oui mais c’est toute mon enfance» dans le placard sous l’escalier. On remet un Gallion dans la machine.
Ginny Weasley
On commence avec un bordel. Dans les romans, Ginny est la plus jeune des Weasley. Elle est petite, avec une longue chevelure d’un roux flamboyant et des yeux brun. Bref, une Weasley, quoi. Bonnie Wright remplissait évidemment le cahier des charges côté rousseur.
Elle avait aussi ce petit gabarit. En revanche, ses yeux sont bleus, alors que ceux de Ginny sont bruns. Oui, on en est à regarder les iris. C’EST LE CONCEPT. Et face à elle, il y a... deux Ginny.
Gracie Cochrane incarne la fille Weasley dans la première saison de HBO. Sauf que l’actrice a depuis quitté la série pour des «circonstances imprévues». Ginny sera donc incarnée par une autre actrice dès la saison 2, où elle aura pas mal de taff avec toute cette affaire de journal intime, de Chambre des secrets et de gros méchant serpent.
Sa remplaçante s’appelle Bonnie Hill. Comme Bonnie Wright, mais ça n’a aucun rapport. Et on a peu d'éléments sur lesquels se baser.
Dudley Dursley
Oh, le petit ange à sa mamaaaaan. Dudley est blond, avec des yeux bleu pâle, un gros visage rose et quasi pas de cou. Il est également décrit comme corpulent. Grosso modo, un Vernon Dursley en format junior et avec encore moins de prédispositions à l’empathie.
Harry Melling ressemblait plutôt bien à tout ça au début de la saga. Blond, visage rond, carrure imposante et cette merveilleuse capacité à avoir l’air offensé parce qu’il n’a reçu que 36 cadeaux d’anniversaire. Puis, comme Matthew Lewis chez Neville, la puberté s’en est mêlée. Harry Melling a maigri entre les films, au point que la production a dû lui ajouter des prothèses pour conserver le physique de Dudley.
HBO a choisi Amos Kitson. Le département casting semble avoir ouvert le livre à la bonne page. Blond, visage rond, carrure solide… Sur les premières photos, le jeune acteur est déjà très Dursley-compatible. Il ne lui manque plus qu’à réclamer une deuxième télé parce que la première est trop loin de son lit.
Dean Thomas
Alors lui, c’est compliqué. Figurez-vous que j’ai rouvert MON Harry Potter à l’école des sorciers pour vérifier, mais il n’est pas décrit… en français. En revanche, selon les internets, Dean Thomas est décrit comme un garçon noir et encore plus grand que Ron. Mais uniquement (toujours selon les internets) dans la version américaine du livre; ce passage aurait été coupé dans la version British. Du coup, bon… On va se baser sur the American book according to internet.
Dans les films, Alfred Enoch était donc plutôt bien choisi. En grandissant, il a même fini par atteindre 1,93 mètre. Merci à lui.
Pour la série, Dean sera incarné par Elijah Oshin. Pour l’instant, difficile de savoir quelle taille fera l’acteur à 17 ans. Nous allons donc faire ce que toute rédaction irresponsable ferait dans cette situation, à savoir vous demander de trancher sur un gosse qui n’a pas fini sa croissance.
Seamus Finnigan
Le meilleur pote de Dean maintenant. Dans les romans, Seamus est irlandais et possède des cheveux couleur sable. Là encore, c’est «selon internet» parce que je ne m’en rappelle pas, démerdez-vous avec ça.
Devon Murray était bien irlandais et brun-châtain dans les films, donc un peu plus foncé que le «sandy-haired» du bouquin. Mais soyons honnêtes, on s’en rappelle surtout parce qu'il faisait exploser n’importe quoi.
HBO a choisi Leo Earley, lui aussi irlandais. Ses cheveux sont plutôt clairs, ce qui le rapproche déjà un chouïa plus de la maigre description littéraire. Reste à voir s’il sera capable de traverser toute une saison sans faire cramer ses propres sourcils.
Percy Weasley
Aaahh, mon perso préféré. Non, je déconne. Percy est un insupportable petit con. Le troisième plus vieux frère Weasley est décrit comme grand et mince, roux («obbbviouslyy» comme dit Snape dans le cinquième film), avec des lunettes à monture d’écaille. C’est surtout un type qui semble être né avec un badge de préfet et un règlement intérieur dans le… Bref.
Dans les films, Chris Rankin est roux, porte les lunettes réglementaires et possède cette tête de premier de la classe qui fait qu'on comprend pourquoi Fred et George consacrent une partie non négligeable de leur vie à lui pourrir la sienne.
La série confie désormais Percy à Ruari Spooner. Sur les premières images, il coche l’essentiel. Roux, fin, assez grand, avec cette vibe de jeune premier susceptible de dire «Mère» au lieu de «Maman». Il faudra évidemment attendre les lunettes. Et le badge. Et 14 secondes avant qu’il nous donne envie de le donner en pâture à Touffu.
Cornelius Fudge
Le ministre de la Magie, un homme dont le plan de gestion de crise consiste à nier qu’il y a une crise. Il est décrit comme un petit homme corpulent aux cheveux gris en bataille. Il possède un sens du style assez moche «personnel»: costume rayé, cravate écarlate, bottines violettes et chapeau melon vert. Le chic à la française (spoiler: non).
Dans les films, Robert Hardy avait bien l’âge, les cheveux gris et ce côté petit monsieur respectable un brin dépassé par les événements. Mais les costumes avaient quand même pas mal calmé le jeu. Son Fudge est beaucoup moins «je me suis habillé ivre dans le noir» que celui des romans.
Pour lui succéder, HBO a choisi Bertie Carvel. Plus grand et plus mince que le Fudge littéraire, l’acteur s’éloigne donc déjà assez nettement de la silhouette originale. A moins évidemment qu’on lui colle ce foutu chapeau melon, et là, on pourra discuter.
Pomona Chourave
A Poudlard, certains profs sont tirés à quatre épingles ou se promènent en faisant claquer leur longue cape noire, et puis il y a Chourave, qui passe visiblement son temps à rempoter des ficus et se foutre du terreau partout. La prof de botanique est décrite comme une petite sorcière trapue, avec des cheveux gris ébouriffés. Ses vêtements sont couverts de terre, tout comme ses ongles. On est pas sur un style très McGonagallien.
Miriam Margolyes fonctionnait très bien. Petite, ronde, cheveux gris et l’énergie de quelqu’un qui pourrait passer huit heures dans une serre en puant le compost et en passant la meilleure journée de sa life.
Dans la série, Chourave sera incarnée par Sirine Saba, qui n'a aucun rapport avec mon image mentale. Mais je veux pas vous influencer.
Madame Bibine
Elle n’a pas de prénom dans les livres, pourtant, c’est un personnage dont les films ont tellement imposé l’image qu’on en oublierait presque de vérifier la description. Madame Bibine, prof de vol et arbitre de Quidditch, a des cheveux gris coupés courts et des yeux jaunes «comme ceux d’un faucon».
Et là, Zoë Wanamaker cochait quelques cases. Cheveux très courts et gris, regard perçant, allure sévère… sa Madame Bibine donnait exactement l’impression de pouvoir repérer à 300 mètres un Serpentard en train d’envoyer un Cognard dans les dents d’un Gryffondor.
La nouvelle sera Louise Brealey. Sur les premières photos officielles, cheveux courts, oui. Regard capable de vous faire descendre immédiatement de votre Nimbus, potentiellement oui aussi. Pour les yeux jaunes de rapace, il va falloir attendre de voir jusqu’où HBO a poussé les lentilles.
Vous êtes toujours là?
Trois articles, 24 personnages, et un nombre franchement inquiétant de cheveux, d’yeux, de tailles, de nez et de carrures analysés avec le sérieux d’une commission d’enquête fédérale. Bravo à vous, et un peu bravo à moi pour avoir réussi à presque pas trop vous influencer (c’est faux).
C’est pas rationnel. C’est la nostalgie. Allez, c’est bientôt Noël, on se réjouit déjà de pouvoir dire «Harry Potter, c’était mieux avant». Force à nous.
