DE | FR

Facebook veut s'emparer de l'actu à coup de gros billets

Image: sda
Facebook a annoncé investir «au moins» un milliard de dollars dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années, et a fait un mea culpa sur sa fermeté en Australie.
28.02.2021, 16:35

Facebook a annoncé investir «au moins» un milliard de dollars dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années. Une info qui tombe au lendemain de la fin d'un bras de fer ayant opposé le groupe de Mark Zuckerberg au gouvernement australien.

Pour rappel, le géant de la tech y avait bloqué l'accès aux sites d'infos sur sa plateforme pour protester contre une loi visant à taxer son usage des sites d'actualité. Cette nouvelle enveloppe, s'ajoute aux 600 millions de dollars injectés dans les médias depuis 2018.

«Nous reconnaissons absolument que le journalisme de qualité est au centre de la façon dont fonctionnent nos sociétés - en informant et en valorisant les citoyens et en tenant responsables les puissants» pour leurs actions, justifie Nick Clegg, le responsable des affaires publiques du géant des réseaux sociaux.

Les Unes des journaux australiens sur le bras de fer entre Facebook et l'Australie.
Les Unes des journaux australiens sur le bras de fer entre Facebook et l'Australie. Image: sda

Le dirigeant ne donne pas les détails de la répartition des investissements à venir du groupe dans les médias ni la forme que prendront ces derniers.

Le mea culpa de Facebook

«Facebook veut plus que jamais s'associer avec des éditeurs de presse», affirme Nick Clegg, qui en profite pour faire un mea culpa sur la fermeté initiale de Facebook en Australie. «Ce n'était pas une décision prise à la légère», explique Clegg. «Il nous fallait prendre une décision rapidement parce que c'était légalement nécessaire de le faire avant que la loi n'entre en vigueur.» confie-t-il.

Donc, nous avons commis une erreur en appliquant celle-ci de façon trop sévère. Ce faisant nous avons bloqué certains contenus par inadvertance. Heureusement, ceci a été annulé assez vite, a-t-il conclu.

Nick Clegg s'en prend, néanmoins, sans le nommer, au magnat des médias Rupert Murdoch dont le groupe poussait pour la nouvelle loi australienne. «Facebook aurait été forcé de payer potentiellement des sommes illimitées à des conglomérats de médias multinationaux», fustige-t-il.

...mais avec un compromis !

Le compromis trouvé avec le gouvernement australien signifie que Facebook et Google – particulièrement visés par le projet de loi – ne seront pas sanctionnés s'ils concluent certains accords avec des médias locaux afin de payer les informations.

Un délai de deux mois leur a été octroyé pour négocier ces arrangements et éviter un arbitrage contraignant.

Ainsi, les médias australiens percevront-ils des millions de dollars de Google et Facebook. De leur côté, les géants du numérique ne devront pas payer des sommes a priori plus élevées que celles consenties et cela évitera un précédent international. (ga/ats)

Les réseaux sociaux sont-ils les médias de demain?

Cela pourrait aussi vous intéresser:

Bill Gates aurait quitté Microsoft à cause d'une liaison avec une employée

Link zum Artikel

5 haies d'honneur légendaires du sport

Link zum Artikel

19 animaux qui prouvent que l'Australie est un pays flippant

Link zum Artikel

L'Etat le plus vacciné du monde forcé à reconfiner suite à une flambée de cas

Link zum Artikel

Le ou la Covid: connaissez-vous ces autres mots qui changent de sexe?

Link zum Artikel

«Ton mariage, c'était sympa... mais sans plus»

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Mercedes vient de battre Tesla sur son propre terrain
Mercedes-Benz commercialise dès la mi-mai, en Allemagne, une voiture avec autopilote. Le constructeur devance Tesla.

Regarder un film quand ça bouchonne sur l'autoroute: c'est que va permettre le système «Drive pilot» de Mercedes-Benz commercialisé à partir de la mi-mai en Allemagne, devançant Tesla sur le créneau compétitif de la conduite autonome dite de «niveau 3».

L’article