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Le groupe Kering met la fin à la fourrure chez Saint-Laurent et Brioni

Vous ne trouverez plus de petites bêbêtes chez Saint-Laurent

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Le groupe de luxe français Kering, propriétaire de Saint-Laurent et Brioni, annonce que les marques laissent tomber la fourrure animale.
24.09.2021, 13:1124.09.2021, 14:26
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Si vous économisiez pour un manteau de fourrure chez Saint-Laurent l'année prochaine, c'est fichu. Le groupe de luxe Kering annonce que ses deux marques, Saint-Laurent et Brioni, renonceront à la fourrure pour leurs collections à compter de l'automne 2022.

Devancée par Gucci

Saint-Laurent et Brioni étaient les deux dernières marques du groupe à utiliser de la fourrure animale. Cette décision avait déjà été prise par les griffes Gucci, Balenciaga, Bottega Veneta et Alexander McQueen.

Gucci avait joué le rôle de précurseur en la matière: en octobre 2017, elle annonçait arrêter l'utilisation de la fourrure à partir des collections printemps-été 2018.

Depuis plusieurs années, face aux considérations éthiques des clients et aux pressions de plus en plus fortes des associations de protection des animaux, de nombreuses marques de luxe ont suivi le mouvement. Parmi elles, Chanel, Armani, Burberry, Gucci, Macy's, Michael Kors, Prada ou encore Versace se sont détournées de la fourrure.

La marque Canada Goose, connue pour ses blousons en plumes d'oie à la capuche ornée de fourrure de coyote, cessera d'en fabriquer d'ici fin 2022.

Manif' contre le port... de la fourrure

Seuls Brioni et Saint Laurent n'avaient pas franchi le pas chez Kering et endossaient le rôle de vilain petit canard.

Au point de pousser l'organisation de défense de la cause animale Peta à manifester le 10 mars devant la boutique Saint Laurent de l'avenue Montaigne à Paris.

La polémique avait été provoquée par une publicité où le mannequin Kate Moss posait dans une veste en renard.

Pas mangé, pas éthique

Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable de Kering a expliqué cette décision d'abandon de la fourrure:

«Nous considérons qu'abattre des animaux qui ne seront pas mangés strictement pour utiliser leur fourrure ne correspond pas au luxe moderne, qui doit être éthique, en phase avec son époque et les questions de société».

En 2019, le groupe avait publié des «standards liés au bien-être animal». Ils «continueront d'être rigoureusement appliqués, s'agissant des autres fibres et matières animales».

«Dans le luxe on est influenceur, on lance les tendances, donc on considère que cela fait partie de notre responsabilité de faire avancer les choses».
Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable chez Kering

Du côté des concurrents?

Pour ce qui est du concurrent LVMH, propriétaire tout-puissant de marques comme Louis Vuitton, Dior, Fendi et Givenchy, il indique:

«Laisser à (ses) maisons la possibilité de continuer à utiliser de la fourrure afin d'offrir à (ses) clients qui souhaitent en porter des produits réalisés de la façon la plus éthique et la plus responsable possible.»

LVMH précise avoir banni les fourrures «d'espèces en danger». Une «charte du bien-être animal» encadre les approvisionnements du groupe, qui vise une «traçabilité sur 100%» de ses filières «d'ici à 2026».

D'ailleurs, si vous aimez la fourrure, vous trouverez sur le site internet de Louis Vuitton, ce gilet en fourrure de renard. Ou vous pouvez encore acquérir cet étonnant fauteuil suspendu en agneau (voir-ci-dessous) pour la modique somme de 92 000 euros. (ats/mbr)

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dr: Louis vuitton
Animaux mal empaillés
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Animaux mal empaillés
source: imgur
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Video: watson
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