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L'horlogerie suisse taille ses armes pour remonter la pente

Image: KEYSTONE
Après s'être effondrée en 2020, l'industrie horlogère suisse porte encore les stigmates de la pandémie. Pour s'en remettre, elle mise sur plusieurs stratégies.
14.10.2021, 09:4914.10.2021, 09:59

Le traumatisme a été de taille, mais le secteur horloger est fin prêt pour redémarrer. Une étude publiée jeudi par le cabinet Deloitte s'est intéressée à son plan de bataille et aux perspectives qui l'attendent ces prochains mois.

Les ventes en ligne

Le Covid-19 doit avoir un petit faible pour la technologie: en tout cas, il a accéléré la transition numérique d'un nombre incalculable de secteurs économiques. L'horlogerie suisse ne fait pas exception. Depuis le début de la crise, elle a multiplié les canaux de vente virtuels.

La crise sanitaire, en effet, a posé deux principaux problèmes: les restrictions de voyage et la fermeture des magasins, qui ont entraîné un «effondrement historique» de la production et des ventes. Du coup, de nombreux consommateurs ont dû acheter davantage de biens en ligne - y compris des articles de luxe.

Désormais, selon l'étude, près de la moitié des consommateurs souhaitent acheter via les détaillants en ligne, les réseaux sociaux ou les enchères en ligne.

Les achats en ligne sont appelés à perdurer, mais ils ne détrôneront pas complètement les ventes dans les magasins traditionnels et l'expérience qu'ils offrent. Les ventes hors ligne sont certainement vouées à dominer.

Le haut-de-gamme

Le haut-de-gamme (soit plus de 3000 francs l'unité) est resté le principal moteur de croissance du secteur. Logique: dans une période pleine d'incertitudes, «les montres sont devenues des investissements solides. La pandémie a alimenté une augmentation de la concentration des richesses et les produits de luxe».

Si les montres chères ont sauvé l’industrie horlogère suisse, l'entrée-de-gamme continue de souffrir. Il fait face à la concurrence des smartwatches, un marché dominé par les géants de la tech.

Si le secteur des montres à «moindre coût» (qui emploie quand même plus de 57 000 personnes en Suisse), veut survivre, il va devoir partager le terrain avec ces géants concurrents. «Nous ne pouvons pas rivaliser avec (Google et Apple) en matière de développement de nouvelles technologies. Mais nous pouvons collaborer avec eux», souligne Edouard Meylan, patron de H. Moser & Cie.

La clientèle asiatique

La Chine est toujours en pôle position pour l'exportation de l'horlogerie suisse, devant les Etats-Unis et l'Inde. Tous les cadres d'entreprises horlogères interrogés pour l'étude s'attendent à ce que la croissance continue fortement dans ce pays. L'Europe suscite nettement moins les appétits: un déclin ou une stagnation sont anticipés dans toutes les autres régions du monde.

Pour quelles perspectives?

La plupart des cadres de l'industrie horlogère helvétique se veulent optimistes pour l'année prochaine. Un quart d'entre eux s'attend à un retour des volumes de ventes au niveau d'avant la pandémie d'ici la fin de l'année.

Ces perspectives prometteuses marquent une nette différence avec la déprime qui guettait le secteur, il y a tout juste un an. (ats/mbr)

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10 ans de conseillers fédéraux avec des gorets dans les bras
source: keystone / gian ehrenzeller
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