en partie ensoleillé
DE | FR
Economie
Suisse

3 points sur le procès de Pierin Vincenz (Raiffeisen)

3 choses à savoir sur le procès de la décennie qui s'ouvre aujourd'hui à Zurich

Pour Pierin Vincenz et Beat Stocker, le Ministère public requiert pour chacun six ans de prison.
Pour Pierin Vincenz et Beat Stocker, le Ministère public requiert pour chacun six ans de prison.keystone
Le jugement de Pierin Vincenz, l'ancien patron de la banque Raiffeisen, s'ouvre ce mardi à Zurich. Le «procès financier de la décennie» doit durer au moins quatre jours, mais il sera sans doute prolongé.
25.01.2022, 07:4425.01.2022, 11:27
Plus de «Economie»

L'ancien homme fort de la banque Raiffeisen s'apprête à être jugé à Zurich. Aux côtés de Pierin Vincenz, six autres prévenus comparaissent. Ils sont notamment accusés:

  • D'escroquerie par métier.
  • De gestion déloyale.
  • De corruption passive.

Qui sont les prévenus?

Les deux principaux prévenus sont Pierin Vincenz et Beat Stocker, ex-patron de l'émetteur de cartes de crédit Aduno.

Pour rappel, Pierin Vincenz est le bâtisseur de Raiffeisen, le troisième groupe bancaire helvétique. Il a dirigé la banque de 1999 à 2015.

On leur reproche quoi?

Selon l'acte d'accusation de 364 pages, les deux anciens partenaires d'affaires auraient:

  • Perçu des indemnités basées sur des notes de frais illégitimes. Pierin Vincenz aurait compté comme frais professionnels de coûteuses visites dans des boîtes de strip-tease et autres bars de prostitution pour un peu plus de 200 000 francs. L'accusation énumère 120 visites dans 18 établissements.
  • L'ancien patron de Raiffeisen se serait aussi fait rembourser par la banque des frais de voyages privés pour un montant de 250 000 francs. Il y a aussi une facture de 3778 francs pour la réparation d'une chambre d'hôtel après un conflit entre le banquier et une relation.
  • Empoché illicitement un total de 25 millions de francs, 9 millions pour Pierin Vincenz et 16 millions pour Beat Stocker.
  • Influencé le groupe Raiffeisen et d'autres sociétés financières qu'ils dirigeaient et conseillaient, afin qu'elles rachètent des entreprises dans lesquelles ils avaient des participations privées occultes.

Tous deux rejettent les accusations portées contre eux et sont présumés innocents.

Ils risquent quoi?

Pour Pierin Vincenz et Beat Stocker, le Ministère public requiert pour chacun six ans de prison.

Les cinq autres prévenus, accusés de complicité d'escroquerie ou d'abus de confiance, risquent des condamnations allant d'une peine pécuniaire avec sursis à deux ans et demi de prison avec sursis partiel.

Déroulé du procès

Le procès s'ouvre mardi 25 janvier.

Compte tenu de l'affluence attendue et de l'intérêt médiatique, les audiences se déroulent au Volkshaus de Zurich et non dans la salle du tribunal de district.

Le procès doit durer quatre jours, mais un jour de réserve, le 9 février, est déjà prévu. Un jour supplémentaire sera très probablement nécessaire, car le procureur et les avocats ont demandé 39 heures de temps de parole pour le réquisitoire et les plaidoiries. (mbr/ats)

Les 23 panneaux les plus drôles jamais créés
1 / 26
Les 23 panneaux les plus drôles jamais créés
partager sur Facebookpartager sur X
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Affaire des chars Leopard: récit d'un fiasco
Tout ce qui pouvait aller de travers dans l'affaire des 96 chars mis au rebut en Italie est allé de travers. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus les contrôleurs financiers de la Confédération, qui critiquent sévèrement la direction du groupe Ruag.

Quel rôle a joué la ministre de la Défense Viola Amherd? C'est l'une des questions centrales dans l'affaire controversée des chars que Ruag a tenté de conclure avec le groupe d'armement allemand Rheinmetall, début 2023. Celui-ci a fini par échouer, mais le message était clair: la conseillère fédérale du Centre n'était pas impliquée dans le deal, qui était manifestement en contradiction avec la politique restrictive d'exportation d'armes de l'ensemble du Conseil fédéral.

L’article