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Tesla perd deux tiers de sa valeur boursière en 2022

La valeur de Tesla dégringole et ça ne va pas plaire à Elon Musk

Le fantasque patron de Tesla paye son rachat et ses divagations sur Twitter au prix fort.
Le fantasque patron de Tesla paye son rachat et ses divagations sur Twitter au prix fort. image: keystone
Entre les tribulations de Musk sur Twitter, la fin de l'argent facile à Wall Street et des craintes sur la demande en véhicules électriques, Tesla a perdu deux tiers de sa valeur boursière en 2022. Et ce n'est pas près de s'arranger.
30.12.2022, 07:5731.12.2022, 18:09
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Ce n'est pas faute pour le constructeur d'avoir augmenté ses livraisons de 45% sur les trois premiers trimestres et dégagé près de 9 milliards de dollars de bénéfices. Des résultats respectables, certes, mais en dessous des objectifs à long terme de Tesla.

Beaucoup d'«obstacles à surmonter»

Une concurrence accrue

Ces deux dernières années, la demande de véhicules Tesla était supérieure à l'offre sur le marché des voitures électriques. Toutefois, cette tendance devrait «s'inverser» en 2023, selon Adam Jonas, analyste pour Morgan Stanley, dans une note publiée mercredi soir.

«Entre (...) des prix inabordables pour beaucoup et une compétition croissante, il y a des obstacles à surmonter»
Adam Jonas, analyste pour Morgan Stanley

En effet, de nombreux constructeurs traditionnels proposent désormais des versions électriques, qu'il s'agisse de Ford, General Motors, Nissan, Hyundai, Kia ou Volkswagen. Et dans la catégorie des voitures de luxe sont entrées Mercedes-Benz, BMW, Audi, Polestar, Lucid et Rivian.

Si Elon Musk peut se consoler avec l'assurance que Tesla domine encore largement le marché aux Etats-Unis avec 65% des parts, c'est quand même moins que les 79% de 2020. Les perspectives ne sont pas bonnes: ce chiffre devrait tomber à moins de 20% en 2025, prédisent des analystes.

La situation en Chine alarme également: selon des informations de presse, la production est actuellement suspendue dans l'usine de Shanghai pour une période plus longue que prévu initialement.

Le fiasco de Twitter

L'ombre de Twitter, racheté pour 44 milliards de dollars par Elon Musk fin octobre, plane toutefois. Tesla a besoin d'un «chef qui puisse le guider à travers la tempête» et pas d'un patron «qui se concentre sur Twitter», estime Dan Ives, de Wedbush, dans une note publiée mardi.

Le multimilliardaire a d'une part vendu plusieurs milliards de dollars d'actions Tesla pour financer l'acquisition puis les frais de fonctionnement de son nouveau jouet, en cédant encore pour 3,6 milliards début décembre alors qu'il avait affirmé au printemps n'avoir pas l'intention d'en vendre davantage.

«Musk a perdu toute crédibilité auprès de la communauté des investisseurs», avance Dan Ives en évoquant «les promesses non tenues» sur les ventes d'actions, «le fiasco de Twitter» et «les polémiques politiques» sur la plateforme.

Le problème?

Twitter et Tesla sont désormais intrinsèquement liées. Il est devenu «intenable» d'évaluer Tesla sans prendre en compte la gestion erratique de Twitter par Elon Musk, abonde Colin Rusch, d'Oppenheimer, qui craint que certains acheteurs optent pour une marque concurrente en raison des positions fantasques affichées par l'entrepreneur sur la plateforme.

Pendant ce temps, tout roule pour Musk

Dans une série de tweets mi-décembre, Elon Musk a reconnu que la hausse des taux d'intérêt et la situation économique allaient probablement ralentir la demande en Tesla. Sans montrer beaucoup plus de signes d'inquiétudes: «Je continue toujours à prédire qu'à long terme, Tesla sera l'entreprise ayant la valorisation la plus élevée au monde», a-t-il affirmé .

Mercredi, dans un message aux salariés de Tesla consulté par la chaîne CNBC, il les a appelés à ne «pas trop se soucier de la folie du marché boursier».

Pour doper les ventes du quatrième trimestre, le groupe a proposé dans le pays des promotions inhabituelles. (mbr/ats)

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