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La Bourse de Moscou n'a pas résisté aux sanctions économiques occidentales

Un homme devant un office d'échange à Saint Petersbourg, le 25 février 2022. Le rouble accélère sa chute.
Un homme devant un office d'échange à Saint Petersbourg, le 25 février 2022. Le rouble accélère sa chute.Image: sda
Le durcissement des sanctions économiques occidentales fait ses premières victimes: la Bourse de Moscou n'ouvrira pas du tout lundi. Le prix du pétrole s'est envolé, tandis que celui du rouble russe s'est effondré de presque 30%.
28.02.2022, 07:0528.02.2022, 13:20

Les sanctions économiques réprimant l'invasion russe de l'Ukraine, qui se sont encore durcies ce week-end, continuent de faire des ravages sur les marchés. Très à la peine la semaine dernière, la Bourse de Moscou a finalement annoncé qu'elle n'ouvrirait pas du tout lundi 28 février, selon une information des Echos.

Malgré plusieurs rumeurs qui indiquaient que le marché boursier russe pourrait finir par s'ouvrir dans l'après-midi, la Banque centrale de Russie a annoncé en fin de matinée que les marchés boursiers et de produits dérivés financiers russes resteraient fermés pour la journée.

Les autorités monétaires donneront de nouvelles informations aux investisseurs avant 09h00 (06h00 GMT) mardi, précise le communiqué de la Banque centrale russe.

La mise en alerte par le Kremlin de ses forces de dissuasion nucléaire inquiète fortement les investisseurs. Et les mesures annoncées dimanche par la banque centrale russe pour tenter de soutenir les marchés nationaux et de défendre le rouble, n'ont guère permis de les rassurer.

Et les sanctions pourraient se durcir encore...

Les sanctions occidentales prévoient notamment d'exclure plusieurs banques russes du système international de transactions bancaires Swift. Selon RTL, le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov sont directement visés.

Les pays du G7 (le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Grande-Bretagne et les États-Unis) ont brandi la menace «d'autres mesures» s'ajoutant aux sanctions déjà annoncées, si la Russie ne cesse pas ses opérations militaires.

Le prix du pétrole a bondi

Le prix du pétrole a bondi de plus de 5% dans les échanges matinaux lundi, faisant craindre de plus en plus aux opérateurs une potentielle crise énergétique.

Le contrat de brut West Texas Intermediate (WTI) a augmenté de 5,07% à 96,23 dollars, tandis que le Brent a augmenté de 4,3% à 102,14 dollars. Soit leurs plus hauts niveaux depuis sept ans.

Le rouble a plongé

Le rouble russe a, lui, plongé de près d'un tiers par rapport au dollar. Il était indiqué en baisse de 27%, à 114,33 roubles par dollar dans les échanges internationaux, selon Bloomberg News.

Les bourses continuent à s'affoler...

La bourse de Tokyo était hésitante lundi matin. Après avoir démarré en baisse, l'indice vedette Nikkei stagnait (+0,06%, à 26 493,25 points vers 02h50 en Suisse) et l'indice élargi Topix gagnait 0,3%, à 1881,88 points.

A Hong Kong, dans les premiers échanges, l'indice composite Hang Seng gagnait 0, 22%, à 22 818,17 points. En Chine continentale, la bourse de Shanghai perdait 1,09 point à 3450,32 points, tandis que celle de Shenzhen grappillait 0,16 point à 2310, 22 points.

La banque centrale russe a déjà réagi

Pour faire face aux sévères sanctions économiques décrétées par les Occidentaux, la banque centrale russe a annoncé lundi relever très fortement son taux directeur, de 10,5 points, à 20%.

«La Banque de Russie prendra de nouvelles décisions sur le taux directeur, sur la base d'une évaluation des risques liés aux conditions extérieures et intérieures et de la réponse des marchés financiers à ces risques», a indiqué l'institution monétaire alors qu'elle tente de défendre le rouble.

Avant les sanctions occidentales et l'invasion de l'Ukraine, l'inflation flambait déjà en Russie, obligeant la Banque centrale à relever son taux directeur à plusieurs reprises. Pour rappel, le taux directeur est le principal outil de lutte contre l'inflation. (mbr/ats)

L'opération militaire russe en images

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La guerre en Ukraine en images
source: sda / efrem lukatsky
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