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Le changement climatique augmente aussi le nombre de cyclones en Afrique

Des personnes se frayent un chemin le long d'une section endommagée d'une route dans la province de Nampula, au Mozambique, en mars dernier. Le cyclone Gombe avait inondé de vastes zones du nord et du centre du Mozambique, tuant plus de 10 personnes.
Des personnes se frayent un chemin le long d'une section endommagée d'une route dans la province de Nampula, au Mozambique, en mars dernier. Le cyclone Gombe avait inondé de vastes zones du nord et du centre du Mozambique, tuant plus de 10 personnes.Image: sda
En janvier et février, Madagascar, le Mozambique et le Malawi notamment ont subi une série rapprochée de cinq cyclones et tempêtes, affectant plus d'un million de personnes et faisant 200 morts.
12.04.2022, 04:5112.04.2022, 06:42

Les cyclones et tempêtes tropicales qui ont frappé en début d'année le sud-est de l'Afrique et Madagascar ont charrié des pluies plus intenses. En cause: le changement climatique, selon une étude publiée lundi.

Pour évaluer si le changement climatique avait eu un impact sur ces phénomènes, une équipe du World Weather Attribution, réseau de scientifiques pionniers en matière d'attribution des événements extrêmes au changement climatique, a étudié les précipitations pendant ces tempêtes sur deux régions (Madagascar et une région à cheval sur la frontière Mozambique/Malawi).

Les scientifiques les ont comparées aux périodes passées où elles ont été les plus intenses sur ces mêmes zones, selon les relevés historiques et différentes modélisations climatiques.

Ils en ont conclu que l'intensité des pluies associées et leur fréquence avaient été augmentées par le réchauffement climatique. Notamment en raison d'une loi physique faisant que l'atmosphère contient plus d'humidité au fur et à mesure qu'elle se réchauffe.

Ampleur non chiffrée

Mais contrairement à d'autres études du WWA, ils n'ont pu chiffrer précisément avec quelle ampleur le changement climatique rendait des événements de cette intensité plus fréquents. Les données locales d'observation de la pluviométrie ne sont pas assez nombreuses et régulières pour une comparaison efficace, soulignent-ils.

Ils appellent donc à «renforcer les ressources scientifiques» dans les pays pauvres, pour mieux étudier et s'adapter aux nouveaux phénomènes climatiques:

«Le changement climatique augmente les risques dans des régions où les cyclones tropicaux affectent déjà l'agriculture, des infrastructures, les moyens de subsistance et la vie même. La succession d'événements pluvieux rend plus difficile pour les communautés locales de s'en remettre et se préparer à l'événement suivant».

«La reconstruction devra donc prendre en compte les risques accrus d'impacts liés à la pluviométrie et l'addition de crises (...). Les investissements dans le développement devront prendre en compte cette augmentation des risques,» soulignent-ils. Et réduire ces dangers nécessitera une baisse des émissions mondiales responsables du changement climatique, ainsi que cette «adaptation» locale aux effets du changement climatique. (ats/jch)

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