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Le Chili et Guatemala font un geste fort en matière d'avortement

Image: sda
Dans ces deux pays d'Amérique du Sud, la loi actuellement en vigueur réprime toujours l'avortement avec des peines pouvant aller jusqu'à plusieurs années de prison.
16.03.2022, 05:2516.03.2022, 06:45

La Convention constitutionnelle du Chili a approuvé mardi une disposition autorisant l'interruption volontaire de grossesse. Le Parlement du Guatemala a pour sa part enterré un projet de loi controversé durcissant la législation réprimant l'avortement.

Au Chili

Avec 108 voix pour, 39 contre et 6 abstentions, l'Assemblée constituante chilienne, chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour remplacer l'actuelle héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990), a approuvé la deuxième clause de l'article sur les droits sexuels et reproductifs, qui stipule que l'Etat doit assurer «les conditions d'une grossesse volontaire et protégée, d'une interruption volontaire de grossesse, d'un accouchement et d'une maternité».

«Ainsi, elle garantit son exercice sans violence ni ingérence de tiers, qu'il s'agisse d'individus ou d'institutions», ajoute le texte. Au Chili, l'avortement est autorisé seulement en cas de danger pour la vie de la mère, de l'enfant ou de viol. La dépénalisation de l'avortement est en cours de discussion au Congrès.

Le droit à l'avortement doit faire partie du projet de nouvelle Constitution qui doit être présenté par la Convention constitutionnelle avant le 4 juillet. Cette nouvelle loi fondamentale sera soumise par référendum aux Chiliens courant 2022. Si elle est rejetée, la Constitution Pinochet sera maintenue.

Au Guatemala

Au Guatemala, c'est le président conservateur Alejandro Giammattei lui-même qui a demandé au Parlement de renoncer à la législation controversée, après s'être pourtant félicité de voir la ville de Guatemala déclarée «Capitale Pro-Vie d'Amérique latine» par un groupement religieux d'inspiration évangélique opposé à l'avortement.

«Le Parlement de la République de Guatemala réuni en session plénière accepte les observations (de parlementaires, à la demande du président Giammattei) et (le projet de loi) est archivé», a indiqué un communiqué de l'Assemblée.

Le projet de texte prévoyait des peines allant jusqu'à 10 ans de prison pour une femme qui avorterait. Il modifiait également le Code civil pour interdire expressément le mariage entre deux personnes du même sexe:

«Des groupes minoritaires proposent des normes de conduite contraires à l'ordre naturel du mariage et de la famille, menaçant l'équilibre moral de la société»

La Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH) a salué la décision de retirer le projet de loi, jugeant que celui-ci méconnaissait «les principes d'égalité et de non-discrimination essentiels au vu du droit international».

L'interruption volontaire de grossesse n'est autorisée que si la vie de la mère est en danger. Le Code civil, de son côté, stipule que le mariage est l'union «entre un homme et une femme». (ats/jch)

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