Voici ce que les agents de l'ICE feront (vraiment) aux JO en Italie
L'annonce de la venue d'agents de la police américaine de l'immigration (ICE) aux Jeux olympiques de Milano-Cortina avait créé une certaine agitation. Les infos relayées par la presse et les déclarations inexactes de certains politiciens italiens, démenties depuis, suggéraient que la milice actuellement déployée à Minneapolis allait patrouiller les sites des JO.
Après quelques jours de confusion, les autorités italiennes ont pris la parole. Le ministère de l'intérieur a d'abord confirmé ce que des représentants de l'ICE avaient dit aux médias la veille: les agents impliqués dans les Jeux n'appartiennent pas à la branche opérationnelle de l'agence, celle qui s'occupe des arrestations, mais au bras chargé des enquêtes, appelé Homeland Security Investigations Branch, ou HSI.
Il s'agit d'agents «spécialisés dans les enquêtes», précise le ministère italien de l'intérieur dans un communiqué diffusé ce mardi. Et de préciser:
Concrètement, les agents vont travailler dans «une salle opérationnelle» mise en place par les Etats-Unis dans le consulat américain à Milan, indique encore le ministère. Ils seront épaulés par «des représentants d'autres agences potentiellement intéressées par l'événement».
Une dizaine d'analystes
Selon plusieurs médias italiens, les fonctionnaires du HSI impliqué dans les Jeux olympiques seront au nombre d'une dizaine. Ils n'auront «aucune attribution sur le territoire italien» et «seront principalement chargés de consulter leurs propres bases de données et d'apporter leur soutien aux autres acteurs impliqués», ajoute le ministère.
Leurs tâches se résument donc à «l'analyse des risques et à l'échange d'informations avec les forces de police italiennes», souligne sur X le ministre de l'intérieur, Matteo Piantedosi.
«Les agents de l'ICE ne vont jamais fouiller les rues italiennes», assure-t-il. «Et ce, pour une raison simple», poursuit-il:
Le ministère de l'intérieur rappelle finalement que les enquêteurs du Home Security Investigation sont présents dans plus de 50 pays, dont l'Italie, depuis plusieurs années. «Ils n'effectuent pas d'opérations ni de services de contrôle de l'immigration dans les pays étrangers», souligne-t-on. (asi)
