International
Amérique du sud

Guatemala: Bernardo Arevalo favori pour la présidentielle

Un candidat surprise favori des présidentielles au Guatemala

Bernardo Arévalo, presidential candidate with Seed Movement party, greets a crowd of supporters during his closing campaign rally at Constitution square in Guatemala City, Wednesday, Aug. 16, 2023. Ar ...
Bernardo Arevalo est devenu dimanche le nouveau président du Guatemala.Keystone
La spectaculaire percée du vainqueur inquiète les élites économiques et politiques du pays, perçu comme un danger pour leurs intérêts. Le ministère public a même multiplié les procédures à son encontre, en vain.
21.08.2023, 05:4621.08.2023, 10:36
Plus de «International»

Le candidat surprise de l'élection présidentielle au Guatemala, Bernardo Arevalo, objet de tentatives de disqualification pendant la campagne électorale, a remporté dimanche le second tour du scrutin avec la promesse d'en finir avec la corruption.

«Heureusement, nous avons déjà une tendance extrêmement importante», a déclaré Irma Palencia, présidente du Tribunal suprême électoral (TSE), en annonçant que le vainqueur avait obtenu 59% des voix après le dépouillement de 95% des suffrages, contre 36% à sa rivale, l'ancienne Première dame Sandra Torres.

Le scrutin s'est déroulé sans qu'aucun «incident significatif» ne soit signalé, avait indiqué plus tôt le TSE, soulignant sans plus de précision un «pourcentage historique de participation».

Les deux candidats en lice se réclament tous deux de centre gauche. Mais si le premier cristallise les espoirs de changement dans un pays profondément inégalitaire, sa rivale est considérée comme la représentante de l'establishment.

A la tête du parti Unité nationale de l'espoir (UNE), Sandra Torres a promis des programmes d'aide sociale et diverses subventions pour les pauvres. Cependant, elle a gagné le soutien de la droite et des évangélistes et multiplié les discours conservateurs. «Les forces traditionnelles ont misé sur Torres, car Arevalo est considéré comme un risque pour la continuité du système», souligne auprès de l'AFP l'analyste politique Arturo Matute.

De l'espoir

Dans la ville indigène de San Juan Sacatepéquez, à une trentaine de kilomètres de la capitale, les électeurs ont dit leurs espoirs de changement.

«On ne peut plus vivre nulle part car il y a beaucoup de criminalité», a déploré Maria Rac, une femme au foyer de 66 ans. Efrain Boch, un camionneur de 47 ans, a dit espérer que le nouveau président «s'attaque à la corruption qui nous affecte».

Qualifié à la surprise générale lors du premier tour, Bernardo Arevalo cristallise les espoirs de changement, notamment parmi les jeunes qui représentent 16% des 9,4 millions d'inscrits:

«Nous avons été les victimes, les proies, de politiciens corrompus pendant des années. Voter, c'est dire clairement que c'est le peuple guatémaltèque qui dirige ce pays, et non les corrompus.»

Le sociologue et ancien diplomate est le fils du premier président démocratiquement élu du pays, Juan José Arevalo (1945-1951). Celle qui a focalisé sa campagne sur la lutte contre les bandes criminelles et contre la pauvreté, a multiplié les attaques contre son rival, qu'elle a qualifié d'«étranger» car né en Uruguay durant l'exil de son père.

Trois décennies après la fin de sa brutale guerre civile, le pays le plus peuplé d'Amérique centrale est enlisé dans la pauvreté, la violence et la corruption, ce qui pousse chaque année des milliers de Guatémaltèques à émigrer. Le nouveau président prendra ses fonctions le 14 janvier 2024. (ats/jch)

Cet homme a survécu à 3 heures de vol caché dans un train d’atterrissage
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Je suis le seul que Poutine a menacé de mort à être encore en vie»
Cela fait trois ans que l'ex-président de la Géorgie, Mikheil Saakashvili, n'a pas vu le soleil. Depuis l'hôpital où il est détenu, il raconte ses plus de trente rencontres personnelles avec le chef du Kremlin et de comment le poutinisme peut être vaincu.

Mikheil Saakashvili est arrivé au pouvoir en Géorgie après avoir renversé le président Edouard Chevardnadze lors de la Révolution des Roses en 2003. Pendant sa présidence, il a introduit une série de réformes importantes en Géorgie et s'est éloigné de l'influence russe. Agé de 56 ans, il se trouve aujourd'hui en Géorgie où plusieurs procédures pénales ont été engagées contre lui et où son état de santé s'est tellement détérioré qu'il est désormais hospitalisé sous surveillance stricte.

L’article